La septième de Mahler interprétée par l'orchestre Simon Bolivar dirigé par Gustavo Dudamel.
Evidemment, prendre une heure et près de vingt minutes, aujourd'hui, pour écouter le chant de cet océan, voilà qui n'est pas raisonnable. Mais n'est-ce pas ce qui rend la vie plus belle? On écoute une minute, trois secondes encore et puis, rien à faire, on est saisi de constater la ferveur de l'attelage.
On connaît la critique formulée: Dudamel conduirait toutes les partitions de la même façon, Beethoven et Ravel auraient sous son impulsion la même couleur. Bah...Il faut bien dire quelque chose quand les gens se distinguent au point de modifier les convenances.
On admet que la "caserne" du premier mouvement brille d'un soleil que l'on ne voit pas souvent sur les rives du Danube. Et alors? Pourquoi pas? Depuis quand tout aurait-il été dit? Laissez-vous porter. L'heure est à la folie, vivez-la dans la joie.
A écouter:
Mahler: "symphonie n°7" par l'orchestre Simon Bolivar sous la direction de Gustavo Dudamel. Label Deutsche Grammophon.