La Vacance de Mr Hulot

Statue de Monsieur Hulot  à Saint-Marc-sur-Mer.

Nous venons d’assister à un remake au singulier : «vacance » du film de Jacques Tati - alias Hulot. Il y a certes une similitude avec le célèbre film du début des années cinquante et l’épisode rocamboles que nous venons de vivre en direct sur France Inter, un scoop à mettre à l’actif de Léa Salamé.

Pour la petite histoire, c’est le grand-père de Nicolas qui a suggéré à Tati d’emprunter son nom pour intituler son personnage et le confronter aux dérèglements, aux rites et au ridicule d'un monde en mutation… Et ce vacancier déphasé se heurter à la technologie, à un monde impersonnel et gadgétisé. Quel visionnaire ce cinéaste !

En général, un ministre n’abandonne pas sa fonction sur un coup de tête en laissant son poste vacant. On le démissionne alors que son successeur fait les cent pas dans l’antichambre ! Hulot a réussi son estocade après avoir rongé son frein durant 15 mois, mais il faudra plus que cela pour mettre le genou de Jupiter à terre...

L'état de vacance décrit un sentiment humain de vide et d'absence, de vague à l’âme ou de vacance de l’esprit, ce qui doit bien être le cas de ce cher écolo avant la lettre.

Pourtant, il n’y a pas de quoi en faire tout un fromage comme le dénote la réaction des politiques qui s’en foutent pas mal de l’avenir de la planète. Depuis un an, la parlote fait flores en France et les promesses rendent les fous encore plus fous. Hulot n’a pas eu assez de culot pour secouer le cocotier, il se tire, de peur sans doute de prendre les noix de coco sur la tête

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.