Le revers de la médaille

Un pays qui pratique la peine de mort n'est pas une démocratie. Démonstration.

 

Il y a quelques jours François Hollande a remis la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Nayef. Cet événement a été vertement critiqué par plusieurs responsables politiques depuis l'extrême-droite jusqu'au député socialiste de Haute-Garonne, Gérard Bapt, qui a estimé, dans un communiqué, que « le réalisme politico-commercial ne devrait pas conduire à des postures morales à deux vitesses ».

Évidemment la toile électronico-arachnéenne s'est enflammée et a dénoncé un tel geste, que l'Élysée avait tenté de dissimuler. Une sentence implacable a glissé d'écrans en écrans, déclarant que « l'Arabie saoudite n'est pas une démocratie, puisqu'y sont pratiquées des exécutions capitales. »

Cela me semble en effet un critère fondamental, et que l'on peut appliquer à n'importe quel pays qui n'aurait pas abandonné cette pratique barbare.

Prenons-en un, notre cousin, notre modèle, celui que nous imitons en tout : les États-Unis. Ils pratiquent toujours la peine de mort. Donc, la conclusion est sans appel, ils ne sont pas une démocratie. CQFD.

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