1886-1887, unité de temps pour deux sonates, celle de Strauss et celle de Franck, écrites pour le violon et le piano.
A priori deux individus que rien ne peut rapprocher. Pourtant, voici que leur chemin se rencontrent à ce moment précis: Richard avance, décidé, vers les vastes étendues symphoniques et César enfin se libère de la figure paternelle; un esprit de sérieux nimbe les deux partitions. Plus tard, on le devine, il n'auront plus grand chose en commun, la flamboyance de l'un tranchant avec la retenue de l'autre. Et puis l'âge aussi jouera son rôle: un cadet qui s'affirme d'un côté, l'aîné longtemps brimé qui se révèle, de l'autre. En attendant, c'est une conversation passionnante à laquelle Augustin Dumay nous convie. Le pianiste canadien Louis Lortie l'accompagne. Un disque à découvrir.
A écouter:
Franck et Strauss: "Sonates pour violon et piano, suivies de Mélancolie, puis Prélude, fugue et variation de César Franck" Augustin Dumay, violon, Louis Lortie piano." Label Onyx.