Histoire et défense de la psychanalyse 2

Continuons dans notre découverte de la psychanalyse

 

Il est temps de définir très précisément ce qu'est la psychanalyse au-delà du simple décubitus dorsal sur un divan auquel on tente de la réduire.

 

 

 

Commençons par la définition qu'en donne Freud lui-même. Elle est :

 

Premièrement : un procédé d'investigation des processus psychiques, qui autrement ne sont pas accessibles.

 

Deuxièmement : une méthode de traitement des trouble névrotiques ou psychotiques, qui se fonde sur cette investigation

 

Troisièmement : une série de conceptions ayant trait au psychisme, acquises par ces moyens, et qui fusionnent en une discipline nouvelle.

 

 

 

Sans prétendre vouloir être exhaustif essayons de faire le détail de toutes ces découvertes en les rangeant, pour en simplifier le repérage, dans deux registres, le « normal » et le « pathologique », en n'oubliant pas ce que cette distinction a d'arbitraire, puisque le passage de l'un à l'autre n'est qu'une question de degrés.

 

 

 

Dans le registre du pathologique, la psychanalyse a contribué à préciser la distinction entre plusieurs champs nosographiques : psychoses, névroses, perversions, états-limites ou maladies psychosomatiques.

 

À l'intérieur de ces grands champs, elle a repéré des entités homogènes, comme, par exemple, du côté des névroses, la névrose hystérique, la névrose obsessionnelle, la névrose phobique, la névrose d'angoisse ou encore la névrose de guerre. Dans le registre des psychoses, elle a établi les contenus cliniques de la paranoïa, des paraphrénies, de la schizophrénie, de la psychose maniaco-dépressive, mais aussi de l'autisme, ou encore des psychopathies, des troubles du caractère ou des toxicomanies.

 

 

 

Pour chacune de ces pathologies clairement repérées, elle a précisé les symptômes habituellement observés, crises et conversions de l'hystérie, rituels et activités compulsives de la névrose obsessionnelle, angoisse et conduites contra-phobiques de la névrose phobique, plaintes de l'hypocondrie, délire et discordance intrapsychique de la schizophrénie, psychorigidité et sentiment de persécution de la paranoïa, et cætera, et cætera. Puis, pour chacun de ces symptômes elle a fait le détail des processus et des mécanismes de défense en jeu dans leur élaboration, comme par exemple, le refoulement, le déplacement, la projection, l'introjection, l'annulation rétro-active, les formations réactionnelles, l'identification projective ou encore l'isolation.

 

 

 

En fait, on lui doit une exploration quasi exhaustive et très détaillée de tous les troubles psychiques, qu'ils soient rassemblés dans des entités nosographiques repérées ou se manifestent, comme l'angoisse, l'anxiété ou la dépression, dans tous les registres, y compris hors de tout contexte pathologique. Toute la psychopathologie actuelle est fondée sur ces découvertes, ainsi que sur les théories et les classifications qu'elles ont suscitées. Au passage, il est intéressant de noter que les nouvelles méthodes thérapeutiques, qui conspuent la psychanalyse, utilisent pourtant, sans vergogne, les notions psychopathologiques qu'elle a établies.

 

 

 

Bien entendu, elle ne s'est pas contentée d'établir des tableaux cliniques ou de parfaire ses théories, elle a aussi développé les moyens de traiter les différentes affections qu'elle a explorées.

 

In songe bien entendu au fameux divan qui a fait, et fait toujours, couler beaucoup d'encre. Figure emblématique par excellence il est surtout réservé aux patients adultes et névrosés. Il fallait alors inventé des aménagements pour que la méthode analytique puisse s'utiliser avec des enfants, des psychotiques, des couples, des familles, des groupes et puisse se pratiquer aussi bien en libéral que dans des institutions spécialisées. C'est ainsi qu'ont été utilisés le dessin, la pâte à modeler, le jeu, la relaxation, le massage, ou que furent élaborés le psychodrame, les groupes de parole ou les psychothérapies. La psychanalyse a ainsi constitué un arsenal très vaste, très diversifié, qui offre les moyens d'un travail avec tous et avec toutes, quelles que soient les circonstances.

 

 

 

 

 

Voilà pour le « pathologique ». Abordons le « normal », ou peut-être devrait-on plutôt dire le « général », au sens où l'on va rencontrer des mécanismes qui opèrent chez tous les êtres humains, qu'il soient réputés malades ou bien-portants.

 

Là encore, il est impossible de prétendre être exhaustif. Contentons-nous de repérer quelques aspects importants, en considérant que ce ne sont que des portes d'entrée que tout un chacun est invité à franchir pour poursuivre plus avant son exploration. L'acquisition la plus large, car elle a ouvert un champ nouveau, c'est la perception d'une vie psychique, d'un univers psychique, qui nous habite, qui agit en nous, et non plus une possession diabolique ou un souffle divin. Et si ce ne sont plus Diable et Dieu qui se battent en nous, ce sont des forces contradictoires à l'origine de conflits dont nous subodorons les tenants et les aboutissants. (Par exemple lorsque notre envie d'arrêter de fumer se heurte au désir irrépressible d'en griller une.)

 

 

 

 

 

Dès lors, c'est ici l'idée d'un inconscient, d'un monde qui nous échappe, qui est devenue commune. Et désormais ce qui était regardé comme des bizarreries ou des phénomènes sans intérêt, le rêve, le délire, le lapsus, sont réputés avoir du sens, dont la découverte nous permet d'accéder à une plus profonde connaissance des êtres. De la même manière il est acquis que l'enfant qui joue, qui dessine, ne se livre pas à une activité stérile, mais que, à travers elle, il développe des outils, met en scène des forces qui fondent son existence et qu'il apprend ainsi à maîtriser le monde qui s'agite autour de lui et en lui. Et bien sûr, nous savons maintenant que la sexualité n'est pas innée, qu'elle ne nous échoit pas toute faite, mais qu'elle se développe, s'organise, traverse des étapes pour atteindre une forme adulte. En sachant cela nous comprenons mieux les mécanismes du désir.

 

Tous ces mouvements nous ont ouvert à l'idée d'une élaboration psychique, à l'impression que beaucoup de choses sont maniées et remaniées au fond de nous. Il en va ainsi du travail du deuil, car il nous est évident désormais que « faire son deuil » suppose un parcours, une élaboration au fond de soi. Dans le même registre, il apparaît alors que la dépression n'est pas non plus stérile, qu'elle a aussi un sens. Et aussi des concepts comme la régression, les affections psychosomatiques nous sont devenus familiers, et il ne nous viendrait pas à l'idée de les contester. Nous n'hésitons pas non plus, désormais, à parler de névrose familiale, ou même de psychose collective.

 

 

 

Nous pourrions étendre ce panorama à l'infini, et cela ne ferait que confirmer que la connaissance de l'Homme a complétement changé depuis que la psychanalyse a porté le regard sur lui. Mais, en retour, ce regard a aussi transformé l'Homme, qui ne se perçoit plus de la même façon, agit sur lui, et plutôt que d'attendre un quelconque secours divin, envisage d'entreprendre « un travail sur lui ».

 

Bien entendu, cette nouvelle vision de l'Homme a transformé aussi radicalement notre culture et toute la pensée occidentale. Que l'on pense au surréalisme, au mouvement Dada, à l'Oulipo, à Salvador Dali, à René Magritte, à Max Ersnt, c'est toute la littérature, les arts, le cinéma qui ont subi l'influence de la psychanalyse. Mais elle a aussi profondément transformé la médecine, la philosophie, l'anthropologie ou l'éducation.

 

D'une manière plus visible, plus audible, la psychanalyse va aussi investir les ondes. Françoise Dolto, par exemple, va apporter des réponses, du réconfort à des centaines de milliers, voire des millions de mères, dès 1950 sur la RTF, puis en 1968 et 1969 sur Europe 1, et entre 1976 et 1978 sur France-Inter. Elle a ouvert la voie à un grand nombre d'émissions animées par des spécialistes, ou des journalistes suffisamment cultivés, comme Henry Chapier, qui a ainsi invité de nombreuses personnalités à s'allonger sur son « divan » entre 1987 et 1994.

 

Ces mêmes concepts, ces mêmes convictions ont aussi dirigé les choix institutionnels et politiques lorsqu'il s'est agi de définir les orientations de la protection maternelle et infantile, de construire des structures d'accueil pour les mères et les enfants, comme par exemple la « Maison verte » de Françoise Dolto, de bâtir des établissements plus humains pour accueillir les malades mentaux. N'oublions pas que, loin des images d'Épinal qu'on tente de nous imposer, la psychanalyse ne se pratique pas que dans des cabinets cossus et feutrés, le dos collé à un divan, au milieu de quelques plantes vertes dont l'une d'entre elles est réputée être un psychanalyste. Elle s'exerce dans de très nombreuses structures, cliniques, hôpitaux de jours, hôpitaux généraux, hôpitaux psychiatriques, instituts médico-professionnels, instituts médico-éducatifs, instituts médico-pédagogiques, dispensaires d'hygiène mentale, centre médico-psychologiques, et cætera, et cætera. Des structures dans lesquelles la psychanalyse constitue le fondement du projet thérapeutique, et donc le modèle de la prise en charge des patients. Et, n'en déplaise à tous les détracteurs et aux menteurs qui tentent de laisser croire le contraire, c'est le choix thérapeutique le plus répandu dans ces institutions, et de très loin.

 

 

 

Il est évident que les les idées et les représentations du fonctionnement psychique que la psychanalyse a dégagées, coulent désormais dans nos veines, qu'elles ont imprégné complétement notre manière de penser, de comprendre le monde et les autres, mais qu'elles ont aussi totalement métamorphosé le rapport affectif que nous entretenons avec nous-même.

 

Écouter son enfant et essayer de le comprendre en est un exemple. Avant les découvertes freudiennes, ce que disaient les enfants était réputé n'avoir aucun sens. Aujourd'hui, même si l'on n'a aucune idée de ce qu'est la psychanalyse, en prêtant attention au discours de notre progéniture, nous témoignons, malgré nous, que nous en avons intégré les notions.

 

Nous n'allons plus nous demander ce que veut dire Dieu en nous envoyant tel ou tel message, mais nous allons plutôt réfléchir et nous demander ce qui nous anime, nous préoccupe ainsi et nous échappe. L'idée que ce que je fais est régressif, ou que mon mal de dos est un message que je m'envoie, que mes rêves peuvent avoir un sens, que j'ai commis un « lapsus révélateur », procèdent de la même conception.

 

 

 

Tout cela circule en nous, autour de nous, dans la Culture, et dans son véhicule privilégié, le langage. Le langage qui n'est pas, comme on essaie de le faire devenir avec les claviers, qu'un code stérile, technique, mais un organe vivant qui nous transcende et nous façonne.

 

Les mots tissent des liens entre eux, et les tissent entre nous, en nous, entre tout ce qui nous constitue. Nous sommes faits de mots, et maltraiter un mot c'est nous maltraiter. C'est avec eux, c'est grâce à eux que nous pouvons nous décrire, nous comprendre, que nous pouvons réfléchir, que nous pouvons décider des orientations de notre vie. Et justement, parmi tous ces mots qui nous constituent, nous en devons un grand nombre à la psychanalyse, et des mots importants, puisqu'ils racontent, organisent, notre vie psychique.

 

Pour les amateurs de tricotage de l'humain, de tissage des liens langagiers, il suffit de tendre l'oreille pour en récolter à pleines poignées. En voici un petit florilège :

 

Julien nous fait un complexe... Bonjour le narcissisme !... Tout cela ressortit à l'autoérotisme.. Ça, c'était un acte manqué, parfaitement réussi... Françoise nous a fait sa grande crise hystérique... Albert est en plein déni... William fonctionne par clivage... Je te dis pas : Christine a un surmoi en béton... C'est un affect qui l'a blessée... Patrick nage en pleine ambivalence... Ah ! Ah ! Tu as laissé échapper un lapsus révélateur... C'est une œuvre qui intéressera les psychanalystes... Benjamin n'est pas sorti de l'oralité... Ça, c'est du délire paranoïaque à l'état pur... Celui-là il fonctionne uniquement en principe de plaisir... Tu fais de drôles d'associations... C'est un substitut maternel... Méfie-toi, c'est un état-limite... Dommage que Daniel ait un tel sentiment d'infériorité.. C'est un effet de sa bisexualité... Tu penses que tout remonte au traumatisme de la naissance ?.. Véronique est en plein transfert... Ce qui leur manque aux nanas, un phallus en acier chromé... Heureusement qu'il y a la période de latence pour qu'on se repose... Non, non, ne jette pas ce bout de drap, c'est son objet transitionnel... Lucie est totalement castratrice... Le fils de la voisine, c'est un vrai pervers polymorphe... La fellation, c'est une envie de pénis? C'est oral ?.. Yanis s'est identifié à son agresseur... Tu vois, jouer c'est une vraie catharsis pour moi... Dommage que Thibault soit habité par une telle névrose d'abandon !.. Stop ! Tu n'es pas mon psy !.. Il serait temps que Loulou nous fasse son complexe d'Œdipe !.. Cyril nage dans l'analité... V'là qu'il fait de l'analyse sauvage!.. C'est Narcisse épousant son image... Thierry n'a pas le moindre principe de réalité... Ça, ça ressortit plutôt au préconscient... Tes trous de mémoire, c'est du refoulement pur et dur... Quelle pulsion de mort a pu le pousser à faire feu dans une école ?.. Excuse-moi, mais tu refoules... Si Mickey n'a que quatre doigts, c'est qu'on est dans le prégénital... Aïe ! Aïe ! Aïe ! C'est une vraie castration... Tu le vois, Thomas c'est le pervers narcissique par excellence... L'érogénéité, c'est partout chez elle... Je pense que ses mécanismes de défense ont lâché... Dis donc, je ne l'ai jamais vu se défouler avec une telle violence... Est-ce qu'une œuvre d'art est une réalisation symbolique ?... Tu penses que c'est le traumatisme de la naissance ?.. Benoît fait toujours de mauvais choix d'objet... Est-ce que la Tour Eiffel est un symbole phallique ?.. Arrête ! Tu es en pleine dénégation... Je t'avoue que je me serais bien passée de son passage à l'acte... Hermine c'est perversion et compagnie... On a assisté à une véritable psychose collective... Tu nages en plein fantasmes... La veuve noire, c'est une imago maternelle ?.. Les frustrations, ça fait grandir. Te me remercieras plus tard... Je te laisse découvrir mes zones érogènes... Non, tu ne peux pas l'empêcher de sacrifier à ses rituels compulsifs... Je suis en pleine neurasthénie... Il faut lui laisser le temps de faire son travail de deuil... Mon pauvre vieux, tu es en pleine idéalisation... C'est son dernier film : « refoulé, le retour »... Il faut qu'il en passe par une élaboration psychique... C'est une véritable hystérique... Encore un divorce ! Tu es vraiment le roi de la compulsion de répétition... Dommage ! Mais c'est une vraie femme phallique... Camille a souffert d'abandonnisme... Dis-moi : pulsions sexuelles, c'est pas un pléonasme ? Et fantasmes sexuels, aussi ?.. Mais, mon vieux, ça c'est de la résistance... Cet échec, ça a été une blessure narcissique insupportable... Tes ballonnements c'est un stade anal mal digéré... Albin et sa névrose d'échec qui lui interdit de tout faire... Christophe, il a un méga complexe d'infériorité... Tous ses bobos c'est de l'hypocondrie. Ne cherches pas plus loin... Il n'y a pas de bonne interprétation en soi... Isabelle a eu un gros choc traumatique... Pasolini, avec Salò, c'est du sadique-anal... Forcément, tout ce qu'il a refoulé, lui est resté sur l'estomac... Félix, c'est LE névrosé obsessionnel... Méfie-toi, c'est un vrai schizo... Mon héritage ? Une grosse névrose familiale... Je te rappelle à une neutralité bienveillante... J'ai l'impression que tu es bouffé par ton sentiment de culpabilité... Ça manque de sublimation tout ça... Le psy dit que c'est une inhibition scolaire... Fais attention, Fanny a plein de phobies... Ici on vend tous les articles pour vos jeux sado-maso... Celui-là, il est travaillé par ses pulsions.... Tu clives ! Tu refoules !Non, c'est toi qui projettes !.. Tes reflux gastriques, c'est psychosomatique... Le travail du rêve. Tu te rends compte, je bosse en dormant... Sa libido c'est MMS, matin, midi et soir. Le mien, sa libido, c'est aussi MMS, mais mardi,mercredi, samedi. Chez moi, disons que MMS c'est devenu mars, mai, septembre. Pour nous hélas, MMS, c'est : mes meilleurs souvenirs... Mais enfin, quel scénario inconscient tu nous joue en l'épousant ?... Ça, c'est un tour de cochon de ton inconscient....À la naissance de sa sœur, Kévin nous a fait une petite régression... Tu crois que ce singe avec la glace, il en est au stade du miroir ?

 

 

 

Et que dire quand on nous suggère que « Juliette cherche un père » ou que « Charles a épousé sa mère » ? Sans cesse on nous assène, à cor et à cri, que le complexe d'Œdipe n'existe pas, et pourtant il est partout présent dans notre langage.

 

 

 

On en vient à se demander si tout ce que nous sommes aujourd'hui, si toute notre culture, notre langage, notre manière de penser, de nous percevoir, ne sont pas entièrement fondés sur la psychanalyse. Dès lors, il pourrait sembler que, en la rejetant c'est nous-même que nous rejetons, à l'instar de l'adolescent qui, animé par la soudaine haine contre ses parents, qui vient de l'envahir, balance aux orties d'un coup tout ce qui vient d'eux, refuse leur éducation, leurs valeurs, leur autorité, se tatoue, se perce, voire change de sexe, pour nier tout héritage. Il peut même décider de se défaire de ce corps, témoin de leurs amours, fabriqué avec leurs chromosomes, et de le remplacer par des organes artificiels, comme l'ont fait Robocop, l'Homme qui valait trois milliards ou Terminator.

 

 

 

Si la psychanalyse s'est ainsi insinuée dans le tréfonds de nous-même, a imprégné si profondément notre culture, a édifié si richement notre vision du fonctionnement humain, ce n'est pas parce qu'elle constitue le délire d'un esprit malade, les fantasmes d'un vieux médecin juif, pervers et mégalomane, mais parce qu'elle est l'expression la plus pertinente, la représentation la plus aboutie qui soit de notre univers psychique, parce qu'elle parle de nous, de ce que nous sommes profondément et c'est pour cela que le langage se l'est appropriée aussi facilement.

 

 

 

Voilà donc un panorama gigantesque, incernable dans sa totalité, de ce que la psychanalyse a déposé en nous. Elle a transformé radicalement notre culture, et donc notre substance-même. Et elle était devenue la référence première de la connaissance philosophique de l'Homme. (Aussi problématique soit-elle. Mais la connaissance de l'Homme n'est-elle pas toujours problématique ?)

 

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