L'Atlantide mexicaine

A Mexico, la mystérieuse disparition de l'île de Bermeja alimente la théorie du complot. Lorsqu'en 1997, un bateau du service mexicain de cartographie marine a été envoyé pour vérifier son existence, ce rocher de la taille d'un confetti (80km2), situé dans le Golf du Mexique à 160km des côtes du Yucatan, s'était bel et bien volatilisé. Quelque temps plus tard, un important champ pétrolifère sous-marin était découvert dans les parages. Bermeja, dernier repère "terrestre" qui marque le début des eaux territoriales du Mexique, ayant été rayé de la carte, le gisement appartient désormais au domaine maritime des Etats-Unis.

A Mexico, la mystérieuse disparition de l'île de Bermeja alimente la théorie du complot. Lorsqu'en 1997, un bateau du service mexicain de cartographie marine a été envoyé pour vérifier son existence, ce rocher de la taille d'un confetti (80km2), situé dans le Golf du Mexique à 160km des côtes du Yucatan, s'était bel et bien volatilisé. Quelque temps plus tard, un important champ pétrolifère sous-marin était découvert dans les parages. Bermeja, dernier repère "terrestre" qui marque le début des eaux territoriales du Mexique, ayant été rayé de la carte, le gisement appartient désormais au domaine maritime des Etats-Unis.
La submersion de l'île est-elle due au changement climatique ou à une opération humaine ? La polémique fait rage dans les rangs des députés mexicains. De fait, cette disparition laisse aux compagnies américaines la main mise sur d'alléchants gisements de pétrole off-shore. Restée inexpliquée depuis plus de dix ans, l'énigme de Bermeja attire à nouveau les questions. Comme celles d'Elias Cardenas, député du parti Convergencia (gauche), qui a organisé une conférence de presse à la Chambre des députés à Mexico, exigeant du gouvernement l'ouverture d'une enquête officielle.


"La première version, c'est que l'île aurait été submergée par l'élévation du niveau de l'océan, en raison du réchauffement climatique. L'autre, qui ressort d'une théorie de complot, serait qu'elle aurait été dynamitée par la CIA pour donner un avantage aux Etats-Unis dans le secteur des Hoyos de Dona", a-t-il déclaré en faisant référence au traité signé en juin 2000 entre Washington et Mexico établissant un moratoire de 10 ans pour l'exploration et l'exploitation pétrolières dans la zone. Ce dernier arrive à échéance en janvier 2011.
Depuis la disparition de l'éperon rocheux de Bermeja, les îles Alacranes servent de points de repère pour les 200 milles nautiques mexicaines. Cela réduit d'autant la zone d'influence du Mexique dans une région, où les réserves sous-marines sont évaluées à 22,5 milliards de barils de brut. De quoi pousser les législateurs à demander que toute la lumière soit faite sur ce mystère. Mais pour l'heure, les présidents mexicain et américain jouent la sourde oreille.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.