Petit édito à l’usage des corrompus,corruptibles et de ceux

Tricher est un art.Ainsi que nous avons commencé à le découvrir, la fraude est banale dans certains territoires perdus de la banlieue. Y compris pour de vastes projets comme je vais le partager petit à petit avec vous...Aujourd’hui la leçon partagée sera très utile pour comprendre comment fonctionne la mécanique...

Petit edito pratique à l'usage des corrompus, des corruptible et de ceux qui veulent qu'elle cesse en Métropole, en Outre-mer, en Ile-de-France et près de chez moi. La corruption est un terme très usuel. Parfois commode. Un peu fourre-tout. Le cas d'espèce qui nous anime depuis trois séances est très révélateur de ce qu'il signifie techniquement. La corruption repose au fonds sur deux méthodes qui peuvent avoir ou pas l’enrichissement personnel ou d’un parti pour objectif. La première des corruptions vise à l'attribution de marchés à des entreprises pour qui l'on peut avoir...une certaine bienveillance. Pour des raisons humaine, d'intérêt local (l'emploi), politique ou plus matérielle... Plus pécuniaire. Pour y parvenir puisque le code des marchés publics borde le chemin, il est rarement fait appel à un coup de force d'attribution en dehors de l'analyse des offres qui vient classer les candidatures des entreprises. Non généralement, tt arrive poliment sur la table de la commission d'appel d'offres. Comment ? Soit le marché a été intelligemment rédigé pour favoriser certaines des caractéristiques de l'entreprise X. Ou alors une entente entre les entreprises, destinée à maintenir le marché compétitif ou à aider une d'entre elle, à permis de limiter la concurrence. Sans compter des entreprises qui appartiennent au même groupe et qui ont pour objectif de perturber les analyses. Enfin, lors de l'analyse il est possible de favoriser une offre lors de la notation des critères. Le prix étant objectif, les dérives se retrouvent souvent dans les valeurs techniques. Ou sur les sous-critères surévalués. Autant ce délit de favoritisme n'a pas de coût trop élevé pour le contribuable (sauf si entente) autant le 2e volet de la corruption est menaçant et exige des complicités. Il s'agit d'une exécution irrégulière du marché. Des surfacturations apparaissent en vue d'enrichir l'entreprise. Règles de l'art non respectées, quantités non mises en œuvre, multiplication du recours à des postes se répétant lors de l'établissement de la facture...voire recours à des postes plus chers des bordereaux de prix. Le tt exige soit l'indulgence des surveillants de travaux ou celle de l'agent au sein des services chargé de contrôler le bordereau des prix et l'ensemble de la facture. Il faut hélas l'irresponsabilité du chef de service pour atteindre ces objectifs. On le voit le système nécessite le complice aveuglement voire la participation active d'agents publics, sauf dans le cas d'entente prealable. Dans l'affaire qui nous intéresse (cf articles et vidéo précédents) , tt ceci à été à son sommet. Regardez donc la répétition des marchés de voirie dans qques collectivités. Attributions mécaniques. Cotraitance aux mêmes. Une petite coterie prospère à l'ombre des grands avec sans doute leur bienveillance depuis bien lgtps. Plusieurs entreprises pour deux adresses. Qui sait même si pour des raisons politiquo_economiques les rapports de force ne sont pas inversés...J'ai bien mon idée... Suivez aussi ces parcours qui mènent des petits aux grands chantiers. Aux plus grands. Et n'oubliez pas que le génie ultime qui consiste à s'affranchir des grosses contraintes du code des marchés publics-âpre pour les collectivités-via les sociétés d'économie mixte. Dieu que leur vie fut belle en Val-de-Marne. Acteurs majeurs et indispensables mais dont le contrôle à été plus clément que celui exercé sur les villes. Aménagement que de délits a-t-on commis en ton nom.Voilà l'essentiel de ce que vous devez savoir pour comprendre l'affaire à ce stade.Il reste à deviner le qui. Le comment. Le pour qui et le pourquoi. Encore qques épisodes... Ou l'on verra l'ancien et le nouveau monde fusionner. Et des relations contre-nature devenir l’essence des choses...

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