Notre planète, un monde perdu ?

Retraité sur le déclin, je plains sincèrement les générations montantes de l'existence qu'on leur "mitonne" !

Et de ce point de vue, je dirai en vieux con dont on ne manquera pas de me traiter, "c'était mieux avant !" : nos jeunes n'auront plus, même dans nos sociétés policées et très privilégiées, la douceur de vivre que nous avait léguée l'après-guerre.

Alors pour les populations moins favorisées, n'en parlons même pas : c'est misère et tortures assurées !

Les champions de cette déliquescence :

  • Un camelot décérébré propulsé "maitre du monde" par des hordes incultes, climato-sceptiques, voire platistes,
  • Un ex KGB m'as-tu vu, qui ne rêve que de propager la guerre partout, et bricole, à qui mieux mieux, la constitution pour rester indéfiniment au pouvoir,
  • Un culbuto inexpressif qui prend son pied en exhibant ses armées de zombies dociles,

 Voilà le podium de ceux qui dirigent notre planète … vers sa destruction !

On sait, aujourd'hui, qu'au moins deux d'entre ces fous sont de connivence, et on ne peut que craindre que leur équilibre psychique -dont la présence reste à démontrer-  puisse nous entraîner, à tout moment, dans le chaos.

Et comme la soif de pouvoir est un virus plus rampant que le Covid, ils font école chez des admirateurs béats !

Déjà Assad en Syrie, Erdogan en Turquie, Bolsonaro au Brésil, montraient la voie à tous les candidats dictat(u)eurs.

Aujourd'hui, n'importe quel  crétin est en mesure de se proclamer "leader" et de pouvoir diriger, asservir et saigner son pays : comment est-ce possible ?

C'est que désormais, le plus raciste, le plus barbare, le plus "bas de plafond" -spéculant sur nos différences ethniques, religieuses, culturelles ou sexuelles-, peut être promu à la tête de son parti, de sa ville, de son pays, aidé en cela par des adeptes bornés qui, par peur viscérale de ceux qui ne leur ressemblent pas, sont prêts à toutes les compromissions, à toutes les horreurs.

Et hélas, ces partisans ignares sont chaque jour plus nombreux, exhibant sans complexes leur extrémisme puant, et la haine (pavlovienne ?) dictée par leurs gurus.

Partout, la violence chasse la sagesse, et la démocratie qui devrait faire obstacle à la loi du plus fort (ce qui n'est déjà pas vraiment le cas), n'assume plus ce rôle essentiel au "vivre ensemble".

Il faut dire ici que les exemples proposés par des dirigeants moins sectaires -mais, hélas, tout aussi ambitieux- n'incitent pas à l'empathie et à la modération : il faut croire que nous n'avons que ce que nous méritons … collectivement !

Et si un  seul continent, l'Océanie, semble demeurer -à peu près- à l'abri de cette hystérie, on peut s'interroger sur l'imminence de sa probable infection, tant la nature humaine paraît se complaire dans la méchanceté et l'ignorance.

Ailleurs,  la civilisation -au sens noble du mot- laisse, toujours plus souvent  et toujours plus rapidement,  la place aux intégrismes, populismes et fascismes de minables qui n'ont trouvé que ce moyen pour se sentir exister, et dont le charisme de pacotille interdit  à leurs sbires de reconnaître s'être fourvoyé dans leurs traces.

A quelques jours d'une élection cruciale, rien ne semble indiquer que cette pente funeste puisse s'inverser dans un avenir proche, si ténue est l'éventualité d'une réorientation à l'opposé des choix actuels, dans l'ambiance délétère entretenue par ces apprentis sorciers sans foi ni loi.

Alors, peut-on encore ne pas désespérer du genre humain ?

 

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