Puisqu'aujourd'hui la Présidence de la République et les corps constitués, dans la cour des Invalides, rendent hommmage à Pierre Mauroy, le billettiste a le désir de dire aussi quelques mots.
Non que la tête lui tourne- l'utilisation de la troisième personne du singulier ne signifiant rien d'autre, ici, qu'une figure de style. Mais simplement le désir, de sa part, de rendre justice à celui qui sut accueillir Christian, son père, en 1975, et l'année suivante son cousin Jean-Claude. Une histoire de famille? En quelque sorte, oui. Mais pas seulement celle que l'on croit. Le nord est le point cardinal d'une certaine chanteuse.
Dans cette région, comme dans les villages agrippés aux montagnes-un drôle de point commun si l'on y songe, à croire que des massifs ont autrefois dominé la plaine de la Deûle- les habitants gardent un quant-à-soi qui masque une forte sensibilité. Cet après-midi les lillois défileront pour celui qui fut, longtemps, la référence. Nul doute qu'ils auront, quelles que soient leurs convictions, le coeur chaviré.
Pierre Mauroy savait associer la politique et la fidélité. Cela non plus ne s'oublie pas.