Bacri, Versailles et Nyman

Le château de Versailles accueillait hier comtesses Fanfreluches et représentants des corps constitués pour célébrer la clôture de l'exposition Fenêtre sur l'extraordinaire, d'Ahae.

Chacun devinait l'intention: traduire en musique l'univers d'un plasticien qui contourne la banalité, cherche à photographier les choses derrière les choses- comme le dit le personnage du peintre dans Quai des brumes. Deux compositeurs d'aujourd'hui saisirent la balle au bond.

Nicolas Bacri proposa Ahae's Day- quatre images pour orchestre- une pièce comme toujours très sensuelle, d'inspiration post-romantique. Michael Nyman fit entendre la symphonie n°6 Ahae, quelque chose comme une promenade western organisée par Steve Reich. Entre les deux, Sandrine Piau vint chanter des extraits de Jules César en Egypte, de Haendel- une présence radieuse au pays du roi soleil. Nos amis britanniques du London Symphony Orchestra démontrèrent, une fois de plus, souplesse et talent.  

La question se pose aujourd'hui des moyens par lesquels nous pourrons écouter de nouveau les deux créations. Peut-être un label Saint Simon, ou Paul de Gondi, pourrait-il voir le jour et les donner à entendre-une façon de les garder en mémoire. En attendant, patience et bonne humeur à tous.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.