Sur une plage il avance, accompagné d’un chien. L’image de la culture de guerre dont Benjamin Britten, qui aurait eu cent ans cette année, constitue l’un des emblèmes-à son corps défendant.
Le coffret d’initiation qui paraît ces jours-ci donne le désir d’aller plus loin, de connaître toutes les subtilités d'une œuvre exceptionnelle. O, certes, l’abus de qualificatifs et d’éloges nuit à la crédibilité du propos. Mais comment dire autrement l’impression que génèrent les compositions de Benjamin Britten? Inventives et cependant situées dans un lignage-puisque la parfaite connaissance de la musique savante occidentale caractérisait le bonhomme- audacieuses comme des confitures et sérieuses à la façon des papillons, les partitions de Britten émeuvent avant tout.
Les interprètes ici rassemblés- Sir Simon Rattle, Stephen Hough ou Ian Bostridge, on en passe et d’excellents- distribuent les sortilèges et suscitent le plaisir.
A noter :
« The very best of Benjamin Britten » 3CD Virgin Classics.