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Billet de blog 20 avril 2013

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Divertimento

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Rien n'est amusant, le samedi, comme de flâner parmi les livres et les disques.Un parfum de vacances accompagne l'esprit.

Pour commencer: "L'orchestre", un Que sais-je daté de 1951, rédigé par Louis Aubert et Marcel Landowski. A propos de la clarté chez Rameau, ceci: "C'est elle qui règne au long de son traité d'harmonie: tant la précision des intentions musicales entraîne la précision de l'instrumentation". Voilà qui ne peut être contredit. Quelques pages plus loin: "Après Berlioz, l'orchestre se perfectionne mais n'évolue guère". Il est permis de discuter cette analyse: à l'aube des années cinquante, en effet, Messiaen dominait l'avant garde et plongeait le bal des oiseaux, la folie de l'Asie, dans la rigueur occidentale. N'étais ce pas un moyen de transformer l'orchestre? Allons... méfiance et modestie: les vérités actuelles, demain, feront peut-être sourire. Un jour prochain nous devrons dire un mot de Landowski, dont la postérité s'émousse. 

Autre chose: "Montesquieu parle d'un lent épaississement de la sève, qui progressivement se coagule, devient opaque, et tout naturellement se fait tige, d'où surgit, une nouvelle frondaison. C'est de cette manière exactement que, dans le XVIIème prélude de Chopin par exemple, doit se former la mélodie. Aucun ténor n'y entre en scène. La voix qui chante, au début se distingue à peine; elle reste profondément engagée et comme flottante dans cet écoulement régulier des six croches, où un bat un coeur impersonnel". André Gide, en son Journal, ouvre des chemins de la musicologie, suscite la promenade. Un regret? Pas un mot de Vivaldi. Trop de vitalité, de sensualité?

Justement, ne nous privons pas de rendre hommage au vénitien. Depuis trente ans, les opéras, mottets et fantaisies fleurissent comme des fraises en avril. Au ciel déjà, le rose et le bleu se mélangent. Une pincée d'Italie s'amuse en France. Belle journée à tous...

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