Force est de reconnaître qu'entre ses invitations à Versailles et des vacances azureennes, il était inévitable que Poutine prenne goût à la France et qu'il veuille en faire sa résidence secondaire. Or, depuis que celui qu'il ne fallait pas humilier, est privé de visa, il lui était plus facile de s'installer au quai d'Orsay et de confisquer les tampons. D'autant plus que Macron semble le narguer avec une répétition de "choose la France".
Notre Gengis Khan du Fouquet (non, lui c'est Sarkozy) du Touquet envisage de mettre en chantier un porte-avions baptisé "L'Emmanuel Macron", capable de remonter la Seine jusqu'à Paris pour protéger les franciliens. L'été, il serait transformé en bateau mouche à la fois pour en compenser les coûts et pour décourager les éventuels envahisseurs, écoeurés par la force du moral exprimée par les flonflons des embarcations. Pendant ce temps, le stratège de Bregançon devrait rejoindre son poste de commandement, dans un bunker sans fenêtre ni aération où il devrait supporter les blagues du chef d'état major des armées. On comprendra que je préfère être à ma place qu'à la sienne.
D'évidence, quelques mesures contraignantes seront obligatoires. L'interdiction du téléphone portable aux mineurs de moins de 16 ans qui pourra d'ailleurs être étendue à l'ensemble de la population puisqueles algorithmes ne sont pas réservés aux mineurs. Etrange pour un type qui n'a jamais hésité à promouvoir et à favoriser l’utilisation, oa soumission aux écrans.
De même, pour éviter que les agents ennemis dissimulent leur visage, le port du voile sera interdit. Enfin, avec le rétablissement du service militaire volontaire obligatoire, les militaires sauront en permanence où sont planqués les pacifistes et les espions ennemis. Les appelés tueront (le temps) en révisant la marche au pas, en répétant les gestes des corvéed de chiottes et ne chantant la marseillaise, la main sur le cœur, comme nos héros olympiques. Et avec enthousiasme. Faute de quoi, ils iront chercher la clef d’une cohésion nationale (*) fantasmée par des politiques qui n’ont probablement pas vécu le même service militaire que moi, qui date de l’époque des comités de soldats.
(*) en référence à la clef du champ de tir, une sorte de dahut imaginé par des crétins galonnés que cela faisait rire.
La Kulture ne sera pas oubliée du programme des classes de nos jeunes recrues. La ministre de la culture faisandée et du Chic, c'est black friday chez les bijoutiers. Ils devront pouvoir réciter la chanson du mal aimé de Guillaume Macron, au passage du porte-avions ...
"Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au triste soir"
Rendez-vous à l'armistice ou à la capitulation.