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Billet de blog 4 sept. 2022

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‘Une Somme humaine’ : le trépas des illusions. Immense Makenzy Orcel

"Faire comprendre qui elle aura réellement été le temps de trente et quelques poussières d’années devient le leitmotiv de ses cahiers post-mortem (vision unilatérale, subjective, autant que globale) qui constituent l’étourdissant (gigantesque, tant par le nombre de pages que par la puissance évocatrice et l’ambition du projet) ‘Une Somme humaine’, nouveau Makenzy Orcel"

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.


« nommer les rêves avant même qu’ils ne se désintéressent de naître, d’atteindre leur somme humaine... j’aurais à tout raconter, remplir mille cahiers, cela ne me rapprochera pas de ces terres dont l’obscurité m’a éloignée, ces terres rapetissées, proches de l’effacement... »


   D’un confinement familial toxique à la découverte des possibles parisiens, du temps suspendu provincial aux élans indisciplinés du cœur et du corps, une héroïne sans nom se confie une fois la messe dite, débarrassée des aspirations vulgaires, « des nouveaux cycles d’ineptie » (des majuscules et des points martiaux également, un être évaporé ne prétend plus s’imposer). Faire comprendre qui elle aura réellement été le temps de trente et quelques poussières d’années devient le leitmotiv de ses cahiers post-mortem (vision unilatérale, subjective, autant que globale) qui constituent l’étourdissant (gigantesque, tant par le nombre de pages que par la puissance évocatrice et l’ambition du projet) ‘Une Somme humaine’, nouveau Makenzy Orcel (déjà en lice pour le Goncourt 2022). 


Ce second tome de la trilogie en construction du grand écrivain et poète haïtien déstabilise, surprend, lacère et émeut tant le portrait d’une France minée par ses démons invisibles et ses masques sclérosants est fidèle. Tant chaque page exsude la lucidité, la compréhension des silences, des gestes hésitants, des emportements; et donc la souffrance.

« un village est un tas de tombes au milieu de rien, gênant les routes et les tendances libertaires, le nôtre avait cette étrange particularité de ne faire qu’aller et venir entre le mythe et le réel, la vraie place des choses, leur vanité et leur sens, l’allure du temps et son œuvre... quoi qu’il en soit, c’était pas une chance d’y être né, et ç’aurait été absurde d’y mourir... »

 Une langue superbe, un style différent de ses précédents, moins gourmand des métaphores et images teintées de réalisme merveilleux (même si l’Enfant-Cheval et le fou médium, mauvaise conscience du village, de surgir sans prévenir tels des « orages parfaits »), comme si cette fresque française avait exigé un traitement particulier, une adaptation pour parler au plus grand nombre. À moins qu’il ne s’agisse d’un hommage, aussi, au créateur du roman moderne et père de ‘La Comédie humaine’ par le fils prodige des Lettres haïtiennes


Dans le premier volet (les deux peuvent se lire séparément), ‘L’ombre animale’ (Zulma ed., 2016), l’auteur de ´Maître Minuit’, des ‘Immortelles’ et de ‘L’Empereur’ empoignait la nation caribéenne sans souci de plaire ou de déplaire, juste de dire les forces et les petitesses, le beau et les obscurités, via le fantôme d’une très vieille dame haïtienne, prénommée Toi (sa mère). 

Dans ‘Une somme humaine’, il rend la parole à une jeune femme française ignorée ou méprisée toute sa courte existence (le dernier tome sera une plongée dans la non moins complexe société américaine). 

Toi devient la confidente disparue, éternelle, intrigante autre, accueillante sans parole (« son langage est silencieux, sans mots. Son expression est secrète. Son intimité n'est pas un "vous", mais un "tu" » écrivait Derrida à propos de l’altérité féminine théorisée par Lévinas) à laquelle l’auteur de ‘Pur Sang’ entend redonner voix, de la seule place qu’il peut tenir, masculine. 

Le lecteur retrouve aussi Orcel et Makenzy, les doubles mâles, les possibles antinomiques (douceur, violence; sensibilité, instincts prédateurs), symboles du libre-arbitre. Sans cache, le poète de leur offrir son nom. Que le meilleur gagne, emporte les morceaux de choix. 

« que restera-t-il   quand j’aurai fini de faire 

   l’inventaire de mes passages    mes plongées »  (‘La Nuit des terrasses’, La contre-allée ed.)


Qu’a-t-elle de singulier, quelle voix prétend-t-elle porter, représenter, celle qui a sauté sur les rails au passage du métro parisien lorsque la coupe des souffrances déborda ? Aucune, si ce n’est la sienne, sans artifices ni poses, ce qui est en soi rare, précieux. 


Seule la mort pouvait autoriser cette liberté et transformer l’intime, le particulier, le récit de chaque soubresaut, souffle, sursaut, tremblement amoureux ou terrifié en écho de la voix de toutes les femmes. 
Elle n’en était qu’une parmi les autres, quelconque; elle devient depuis son linceul une étoile éteinte, unique, au rayonnement à jamais gravé par la plume de l’écrivain mais, également, un symbole universel. 
Des pièges et menaces qui planent dès la puberté (quand ce n’est pas avant) au plus près des corps féminins, des gouffres et des volcans qui entachent voire détruisent à petit feu - prétendues expériences galvanisantes - les sensibilités trop développées (tous genres confondus), qui ne se sentent chez elles nulle part tandis que d’autres « traitent à la fois avec Dieu et le Diable ». 


  Écrire. S’approcher le plus de l’essence d’une âme dont personne ne s’était jamais préoccupé lorsque la vie parcourait encore les veines du corps malléable, influençable, support livré aux projections sans fin des vampires au petit pied.


« les rues sont remplies de fumées d’expérience personnelle qui cherchent à remplacer l’air, je ne suis la mère, la sœur, l’amie, la bonne de personne, je suis ce que je suis, que devrais-je savoir du regard des autres femmes sur moi, qu’est-ce que c’est, que cache-t-il réellement, n’est-il pas aussi simple et beau qu’on ne le croit, quoi qu’il en soit, rien ne me ferait croire que les femmes sont à la fois elles-mêmes, dans leur humanité, leur complexité, leurs pulsions, et les loups qui dévorent leur chair, ou qu’elles sont les causes profondes et premières de leur systémique ensevelissement, en même temps, l’idée que le patriarcat serait responsable de tous leurs malheurs me semble pour le moins puérile, la nature humaine est bien plus compliquée que cela... »


Il ne faut pas compter sur Makenzy Orcel pour flatter le manichéisme si précieux à l’époque. Ses mots ne sont pas des jugements péremptoires mais des tentatives de cerner au mieux le vrai, ressenti comme tel, à partir d’un personnage re-situé dans ses sphères et intime et conjoncturelle (sociale, historique, culturelle).  

  Carnets d’outre-tombe dans lesquels la jeune femme disparue revient sur son enfance dans un village du sud de l’hexagone (qui pourrait être n’importe lequel de ceux qui constituent les régions françaises) avant de conter son installation dans la « Ville lumière ». 
Les convenances, les rumeurs et les silences butés engourdissent la vie de la localité qui s’organise autour des fenêtres du bourg, de l’église, de la boulangerie, de la pharmacie et de quelques figures symboliques qui se voient attribuer des chapitres consacrés au cordeau, splendides écrins descriptifs à la Mauriac de la petite bourgeoisie provinciale. 
Le curé alcoolique et vicieux (qui fait peu de cas du secret de la confession après la troisième poire), l’oncle antipathique et cupide, notable puissant qui a dressé tel un bon chien son frère à l’obéissance et guette avec impatience la sortie de scène de leur vieille mère (esprit indépendant, donc redoutable). Celle de la narratrice, Genitrix féroce, alliée de son beau-frère dès qu’il s’agit de mettre en forme ordre social et apparences (tel l’un des bouquets de ses fleurs adorées, mortes en sursis, bientôt fanées), multiplie les dîners mondains sans jamais un regard bienveillant, une attention, pour le fruit de ses entrailles. 


« le fantôme de mère passait d’une pièce à l’autre, vêtu d’indifférence, sa plus belle robe »


Un univers familial constitué d’êtres possédants mais dépossédés de toute richesse intérieure (hormis la grand-mère, bientôt alitée), vidés de leurs rêves dès l’enfance, de leur individualité. Elle, la fillette, servira de défouloir à la tristesse revancharde.

Les espoirs vains, le souci permanent de ce qui peut se dire ou pas ne sont plus, dans l’ailleurs définitif (inconnu de tous) qui reçoit la narratrice à présent. 

« presque toutes les nuits, je ne pensais qu’à faire mes bagages, foncer vers la gare et demander un aller simple pour Paris, n’importe où, loin de ce foutu village, ou de cette foutue famille, j’avais envie de dormir très longtemps et de me réveiller dans un autre monde, cela me paraissait compliqué de foutre le camp comme ça sur un coup de tête, sans aucune préparation ni connaissance du monde, comme un pauvre poisson d’aquarium lâché au beau milieu de l’océan parmi des animaux impitoyables et ténébreux, des tempêtes transportant des immeubles d’eau, et des nuits démesurées, faites d’imprévus, au fond desquelles le pauvre inconnu flotte, en proie aux transes captieuses, lugubres du large, thaumaturge dont on ne sait rien, la face mussée dans les lointaines contrées de l’immense, ses chants ruminés racontent la même histoire, celle du recommencement de la solitude, soudain un silence, éblouissant, telle une éternité entre deux battements d’ailes, le pauvre poisson espère, mais reprend le leitmotiv apocalyptique, la danse cruelle des eaux dures, l’invincible perversité de la mort, le pauvre poisson se laisse porter, il n’y a nulle part ailleurs où aller, partout c’est pareil, partout c’est l’océan, l’indépassable, nuits et batailles de vagues incisives au milieu du ciel, déployant toute leur puissance factice, coincé entre ces murailles moutonnées, il n’a même pas la force de verser les larmes que ses souvenirs dans l’aquarium lui arrachent, cette eau calme, harmonieuse, surtout bien paramétrée, où il a toujours vécu en sécurité, jamais il ne choisirait un autre écosystème à celui-là, pour tout dire, c’était une vie monotone, un peu morbide parfois, mais il y était chez lui, heureux, n’avait aucun mal à voyager puisque l’imagination est faite pour cela... bref, ce genre d’incertitudes liées à l’ailleurs, à l’inconnu, me faisaient très peur parce que, à l’instar du poisson, je ne connaissais pas d’autre monde que mon aquarium de village, et très envie parce que toutes les raisons étaient bonnes pour quitter ce trou pourri avec ces rustres qui chiaient dans leur plat, rotaient, puis se remettaient à boire, à baiser la femme de leur frère et violer leur propre nièce, mais je me disais que c’était peut-être plus judicieux d’attendre... » 

Bientôt elle connaîtra enfin le (fugace) sentiment de liberté qui saisit tout nouvel arrivant dans la capitale. Vie de bohème, tentatives artistiques et même groupe d’amis sorbonnards. Rues sans repos, métissées, loin des anathèmes racistes de madame mère. Métro Gambetta, un studio louée à une vieille dame juive jamais remise des atrocités de la Guerre (« croyez-moi, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas avec les humains, ils sont pourris et irrattrapables, et il faut particulièrement s’en méfier quand ils prétendent connaître Dieu... »), une voisine théâtreuse borderline (« je pleurais, je pleurais, s’écria-t-elle, et alors, c’est interdit d’écouter de la musique, c’est interdit de pleurer, aussi, hein, mais ça ne regarde personne »), un amant bienvenu, pas collant et réveillant ses sens, la découverte du 20 ème, du Père-Lachaise (la mort, encore, toujours). Oublier, panser, commencer, croyait-elle.

« nous ondulions, nos lèvres unies, chaudes, fougueuses, chaque nouveau morceau plongeait les corps et le temps dans un nouveau et délicieux chaos, arrête ça tout de suite, hurla mère la première fois qu’elle m’avait surprise en train de danser librement, Orcel me serra encore plus fort contre lui, et je pouvais sentir son désir se durcir de plus en plus, je brûlais debout, tu te crois où là, pauvre mère, si elle savait à quel point la danse fait du bien, nos corps avaient quitté la musique et la salle depuis longtemps pour entrer dans un nouvel espace-temps où des mondes lumineux se formaient, se décomposaient au rythme de notre souffle, de notre transe, on ne saura jamais le nom de ce lieu né de l’alchimie entre deux êtres, ça devenait intenable, Orcel m’entraîna dans les toilettes, passa ma petite culotté sur le côté et me traversa de toute sa flamme... le bar se vida autour de une heure du matin, tu crois qu’ils ferment parce qu’on a tout bu, rigola-t-il, peut-être, dis-je, devine ce dont j’ai envie, quoi, du café-thé-whisky, mais qui ose boire une telle chose, moi, c’est la boisson qu’on buvait quand j’étais étudiante, oh non, fit-il en laissant tomber sa tête sur mon épaule qu’il embrassa plusieurs fois, le serveur nous offrit des shots, et nous dit ensuite, à Orcel et moi, qu’on formait un beau couple, le métissage c’est l’avenir, n’importe quoi, pensai-je d’emblée, nous sommes deux personnes qui s’aiment, c’est tout, pas un projet vers une nouvelle race déterminée, un croisement entre deux rives, entre la lumière et l’obscurité, entre ici et là-bas, ou c’est exactement ça, et nous sommes tous des métis, ce shot est vraiment bon, me tira Orcel de mes élucubrations »

 Mais malgré le rythme accéléré de la cité et les promesses multipliées, la gravité, cette faculté insupportable, incontrôlable, venue de loin, de détecter et lire la solitude dans les regards croisés. Des solitudes qui ne sont pas en voie de disparition dans les agglomérations.

« il me parut comparable à ces gens qui excellent dans l’art de l’effacement, agonisent derrière leur masque enjoué, une face dedans, une face dehors, emmurés dans leur écartement, au fond de ses yeux se nichait une tristesse anonyme, ineffable, sans début ni fin, parfois inconnue de ceux qui la portent, ça fait des yeux qui vous regardent mais qui en réalité ne regardent nulle part... »

Tout comme celle de repérer les âmes corrompues, pernicieuses, obsédées par le rôle que doivent jouer les si courants « petits comédiens anthropomorphes » de leur propre vie : « le conducteur, grand, osseux, prononçait chaque phrase comme une réussite sociale »


  De trois frères maliens en quête de mains tendues (pages éloquentes sur l’accueil des étrangers), de l’amour d’Orcel au concert d’un groupe de rock au Bataclan le 13 novembre 2015, d’une « prostituée rebondie, avec une gueule d’ornithorynque et des cheveux longs et bouclés qu’elle exhibait comme un succès » (oui, beaucoup de rires aussi dans ce roman enfiévré) à la lettre du père, à son image (lâche), jusqu’à la rencontre maudite avec Makenzy : loin de se limiter à la description du processus qui a mené la narratrice au suicide (ce qui serait pour le moins morbide), ‘Une Somme humaine’ souligne le poids des déceptions adultes ravivant les insécurités de l’enfance (fragilité des grains de sable), explore les ressorts de l’asservissement (tout comme dans son précédent roman, ‘L’Empereur’) en même temps qu’il utilise chaque rencontre de la narratrice, anti-Rastignac par excellence, pour dépeindre un morceau de la société française, constituant au fil des pages et avec une souplesse remarquable un portrait des chimères nécessaires (pitoyables) pour ne point sauter, des mille techniques de survie qui, d’ailleurs, n’en est même plus un, portrait, car il se fait vite franchement miroir tendu et laisse dès lors le lecteur muet, hébété. 

  D’ailleurs, ne faut-il pas entendre dans ce passage sur les anciens amis étudiants de la jeune femme : « l’art du tri, [ils] maîtrisaient parfaitement les stratégies les plus visqueuses de cooptation, frottis-frottas et branlettes préjugeant au millimètre près la valeur de leur avenir, incapables d’une immersion profonde et respectueuse dans un univers différent du leur » un sévère coup de griffe à ces Français si beaux parleurs mais obstinément, résolument, indifférents à l’histoire et à l’actualité haïtiennes

 ‘Vous ne voulez rien savoir ? Très bien. Mais au moins regardez-vous en face.’ 

Alors on regarde et on sursaute, recule. 

Estomaqués par le reflet renvoyé, légions de Dorian Gray

Bouleversés par les coups de reins balancés par le plus grand écrivain francophone actuel dans ce récit de l’échec d’une quête sans drapeau ni couleur (du sens, de l’amour), qui ne cesse de gagner en puissance (en illusions perdues ?) et en assurance à chaque nouvel ouvrage. Un auteur accoutumé à flirter avec la Faucheuse (« une pirogue glisse épaulée par le temps   à quelques nuances de là   rameur fantôme poursuivant sa nuit » - ´Pur Sang’), comme tout Haïtien malheureusement, contrairement aux Français qui détestent se rappeler de son existence. De l’imprévisibilité de ses razzias. Un écrivain qui sait qui il est et sait où il veut aller. 

 
Car « en donnant ses yeux à l’ombre », Makenzy Orcel donne vie non pas au « bon roman de la rentrée littéraire 2022 » mais signe bien un ouvrage majeur, inspirant, inventif et universel (malgré le décor tricolore planté), chaque page envoûtant et interrogeant tant les vanités, les sauvages jeux sociaux, la fragilité humaine que la force des femmes. 

Un livre qui, définitivement, marque et demeurera. 

« mon bébé 

mon horizon noyé dans l’angoisse des arcs-en-ciel 

déportés de leurs chatoiements 

de rien qui vaille 

le corps mutilé de l’aube 

 — mère, que fais-tu,

pourquoi me cherches-tu sous cette lune éblouie 

par les besoins de briller des hommes 

revenir à ce néant 

dont ni toi ni moi ne pourrons fausser les angles

mère, laisse-nous ne pas être 

comme toute éternité... »

— ‘Une Somme humaine’, de Makenzy Orcel, éditions Rivages —

 * et : ‘Une Somme humaine’: Makenzy Orcel, jeyan sur AyiboPost, média haïtien dynamique et engagé 

* voir aussi ‘L’Empereur’, de Makenzy Orcel. Le mouton enragé du lakou & ‘L’Ombre animale’ : regard d’outre-tombe sur Haïti l’infernale 

* * ‘Makenzy Orcel, fils d’Haïti : la plume dans les plaies. Étude d’une œuvre de feu'  

Illustrations (tableaux) : Annegret Soltau 

                                                          - Deci Delà 

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