Il suffisait d'être patient pour assister à l’éventualité dnun retour au pouvoir de la famille Pahlavi. A mon extrême droite, Reza (junior), fils de son père, un dictateur sanguinaire parti avec la caisse lorsqu’il a dû s’enfuir en 1979 du pays qu’il a ruiné et dont la police politique, la Savak, a commis un génocide démocratique pendant des années. La situation rappelle celle d’aujourd'hui, à cette réserve près que l’empereur sanguinaire reçut le soutien sans faille des démocraties occidentales pendant la guerre froide, France et Usa en tête, pétrole et programme nucléaire obligent,sans oublier Israël pour qui le régime du tortionnaire constituait un rempart contre l'islam. Les apprentis sorciers qui ouvrent les boîtes de Pandore ne sont jamais décevants.
Le shah, admirateur d’un autre boucher, français celui-là, votre Napoléon (1), mais surtout, "descendant" auto-proclame de Darius, le légendaire fondateur de l’empire perse, posa lui-même la couronna sur sa tête (1967) avant d’organiser quatre ans plus tard, en 1971, à Persepolis, une petite sauterie pour le 2500ème anniversaire de l’empire, au cours de laquelle il reçut les dirigeants de 69 gouvernements étrangers (sur les 190 que comptait la planète). Ce fut à la fois une occasion (supplémentaire) pour la population iranienne de danser devant le "buffet" , évalué à 17 millions de dollars par les organisateurs et à plus de 300 millions des mêmes dollars par les "syndicats", pour la très cruelle Savak de faire la preuve de son efficacité et de témoigner de la capacité d’hébergement impressionnante des prisons iraniennes.
1979, plus douce sera la chute. Du Washington post (16 janvier 1979) : Durant les 53 années de la dynastie Pahlavi, la famille impériale a amassé une fortune colossale, estimée à plusieurs milliards de dollars. Un économiste iranien évalue le patrimoine de l'ensemble de la famille royale à plus de 20 milliards de dollars, une somme astronomique qui égalerait, voire dépasserait, la richesse de n'importe quelle autre famille royale des pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient.
Difficile de savoir si l’appel de la population au retour d’un Pahlavi est une info ou une intox (cf bande-son trafiquées dénoncées sur France Info) au vu de la facilité avec laquelle l’intelligence artificielle ne cesse de manipuler médias et réseaux sociaux et les reportages diffusés.
Savak vs pasdaran. Si Pahlavj jr, baudruche gonflée par les médias, accedait au pouvoir, surtout avec "l’aide" de Trump et de ses menaces de bombes, il faudrait plaindre les iraniens qui se font massacrer, ballottés qu’ils sont depuis près d’un siècle d’une dictature corrompue et criminelle à l’autre. Par chance, les diplomaties européennes ont trouvé le sirop qui leur permet de protester avec la dernière énergie contre les crimes du régime des mollah. En effet, Macron. Merz, Stammer "condamnent fermement le meurtre de manifestants et appellent à la retenue". A moins qu’ils se soient adressés à Trump suite à l’intervention au Nicaragua et les meurtres commis par ICE et les autres les polices politiques des USA. Il reste à espérer qu’une sorte de C.N.R. local ait jeté les bases d’un programme, autrement, il serait à craindre que contrairement à l’espoir du cinéaste Jafar Panahi, pour lequel j’éprouve une profonde estime, que la lame de fond de la révolte iranienne ne donne lieu qu’à la main mise d’un clan sur le pays.
(1) deux autres admirateurs comme Zemmour du dictateur Napoléon : Jean Bedel Bokassa qui reçut l’onction de De Gaulle avant d’offrir les diamants qui participeront de la défaite de Viandard d’Estaing en 1981. Son titre complet, " Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national". Avec Idi Amin Dada, la famille Neron compte un autre représentant sanguinaire avec "un pet au casque" dans la region. Il fut également soutenu par nos chères démocraties occidentales. Force est d’interroger quelle influence "les bienfaits de la colonisation" ont eu sur les cerveaux dérangés de ces trois déments sanguinaires.