Une journée en Ariège

Une journée de balade/decouverte en Ariège....

Bonjour les amis, vous allez bien ?

 

Aujourd'hui, je vous convie à une balade en Ariège et plus précisément au col de la Crouzette, puis au col de Portel et enfin à Saint Girons.... Je sais que c’était en décembre et que nous sommes déjà  le 26 janvier, mais je peux vous dire qu'il faisait très beau et "chaud", car nous avions le pique-nique tout prêt… (il fait bien 15°)

 

En arrivant à Saint-Girons direction Encourtiech, étape vers notre destination.... La route devient chemin étroit très pittoresque, mais pas trop escarpé.

A fur et à mesure que nous avancions, le paysage donnait envie de continuer. Je me disais in petto, que ce serait sympa de le faire en vélo (électrique). Certes par moment, cela semblait raide, mais pas plus que certains de nos chemins et balades habituels.

 Avec une batterie bien chargée et en partant de Saint Girons, ce serait faisable. Enfin, ce sera pour cet été quand ma chimiothérapie ne sera plus qu'un mauvais souvenir...

 

Enfin nous arrivons au Col de la Crouzette, le paysage y est magnifique (voir les photos) et on se croit au mois de mars....

col de la crouzette © serge lagarde (c) col de la crouzette © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

Il faut bien trouver un avantage à ce réchauffement climatique inéducable, car nos "dirigeants" à part de beaux discours lénifiants ne font rien. Pour leur défense, ce genre de changement radical est refusé principalement par les U.S. et par certains pays dont le Brésil, qui est le poumon du monde. Or sans eux, ce n'est pas la peine d'avoir une écologie punitive qui n'est pas compris par la population qui souffre d'argent. Certes, on pourrait taxer les grands pollueurs (train (diesel), industrie, transports maritimes et aérien), mais le gouvernement actuel fait preuve d'une grande lâcheté et préfère taxer le plus grand nombre que les vrais pollueurs... (Grrr). Bref nous profitons de ce temps exceptionnel, pour déjeuner dans la voiture...

 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

Une fois, le repas avalé (il ne manquait qu'un bon café), et que j'ai mitraillé le coin, direction Col de Portel.... la route continue à bien monter et parfois, il semblerait que la pente soit autour de 8 %. Je découvre cette route, car jusqu'à présent, je n'avais pas été au-delà du col de la Crouzette (1241 m) et en hiver avec des skis de fond pour tout moyen de transport...

Enfin nous arrivons à destination (1432 m) et il faut dire que c'est magnifique.... J’imagine le paysage sous la neige et cela devrait être très beau aussi. Bah, comme je ne suis pas équipé et qu'il n'y a pas vraiment de traces de neige (il y a bien quelques plaques), nous décidons de faire une balade dans la nature. Une fois les sacs à dos bien bouclés, nous voilà  en route vers un chemin bien raide et sinueux.

 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

 La montée est finalement assez aisée, en montant tranquillement. Arrivés en Haut, nous avons droit à 2 magnifiques paysages. A droite, On peut voir Massat, et la chaine des Pyrénées (je suis incapable de citer les noms des pics) et à gauche, une mer de nuages direction Foix....

 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

On peut dire que ces visions nous apportent une certaine sérénité et nous goûtons au silence (il a un bon goût). Malheureusement, nous sommes tirés de cette plénitude par des piaillements d'une bande d'enfants.... De toute façon, c'était l'heure de faire demi-tour...

 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

 

 

 

Nous reprenons la voiture direction Saint-Girons, car j'avais repéré des devantures remarquables... nous voilà repartis, à petite vitesse, car la vision des Pyrénées, est encore différente dans la descente.... Et, je suis sûr que cela vous manquait, c'est l'heure de l'anecdote....

Pendant cette descente sinueuse à souhait, nous fûmes stoppés par des gens qui laissaient faire leurs chiens driver un troupeau de moutons et c'est un sacré spectacle. Les "pataud" menaient leurs "bêtes" comme à la baguette et c'est un véritable spectacle, je vous le promets. J'ai eu l'impression de me retrouver à une époque révolue ; le pastoralisme... Il ne manquait plus que le Bethmale, un verre de vin rouge qui rappe le gosier avec un peu de saucisson ou jambon du pays et pendant un instant je me suis retrouvé entrain de festoyer avec ces gens du cru qui sont formidables... (je vous jure que j'ai eu cette image dans la tête et que je l'ai vécu pendant quelques instants).

Je suis sûr que ce n'était pas un rêve, mais tout simplement, une occasion manquée.... Je les saluais avec reconnaissance et nous reprîmes la route vers la "civilisation".

Avec ce cancer, qui me ronge (je me bats mais je ne sais pas si je vais gagner ce combat (il s'avère que, finalement, j'en suis atteint un an après mon cancer de la prostate)), je dois faire un goûter... (sinon je perds un kilogramme de plus). Finalement, comme je connais Saint Girons plus que dans ma poche (certes il y a quelques changements depuis mon divorce), je me dirigeais vers ma boulangerie préférée qui existe toujours.... Cette boulangerie/pâtisserie que je visitais consciencieusement en 1976 n'a pas changé d'un pouce. Certes la boulangère, comme moi, a pris quelques rides mais elle est fidèle au poste et je me régalais d'avance de son flan au raisin et je me précipitais dans la boutique. Comme je suis maladroit, comme d'habitude, je renversais une boule de Noël accrochée amoureusement à un petit sapin tout mignon... Quelle entrée !! Un vrai éléphant dans un magasin de porcelaine... Bien entendu, je me confondais en excuses (gentiment acceptées) et je commandais sans regarder mon flan. Hélas, j'avais oublié que l'on était très prêt de Noël et il n'y avait que de magnifiques bûchettes de toutes les couleurs et finalement elle a été savoureuse comme jamais.

Une fois le café bu (pas de catastrophe à narrer), je me suis à rechercher les boutiques que j'avais repéré il y a quelques jours,et dont je trouvais le décor remarquable et je commençais à mitrailler ma première boutique. Je me précipitais vers la deuxième car la bonne lumière commençait à disparaître... Et, patatras, tout avait changé... Quel dommage !! Enfin, j'avais déjà 50 % de mes envies et c'était déjà cela...

 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)
 © serge lagarde (c) © serge lagarde (c)

Nous allions rentrer sagement à la maison quand j'avisai un marchand de coquillages.... Un des rares avantages de la chimiothérapie, c'est, (entre autres (j'en ai un plus intime)) comme une femme enceinte, j'ai des envies.... D’huîtres. Le gros hic, c'est qu'il faut les ouvrir et j'avoue, je ne suis pas doué et je demandais si on pouvait les ouvrir pour moi. Contrairement à des écaillers à Saint Jean de Luz, il n'y avait aucun problème. Finalement, je trouvais que cette journée avait bien commencé et qu'elle avait fini en apothéose...

Oui, amis Folks, cela arrive de vivre de très belles journées, j'en suis témoin et chaque seconde vécue me fait chaud au cœur et j'espère que ces quelques écrits et photos vous donneront l'envie de visiter cette région....

 

 

Ce sera tout pour aujourd'hui... Comme d'habitude et j'y tiens, prenez soin de vous et je vous donne rendez-vous pour une autre très belle journée....

 

Love and Peace…

 

frodon34

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.