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Billet de blog 18 nov. 2021

« Pleine terre », de Corinne Royer : l’agonie paysanne. En marche vers notre chute

« Les ombres ne le lâcheront pas, ne lui pardonneront jamais l’offense de ne pas avoir su crever discrètement. »

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© Frédéric L’Helgoualch

    Gestes sûrs, onomatopées rassurantes en bouche, l’homme défait avec prudence et science le piège qui enserre la patte de l’animal sauvage pétrifié. Le renardeau s’enfuit en boitant, tandis que les larmes de se mettre à rouler sur les joues du géant Jacques Bonhomme, soudain « saisi du trouble de pouvoir encore agir sur le monde, d’être en capacité de rendre la vie ». Qui, lui, le libérera de la mâchoire d’acier qui le menace d’annihilation


   ‘Pleine terre’ est une course sans espoir à travers sous-bois, marécages, champs en jachère. Le lecteur saute les talus, se prend dans les ronces, s’enfonce dans la tourbe, giflé par le vent nocturne et glacial qui s’engouffre entre les branches des arbres centenaires, ni malveillants ni bienveillants, juste témoins imperturbables d’un monde de plus en plus irrémédiablement débile. Les buses observent depuis le ciel l’effondrement en marche, l’échappée désespoir. Les scénarios trop optimistes à présent réduits en miettes. 

« Était-ce les faire coïncider, le corps d’aujourd’hui et l’âme d’hier, le temps d’une fusion improbable puisque le nombre des années les avait forcément dissociés ? Son corps, si ample fût-il à présent, saurait-il convenir à ce qu’avait été, au seuil des possibles, sa grandeur d’âme ? Sans doute ne part-on jamais que pour cet unique motif, pensa-t-il, opérant un rapprochement entre ce qui a été ébauché et ce qui est advenu, tenter une illusoire conciliation entre l’immensité des aspirations premières et la réalité d’une existence dégrossie au rabot - une vie comme un théâtre où l’on gesticule à l’étroit sur une scène semée d’esquilles alors qu’on avait entrepris de jouer pieds nus sous les étoiles. »

© F.L

   Jacques Bonhomme s’enfuit, redécouvre sa forêt, renoue avec ses fantasmes d’enfant, ses rêves de fusion totale avec les éléments, instincts primaires à vif. Les ombres peuvent surgir à tout moment, le saisir pour lui asséner la punition qu’il mérite pour ne pas s’être soumis. Si les moribonds se rebellaient tous comme Jacques Bonhomme, où irait le monde ? Les ombres ne le lâcheront pas, ne lui pardonneront jamais l’offense de ne pas avoir su crever discrètement.
« En grandissant, à force d’observer ceux de ses anciens camarades de lycée qui avaient fondé un couple, un foyer, une famille, il avait appris à se méfier des mauvais attelages. Il s’était demandé comment des individus qui n’avaient plus rien en commun pouvaient, malgré leurs cœurs secs comme des puits bétonnés, laisser leurs ventres se rejoindre dans le cloaque moite des chambres conjugales. Et il n’avait jamais compris par quel miracle il était possible de raviver les sources taries au point que deux êtres se vouant une réelle détestation étaient encore parfois aptes à donner la vie, à faire naître quelque chose de leurs amours mortes et qui serait un enfant perdu pour la joie car il pensait qu’on ne naît jamais indemne des aigreurs qui rôdent entre les draps blancs des couples désunis. »
   Jacques Bonhomme le paysan lettré a bien le temps de s’interroger maintenant sur les raisons de son obstiné célibat. Sa cavale folle sur ces terres par lui charnellement connues de Saône-et-Loire (elles pourraient aussi bien être finistériennes, calaisiennes) ne peut que le pousser à l’introspection, affleurements douloureux, souvenirs d’une vie qui ressurgissent en bataille, pressés désormais par un futur qui lui échappe, menace de s’achever en drame.

© F.L


« Ainsi ils marchèrent, Jacques Bonhomme et l’enfant qu’il avait été, comme s’ils avaient rendez-vous et que le temps comptait, comme si quelqu’un les attendait, là-haut, au plus profond des sous-bois, au cœur de cette petite clairière où tant de fois il avait rejoint Arnaud pour des émerveillements aussi lumineux et décisifs qu’une lame de faux en plein soleil. Ce n’était pas un souffle, mais deux, en écho l’un de l’autre : celui de l’homme et celui de l’enfant. On aurait pu discerner leurs empreintes, les relever, et nul n’aurait alors compris à quelle espèce appartenait cette créature, quel Dieu s’était penché sur cet être extravagant - des pieds de colosse dotés d’une double plante, l’une gigantesque, l’autre minuscule. »
   La ferme des Combettes, sa vie; la Rousse qu’il avait élevée au biberon mais qui creva au bord du pré (victime de malnutrition après que l’administration eut financièrement étranglé l’agriculteur), vague numéro dans les froids ordinateurs comptables; le visage d’une jeune fille battue qui aurait pu, qu’il aurait dû... Paulo, son pote d’enfance à la voix d’or qui ne voulait pas reprendre l’exploitation familiale, Paulo qui aimait différemment et ne supporta pas la violence familiale et les quolibets des bas-de-plafond : il sauta dans une fosse à lisier, « tapette ! », « tapette ! » résonnant dans sa caboche jusqu’à son ultime soupir. Arnaud, réduit à un corps brinquebalant à la charge d’une mère épuisée; Arnaud, jeune homme passionné mais brisé par la pression d’un système fou puis par une tentative de suicide, seul compagnon pitoyable désormais d’un vieux dindon psychotique.

© F.L


   Jacques aussi y avait songé, à la corde, lorsqu’une visite de l’administration tourna mal, que cinq de ses vaches périrent dans la rivière, paniquées par les gestes brusques des scribouillards venus inspecter le cheptel mais n’y connaissant au final rien aux bovins, meuglants et crottés, sensibles et réactifs dès qu’ils s’incarnaient hors des chiffres, des statistiques et des tableaux. Jacques Bonhomme (nom générique ô combien parlant) y avait pensé comme beaucoup y pensent parmi le peuple paysan (30% de passages à l’acte supplémentaires par rapport au reste de la population). France, premier pays agricole de l’Union, troisième pays exportateur mondial, qu’as-tu fait de tes fiers laboureurs et éleveurs transformés en larbins des groupes industriels mondialisés, en mendiants d’aides publiques européennes, employés obéissants ou futures victimes aux reins brisés ?  Il avait bien tenté, Jacques Bonhomme, de résister aux injonctions ‘de modernité’, de s’éloigner des ‘conseils’ orientés de la FNSEA, vendue aux concepts productivistes, en se rapprochant de la Confédération paysanne. Concilier survie et principes en décrochant le label bio pour sa ferme, en respectant le rythme des bêtes, des saisons, des circuits courts, en diversifiant les semences et les races (logique immémoriale, seule viable) mais, l’époque n’était et n’est plus aux idéaux ni au bon sens, seulement à la rentabilité immédiate, à la sacro-sainte ‘flexibilité’, quel qu’en soit le prix écologique et sanitaire à moyen terme, désormais. La logique immémoriale de la terre de passer à présent pour une lubie exotique, une théorie passéiste, ringardisée par la science toute puissante. 


Le vieux Baptiste, voisin à l’accoutumée taiseux, confident solide, raconte après coup : 
« Je ne le reconnaissais pas, mon Jacques. C’était qui, ce pauvre type figé dans la nuit ? C’était quoi, ces yeux d’outre-tombe ? Non, pour sûr que c’était pas mon Jacques !
J’ai fini par le secouer. Me touche pas, il a dit. Il l’a dit de façon méchante, avec de la rage plein la voix. On aurait cru un chien qui allait mordre. J’ai reculé. C’est là que j’ai vu la corde à ses pieds, sur la marche la plus basse. C’était la même corde que celle qui avait servi à tirer les bêtes de la rivière. Il y avait encore de la boue dessus et j’ai reconnu le crochet bleu à l’extrémité. J’ai regardé le cou de Jacques, il n’y avait pas de traces. Mais qui donc il avait pendu ? Parce que c’était ça, l’histoire, oui, avec ces yeux-là et une corde à ses pieds, il avait forcément serré la mort dans ses bras, peut-être pas serré au point de l’épouser, mais forcément serré quand même.
Quelle mort ? La sienne ? Une autre ?
J’en savais rien, moi, de ce qu’il avait fait.
 Comme il s’entêtait à ne pas répondre à mes questions et que ça me foutait la trouille d’imaginer toutes les catastrophes possibles, je me suis fâché tout rouge. J’ai rempli un seau d’eau et je lui ai jeté la flotte en pleine figure. C’est comme ça qu’on fait avec les chiens agressifs. Et puis, il fallait bien que je lave ses yeux, il fallait bien que je les décrasse de toute cette noirceur. Il fallait qu’il redevienne Jacques. Il a bondi sur ses jambes. Je crois qu’il a laissé échapper des jurons. Sacré nom de Dieu qu’il était grand, comme ça, mouillé sur tout le haut du corps, sous la lumière blanche qui sautait sur ses épaules. Il s’est secoué. Il a marché un peu, des petits pas en cercle dans la cour. Puis il a ramassé la corde. Il est revenu s’asseoir sur les marches et il l’a posée sur ses genoux. Alors, il s’est mis à se balancer d’avant en arrière avec de grands mouvements de reins. Ça berçait la corde comme on essaye d’endormir un enfant. Je ne sais pas ce qu’il essayait d’endormir, si c’était lui ou la mort, ou les deux à la fois. »

Un retard de transmission des documents après la naissance des veaux et la machine, implacable, de se déclencher. 

© F.L

Marie-Ange, la maman d’Arnaud, de se souvenir :

«   Je dirais ça, oui, en janvier ou en février 2015, avec le premier contrôle administratif sur la ferme des Combettes. C’étaient les agents de la direction départementale de la Protection des populations, la DDPP. Ils étaient venus vérifier la conformité du troupeau avec les déclarations de naissance [...] Jacques pensait qu’il n’y aurait pas de sanctions particulières, qu’il lui suffirait de mettre à jour les vêlages. Mais, au cours du contrôle, l’inspectrice avait paru très agacée. Elle n’avait pas cessé de répéter, Monsieur Bonhomme, il faut faire les papiers, monsieur Bonhomme, il faut les faire dans les délais, vous avez sept jours après l’apposition des marques auriculaires, enfin monsieur Bonhomme, les papiers, les papiers ! Il a même dit qu’elle avait prononcé son nom d’une drôle de manière, monsieur Bas-homme, il n’en était pas certain parce que, bien sûr, c’était invraisemblable, mais il lui semblait bien qu’elle avait dit ça, à la fin, Au revoir monsieur Bas-homme, vous aurez bientôt de nos nouvelles ! »

l’auteure Corinne Royer © DR

  Elle n’avait pas menti, l’inspectrice adepte du lapsus révélateur. Elle et ses collègues gratte-papiers, experts de la traçabilité, des aides magnanimement octroyées (de préférence aux aficionados de l’agriculture industrielle) et des humiliations gratuites, ne manquèrent pas de lui en donner, des nouvelles, à « monsieur Bas-homme ». L’abattage du troupeau fut programmé, déprogrammé, les retards de paiement dus à l’impossibilité de vendre les bêtes suspectes achevèrent de plomber les finances du fier agriculteur. Une tasse de café fut refusée avec dédain, un colosse de se mettre à entendre in petto la voix d’une petite fille venue de loin, un cheval blanc faillit mourir d’une inclusion intestinale car même les nouveaux vétérinaires, adeptes forcenés de la chimie, ne savent plus plonger le bras dans le cul des bêtes. Sur un tracteur lancé à travers champs, un véritable aristocrate de la terre d’hurler sa rage et son désespoir. Sans que personne alentour ne l’écoute. Ne le comprenne. Ne s’en préoccupe.

 Par de sensibles et nerveux coups de pinceau qui se collent au rythme de la fuite en avant, Corinne Royer de dépeindre un monde discret mais à l’agonie, de dénouer les fils - via des allers-retours temporels et la parole donnée aux spectateurs ou acteurs du drame - qui poussèrent Jacques Bonhomme à s’enfuir dans cette forêt dont le lecteur ne saurait dire à l’avance si elle sera cocon salvateur ou tombeau programmé. Basé sur des faits réels, ‘Pleine terre’ n’est pas pour autant l’exploration d’un fait-divers, ni même seulement un cri d’alarme sur la mort entendue des petites exploitations françaises qui refusent le modèle politique actuel (au bénéfice des monstres type ferme des mille-vaches, qui ne manquera pas de renaître de ses cendres, à l’ère inique des traités de libre-échange mondiaux). Ce roman de Corinne Royer (hommage aux agriculteurs et à la terre autant que réflexion sur l’incompréhension entre deux univers) va plus loin : à travers la cavale de huit jours de son anti-héros, sa traque par les ombres certaines de leur bon droit, après avoir fait surgir les odeurs, les sensations, la faune inquiète et les bruits d’une campagne en sursis, c’est tout notre modèle de société archi-productiviste, complètement dingue, voué à l’échec, qui passe sous ses fourches. L’éditrice parle en quatrième de couverture de ce roman aussi subtil qu’upper-cut de la « plume fervente et fraternelle » de l’écrivaine. Mais il y a la colère froide, aussi, derrière la finesse de la construction et la fluidité du style. La rage contre à la fois la raison perdue, la folie d’un système ultra-libéral qui ne peut que broyer les femmes, les hommes, les animaux, salir le rêve des enfants et souiller la terre (refusant de voir le proche retour de bâton puisque n’écoutant plus ceux qui la connaissent depuis toujours) mais aussi la rage contre notre inertie, notre indifférence face à cette tragédie en cours, notre acceptation passive d’un modèle déshumanisé, coupé des lois éternelles de la nature, et que nous savons tous - instinctivement si ce n’est intellectuellement - mortel. Nous sommes tous paysans. Leur sort n’étant que le prologue de ce qui nous guette tous.

© F.L

   La course folle de Jacques Bonhomme n’est en vérité que la nôtre. Car derrière l’empathie provoquée, la terrifiante lucidité. 

«   Il resta au bord du trou, observant une araignée qui tissait sa toile. Il songeait aux scénarios catastrophes qu’Arnaud lui avait dévoilés ici même, des prédictions qui toujours l’avaient tétanisé. Les prophéties alarmistes de son camarade lui revenaient comme une fatalité que ni l’un ni l’autre n’était parvenu à conjurer. Tout, presque vingt ans plus tard, confirmait les mauvais augures qui, à cette époque, présidaient déjà à la destinée de la Terre. La couche d’ozone était percée comme une vieille barrique, la fonte de la banquise et des glaciers allait s’accélérer, des villes entières allaient être englouties par les eaux. Avec la hausse des températures et les inondations, les moustiques pulluleraient, diffuseraient à grande échelle la dingue et le paludisme, sans compter les maladies croupissant dans les eaux souillées : le choléra, les fièvres typhoïdes. Ils seraient des millions jetés sur les routes, un mouvement migratoire sans précédent. Les épargnés de ce cataclysme au long cours seraient mus par leurs instincts les plus vils. La peur au ventre ils fermeraient les frontières, parqueraient les réfugiés comme du bétail pestiféré, exploiteraient les plus démunis, tenteraient de tirer profit du chaos, persuadés d’organiser leur survie en précipitant la fin de l’humanité. »

— ‘Pleine terre’, Corinne Royer, Actes Sud ed. — 

* ‘Pleine terre’ a déjà reçu le Prix du livre engagé pour la planète Mouans-Sartoux 2021 & le Prix du roman Villeneuve-sur-Lot 2021

                           — Deci-Delà —

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