LE VIRUS DU CONFINEMENT

Depuis plus d’un mois, la presse et les médias se font l’écho à tort et à travers de la crise du Coronavirus.

Quand ce n’est pas l’État qui improvise à tire-larigot, se contredit, tergiverse, ce sont les scientifiques et les commentateurs qui déclament, tambour battant, leurs pseudo-connaissances. Que de controverses, que de blabla pour noyer de ragots le peuple du bas en haut de l’échelle. Et pourtant personne n’a la vérité vraie.

Le peuple n’a qu’une chose à faire, se soumettre tant bien que mal dans des mesures coercitives qui se confinent de jour en jour. «Restez à la maison pour les uns, travaillez pour les autres ». Jusqu’à 60 heures pour certains...

Des millions de citoyens souffrent de cette situation, bien plus que quelques milliers atteints du virus et quelques centaines de morts programmées, faute des carences de l’État en matériel de prévention et de soins. Le signal d’alarme avait pourtant sonné depuis début février !

Pas évident de rattraper le temps perdu, si ce n’est au prix du confinement, un virus issu du premier, un changement total de mode vie qui porte atteinte à nos traditionnelles libertés.

Il n'est pas facile d’être cloîtré entre quatre murs, pour deux mois sans doute. Que va-t-on faire de tout ce temps avec des enfants qui piaillent, qui tournent en rond, qui bousculent la maison de fond en comble, excédent des parents prêts à péter les plombs.

Ça va un moment de jouer à saute-mouton dans la cuisine, de faire des pompes, de jouer à la courate autour de la table du salon, de jouer les athlètes en parcourant cinquante fois le balcon, aller- retour – quand il existe ! Ou monter les escaliers, quatre à quatre, jusqu'au 10ème étage.

N’oublions pas l’activité littéraire, les gamins cloués devant leur ordi pour suivre l’école ou découvrir des jeux vidéos débiles. Pendant ce temps-là, Papa bouquine, relit maintes fois le journal de la veille, se morfond, téléphone au service de psychologie pour éviter de sauter par la fenêtre.

Maman arrive, presque détendue de sa corvée à l’hôpital, risquant d'importer le virus à la maison. A l'heure de l'apéro, on se branche sur Skype pour boire le pastis à distance avec les copains. C'est fou ce qu'on peut picoler, seul dans son coin, sans risque du pour mille ! 

Après la bouffe, souvent des pâtes en variant les sauces, séance télé pour tour le monde, les mioches dans leur piaule, chacun la sienne. Enfin un moment d’intimité, des petits câlins, l’envie d’en faire un troisième ? Non, soit raisonnable, ce n’est pas le moment par les temps qui courent !

Impossible de rencontrer sa maîtresse chérie séjournant à l'autre bout de la ville. La sexualité en prend un sacré coup, reste l'inceste, la pédophilie avec les mômes, ou draguer l'une ou l'autre habitante de l'immeuble. 

Un climat d’engueulades, de violences, de conflits va progressivement s’instaurer car il n’est pas évident pour nombre de couples de vivre ensemble 24 heures sur 24 !

L’argent rentre mal, juste de quoi vivre chichement, l’un deux fait de la dépress… le couple part à vau-l’eau, il envisage la séparation, peut-être le divorce, à moins que le virus du confinement guérisse...

 

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