Le malade, le football, survivra-t-il au traitement de cheval prescrit par les Diafoirus de la Ligue Nationale Professionnelle qui regroupe les présidents de clubs dont la gestion dispendieuse a conduit leur bébé sur le point d'être jeté avec l'eau douteuse de leur bain, à l'exemple de leurs collègues chefs d'entreprises qui ferment boutique ou délocalisent. Ouf ... vous avez quinze minutes pour répondre à ce "sujet de société" dont personnellement...
La radio d'état avait invité quatre spécialistes pour débattre de la question des droits télés. Madame N. Ianetta, ancienne journaliste sportive de "Canal" (1), passée par le cabinet de F. Hollande pour conseiller le champion de scooter sur les questions de sport (2) avant de pantoufler en crampons à la direction du service des sports de France inter avait dû apporter les croissants. Elle tacle le, comme elle dit, "produit" , le championnat de France de football surcoté, qui ne suscite pas suffisamment d’abonnements pour satisfaire l’appétit des diffuseurs qui ont payé, très cher, les droits dnun spectacle qui manque d'intérêt. Il a donc été demandé de revoir le montant du contrat à la baisse (3). Vous nous assassinez ont glapi les présidents de la LFP qui, si j’ai bien compris, auraient déjà dilapidé les fonds qu'ils espéraient récolter pendant les trois ou quatre prochaines années ; peut-être ont-ils suivi une formation au commissariat du plan ou à Bercy.
Les présidents de la ligue de football professionnel ( LFP) ont donc décidé de la jouer perso' mais sans filet, en diffusant eux-mêmes les matches de la Ligue 1 McDonald's (4) et de la Ligue 2 BKT, c'est quoi ? Hélas, les bataillons d'abonnés sont restés en rade, et aucun frémissement d'enthousiasme n'est au rendez-vous. Nls intervenants craignent que le football français boive le bouillon jusqu'à la lie (c'est pas l'expression ad hic ?).
Seules les compétitions européennes, particulièrement la "champion’s cup", intéresseraient les spectateurs et donc les diffuseurs et les clubs qui reçoivent une mane très lucrative de l’Uefa pour leur participation à l'échelon supérieur. C'est comme à l'école. Ce qui explique que les clubs, au moins les "big five", les cinq plus grands clubs européens, poussent à la création d’un championnat européen fermé, calqué sur celui de la NBA, dans lequel ils seraient assurés de rentabiliser les achats de matériel humain sans craindre qu'ils soient improductifs à cause de descente dans une division inférieure où les recettes seront diminuées.
Après qu'un des participants ait réalisé qu’"il faudrait parler de sport", la girl from Hollande "met un petit billet" sur quelques clubs avant d'évoquer le plaisir procuré par le retour de Pogba, un tricheur condamné pour dopage. Enfin, après les questions de "qualité du produit" et de budgets vient le moment de rappeler l'objectif assigné au spectacle sportif, soumission et obéissance. Si le projet de ligue européenne était mené à bien, le reste des équipes participeraient alors à un championnat croupion. Pour subsister, les clubs devraient s’inspirer du modèle anglais en se rapprochant de leur "fan base", ce modèle communautariste à l’échelle du quartier, à l'exemple du système qui irrigue le reste de la société. En avant Brick Lane, adieu la lutte des classes. Né ici, tu fréquentes l'école du quartier, tu fais le coup de poing (voire plus si affinités ) au nom du quartier, tu supportes le club local dont tu portes les couleurs. Le soir, au pub, tu flirtes avec ton profil, avant de l'épouser avant que le corbillard t'emmène pour une dernière rencontre jouée sur ton terrain.
Vingt-deux millions de français(e) seraient intéressé(e)s par le foot. Mazette ... des spectateurs et des parieurs ? Perso, le foot, j'ai beau y avoir joué quand j'étais môme (les loisirs, c'était ça ou enfant de choeur), c’est quand même très chiant. Autant qu'une compétition de natation. Je me demande si je ne préférais pas assiter à la diffusion du championnat du monde de Pokemon auquel seize français participent ou au championnat mondial des universités avec trois établissements français dans le top 50 mais où Saclay recule d’une place, glorieuse certitude du sport.
Même nos génies de politiques tombent sous la dépendance des charmes lascifs de la compétition, en l'appliquant au Smic dont ils voudraient régionaliser le montant. Par souci de justice, une première, après avoir constaté (5 ans d'etudes) que le coût de la vie est plus élevé en Ile de France que dans la majorité des régions. La faute à qui ? Aux cigarettes, aux quotidiens, au gramme de cocaïne ? Au logement, bien sûr, le principal responsable qui s'autorise à pratiquer des prix honteusement indécents. Bonjour la concurrence entre les régions mais pas touche à l'encadrement des loyers ni à l'interdiction des hébergements touristiques. Vive la concurrence libre et non faussée.
Une certaine Stéphanie Villers de PwC france, cabinet de conseil et d'expertise juridique et fiscale (manque le terme d'optimisation ), nous chante l'air de la compétition entre les individus, avec ces profiteurs de retraités qui remportent le championnat de France des dépenses sociales. Sa solution, taper sur ces inutiles en leur piquant leurs économies. T'inquiète, pas celles des Bol doré et Lagardère, les tiennes mon ami. Sa camarade ministre montchagrin désigne, elle, d'autres coupables, une spécialité française, les arrêts de travail. La position des soeurs jumelles manquent de radicalité. Il existe une solution simple pour combler le trou de la couche d'état qui n'a rien vu venir : laisser crever les plus de soixante et quelques.
Tiens, "encore un truc qui m'interpelle" (Richard Anthony), la sortie du dernier album de Taylor Swift. Je me suis astreint à écouregarder "Anti héro " un de ses clips me félicitant d'avoir connu B. Dylan, L. Cohen, J. Baez, J. Collins, N. Young ... maisjJe suis injuste. La production de cette artiste est tout de même au niveau d'une kermesse de fin d'année. Géante la kermesse, en plus électrifié et en plus speed. Dire que cette artiste a été érigée au rang de figure de proue des opposants à la nouvelle élection de Trump, il y a de quoi être confondu devant la vigueur du mouvement protestaire aux USA. On est loin du bras de fer pour les droits télévisés. Va savoir ...
(1) les charmes de l'apocope
(2) Elle doit certainement être pour quelque chose dans l’horreur olympique qui nous a été infligée.
(3) d’un contrat annuel de 106 millions d’euros entre 98 et -99 on avait grimpé à 624 millions entre 2021 et 2024 avec une pointe de 726 millions entre 2016 et 2024.
(4) du nom du diététicien préféré du microcosme sportif