Ferré tardif

Les loubards © Léo Ferré - Topic
L'apogée d'un artiste tient à de multiples facteurs qu'il ne maîtrise pas, qu'il ignore le plus souvent, que ses admirateurs eux-mêmes, sur le moment, n'identifient pas. C'est le travail du temps, la patine de la postérité qui permet de le dire. Encore faut-il admettre que des divergences d'appréciations surgissent parmi les amateurs: certains considèrent que telle période vaut mieux que telle autre - et réciproquement bien entendu.

Le billettiste a toujours considéré que Léo Ferré s'est trouvé au sommet de son art entre 1960 et 1970. On les appelle souvent les années Barclay, ce qui ne correspond pas tout à fait à la réalité, puisque le bonhomme a publié des disques pour cette compagnie jusqu'en 1974 - et même 1979 si l'on ajoute l'album "Il est six heures ici et midi à New York". Un peu d'honnêteté oblige le billettiste à dire que  ce sont les orchestrations de Jean-Michel Defaye qui justifient, selon lui, ce point de vue. Musicien d'exception, ce créateur trop peu connu a su construire pour Ferré de sublimes costumes.   Vive les années Defaye de Ferré !

Pourtant, parce qu'à toute règle on sait qu'il existe des exceptions, c'est une chanson de la dernière période, aujourd'hui, que ce blog propose. Ultime flamme d'inspiration musicale déposée sur un texte de Jean-Roger Caussimon (poète de Montmartre et du monde) orchestrée par Ferré lui-même- qui avait appris l'art d'écrire pour des formations classiques- "Les loubards" vaut vraiment le détour.  Bonne journée à tous !

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