Lu, voici quelques jours:
"La raison de l'Opéra était d'autant meilleure à donner qu'il y avait ce soir-là solennité à l'Académie royale de musique. Levasseur, après une longue indisposition, rentrait par le rôle de Bertram et, comme toujours, l'oeuvre du maestro à la mode avait attiré la plus brillante société de Paris".
Cet extrait de Monte-Cristo conduit à se demander pourquoi la musique tient si peu de place dans la littérature contemporaine? Pas la moindre allusion chez Modiano- pourtant, quelque chose comme: "Christine Deleckert balançait ses cheveux blonds dans la lumière du Club Saint Germain" pouvait se concevoir- non plus que chez Le Clézio- à moins qu'un oubli coupable se glisse dans cette affirmation. Même Claude Simon, dont le langage est musical au plus haut degré, n'en dit rien.
Faut-il en accuser Pli selon pli? Ah ça, bien entendu, la plaisanterie ne manquerait d'amuser la galerie. Peut-être Amélie Nothomb parle-t-elle de Patrick Bruel?
Belle journée à tous...