© Klarthe
 Voici la belle histoire d'un orchestre qui faillit disparaître et qui désormais se porte comme un charme- enfin presque.

Il faut rappeler pour commencer que la Franche-Comté, le pays de Montbéliart, ont de tous temps donné la première place des plaisirs à la musique; est-ce la proximité de l'Allemagne et de la Suisse? Allez-savoir...Il faudrait peut-être relire les ouvrages de l'historien Lucien Febvre pour expliquer ce phénomène.

Quoi qu'il en soit, les formations régionales étaient appelées à plier boutique, faute de moyens, quand les musiciens se sont mobilisés- les lecteurs anciens savent que l'autogestion n'est pas un vain mot pour qui sait lire l'heure- se sont regroupés, se sont dotés d'un projet musical et social, ont lancé un appel à candidatures, appuyés par les autorités régionales, afin de disposer d'un véritable directeur musical.

Jean-François Verdier, clarinettiste à l'opéra de Paris mais aussi chef d'orchestre (il a notamment travaillé auprès de Michel Plasson) s'est porté candidat et fut choisi. L'orchestre, afin de ne pas froisser les susceptibilités locales, a pris le nom de Victor Hugo. Quand on porte le géant de Besançon comme étendard, on peut aller très loin.

Le résulat? Formidable de sensualité, d'implication, de ferveur.A tout le monde on recommande (chaudement, c'est le terme qui convient) le très joli disque Muses ( paru sur le label Klarthe).  Aux habitants d'Ile-de-France, on conseille d'aller à la Philharmonie de Paris samedi midi: l'orchestre Victor Hugo donnera un programme de Batailles - Beethoven, Tchaïkovski, Liszt sont au programme. A ne pas manquer.

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