Et l'humain dans tout ça ?

 

Jour ordinaire au Sénégal © fri75018 Jour ordinaire au Sénégal © fri75018

 

 

Quand, parcourant mes photos de voyages dans des pays appelés pudiquement "en voie de développement", je discerne, au fond du  regard des enfants et de leurs parents, un voile de désespérance derrière des sourires -malgré tout- rayonnants, j'ai honte d'être un (modeste) nanti, alors qu'eux vivent, souvent, avec un euro par jour, sur des couches d'immondices et cuisinent -avec une eau potable ?- à même la terre, le sempiternel riz ou, au mieux, "poisson-riz"  !

Quand, lors de mes lectures ou des visionnages des actualités, je constate la petitesse mesquine de nos dirigeants "sociaux-libéraux" ou l'arrogance, souvent écœurante, de "nos élites" conservatrices, et que, parallèlement, je remarque l'accroissement exponentiel des besoins de première nécessité pour beaucoup de nos concitoyens, ou  le nombre croissant des personnes vivant le long des trottoirs de nos rues, j'ai honte d'être français et des rémunérations mirobolantes que s'octroient, sans vergogne, élus, PDGs et autres actionnaires !

Quand on nous éclaire sur les pratiques fiscales des très riches (qui font tout pour ne pas participer, à hauteur de leurs gains faramineux, au bien commun mais ne se font pas prier pour en bénéficier)  et les manigances des multinationales de la chimie et des lobbies de tout bord,  j'ai honte de ces individus de tous pays, sans foi ni loi, qui appauvrissent toujours plus leurs contemporains pour gagner encore et encore plus, sans hésiter, si besoin est, à  pourrir allègrement tout ce qui peut l'être, à leur seul profit !

Et lorsque j'observe les gesticulations imbéciles et prétentieuses de gouvernants qui menacent  nos vies et l'existence même de la planète, juste pour assouvir leurs stupides envies d'être le plus puissant, le plus illustre  et de régner sans partage sur un monde "à leur façon", j'en arrive à avoir honte d'être assimilable, en tant qu'être humain, à ces assassins patentés !

Pauvre monde qui court à sa perte par la cupidité d'une poignée -au regard des milliards que nous sommes- de personnages abjects !

 

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