Voici dix ans jour pour jour que le billettiste ouvrait ce blog. Avec bonne humeur il recommandait en guise de cadeaux de Noël un disque d'Aldo Ciccolini jouant Mozart, un florilège de Poulenc enregistré par Danielle Laval, des sonates et partitas de Bach interprétées par Amandine Beyer, un coffret Celibidache enfin.
Bien entendu, rien n'aurait été possible sans la fidélité des lecteurs de ce site. Voilà pourquoi je veux d'abord vous remercier, tous autant que vous êtes. Combien êtes-vous à lire ce blog? Évidemment, je l'ignore- et c'est peut-être aussi bien. Mais publier presque tous les jours un article (ou un simple billet) n'a de sens que parce que vous êtes des lecteurs attentifs.
Pour fêter cet anniversaire, il me semble essentiel aussi de dire toute ma gratitude à ces femmes et hommes de l'ombre sans lesquels rien ne serait possible: les attachés de presse. On choisit de les désigner par ce vocable un peu galvaudé, mais ces femmes et ces hommes tiennent un rôle tout à fait fondamental.
Croyez-vous que le billettiste aurait pu vous parler d'une rencontre avec Simon Rattle ou Natalie Dessay si Aude de Jamblinne, avec toute la générosité, l'attention diplomatique et la vigilance de fée dont elle est capable, ne s'en était mêlée? Pensez-vous que Philippe Entremont, voici dix ans, se serait laissé convaincre de parler de son art et de ses passions sans l'intervention de Laurent Worms, encyclopédie vivante de la discographie, bon camarade comme il n'en existe pas deux?
Outre ces deux piliers de la vie musicale. on citera, tant leur sensibilité, leur bonne humeur et leur perspicacité nous sont précieuses, à la fois Sylvie Valleix - dite "le chat" pour sa façon d'avancer pas à pas- Laura Fantoni, chaleureuse et drôle, Stéphanie Flament, discrète mais toujours très fidèle, sans oublier Emmanuelle Gonet, tant il est vrai que le monde est tout petit. Souvenirs émus de Virginie Daniel et de Bertrand Castellani- lequel est devenu l'un des personnages majeurs de sa Compagnie, mais chut! il n'aimerait pas que l'on parle trop de lui...- d'Édouard Brane aussi bien entendu, vif et confiant, très amical. Certaines personnes au fil des années sont apparues, d'autres ont quitté ce métier. Qu'elles sachent qu'elles demeurent dans les pensées de l'auteur de ces lignes.
Il arrive qu'au fil des années la relation professionnelle prenne le tour d'une amitié profonde, sincère, dénuée d'arrière pensée. Voilà pourquoi je dédie ces derniers mots à ma chère Florence Petros, dont la musique m'aura permis de faire la connaissance.
Joyeux Noël à vous tous ! Et vivent les dix prochaines années!