ISRAËL: SHARON héros national

ARIEL SHAROM

 

 Préambule

Ariel Sharon (en hébreu : אריאל שרון), né Ariel Scheinermann[2] le 26 février 1928 à Kfar Malal en Palestine sous mandat britannique, est un général et homme politique israélien.

Cofondateur du parti de droite Likoud, il s'est illustré militairement au cours des guerres israélo-arabes de 1948-49, de Suez, des Six Jours et du Kippour.

À l'issue d'une longue carrière politique, il devient Premier ministre le 7 mars 2001, après le déclenchement de la seconde Intifada. Suite à la mort de nombreux civils, il met en œuvre le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza.

Reconduit après les élections législatives de 2003, il demande la dissolution de la Knesset en novembre 2005, et crée son propre parti, Kadima, en vue des élections anticipées de 2006. Mais en décembre 2005 et janvier 2006, il est hospitalisé à deux reprises au centre médical Hadassah de Jérusalem, victime d'attaques cérébrales. Plongé dans un coma artificiel, il est démis de ses fonctions de Premier ministre au bout de 100 jours.

Transféré le 28 mai 2006 au centre médical de longue durée Chaim Sheba, Ariel Sharon est toujours hospitalisé en 2010. Plongé dans un coma profond il réagit à certains stimuli[3]. Alimenté par une sonde, il n'a plus besoin d'assistance respiratoire[4]. Selon ses médecins il n'y a pas d'espoir qu'il se réveille un jour[4].

Ses défenseurs louent son « pragmatisme [5]» et sa stature de « grand homme d'État [6]», tandis que les critiques qui lui sont destinées évoquent sa « logique de guerre[7] » et les crimes qui lui sont attribués[8] ».

 

Remarque

Il se pourrait que Sharon soit maintenu en vie jusqu'au jour de l'Avènement du Royaume

 

  ARIEL SHARON HEROS NATIONAL

 

Pour le professeur Dan Horowitz, déjà en 1982 après l’invasion du Liban écrit : « Israël est  mûr pour le fascisme. Il en possède les bases politiques : l’association de plus en plus étroite du nationalisme tribal, du fanatisme religieux et du populisme. Plusieurs sont prêts à assumer le rôle de chef : Ariel Sharon, Rafael Eitan

 

 

Sharon "grand héros" national

Sharon « grand héros » du sionisme veut donner à Israël les dimensions préconisées par le projet sioniste et rassembler le maximum de Juifs en Israël.

Il ne fait que reprendre les politiques de ces prédécesseurs dont le très illustre Ben Gourion qui profitant de l'hostilité des pays arabes et surtout des Palestiniens à la création d'Israël, une monumentale iniquité votée par une "majorité qualifiée" par l'ONU contre la volonté des principaux intéressés, a profité avec l'aide des "nations civilisées", pour mettre une dérouillée à une coalition hétéroclite "d'opposants" et arrondir de quelques 20% les contours de l'Etat hébreu accordé à Israël et chasser quelques centaines de milliers de Palestiniens et confisquer leurs terres pour y implanter des colonies juives

En 1949, les pays arabes prenant conscience du rapport des forces ont proposé de signer un "accord de paix" avec Israël en échange de la restitution des territoires conquis et du retour des réfugiés, malgré le vote de l'ONU en faveur de cette paix, Israël a pu en dépit de toutes les résolutions de l'ONU se maintenir dans les territoires conquis, contrairement à ce que préconisela Chartedes Nations Unies.

En 1967, le gouvernement travailliste de Lévy Eshkol, après une campagne de propagande sioniste qui faisait trembler le "monde entier" sur les "dangers mortels" que courait Israël, TSAHAL a remporté une "victoire miraculeuse" en 6 Jours (le temps que Dieu a mis pour créer selon la Bible, le Ciel et la Terre). Ce "Miracle »" a provoqué une inversion du courant migratoire vers Israël (le départ des Juifs venus en Israël pour tenter "l'aventure" dans les kibboutz était supérieur aux immigrants)

Une bonne centaine de milliers de Palestiniens ont été priés, par le "bon" administrateur, car ce "brave" homme milite pourla Paix Maintenant). Il me souvient que ce Monsieur avait déclaré: "Les Palestiniens ne sont pas chassés mais sont déplacés pour des raisons de retrouvailles familiales") et la colonisation des territoires occupés a de suite commencé, à des rythmes variés... même sous Rabin les colonies se sont trouvées en pleine expansion. Ce qui choque et risque même d'être dangereux pour Israël, Sharon a la franchise et l'aplomb du bon sioniste de droite, et met à jour ce qu'il en est du sionisme et de l'État d'Israël.

(Nouvelobs permanent Franz

 

L’Election triomphale de Sharon: un révélateur

L’élection triomphale d’Ariel Sharon , l’accueil  délirant fait à sa victoire par les Israéliens, peut désoler tous ceux qui prenaient pour argent comptant les mensonges colportés par la propagande israélienne , qui  proclame urbi et orbi la volonté de paix de l’Etat hébreu et dénonce le « Refus Arabe ». Pourtant , un simple coup d’œil sur l’évolution de la carte géographique d’Israël nous montre qu’en cinquante ans sa superficie a augmentée de plus de plus de 30%  de celle prévue par le plan de partage de l’ONU,  et  surtout une analyse   honnête de tous les actes et comportement politiques de l’Etat juif démontre que depuis cinquante ans les Israéliens pratiquent une politique de colonisation rampante, au nom du Droit au Retour des Juifs sur la terre de Palestine qui vise mise en place du GRAND ISRAËL auquel aucun dirigeant n’a vraiment jamais renoncé, tout en nous faisant  croire, à travers des campagnes propagande sioniste très bien orchestrées, le contraire.

Tous les dirigeants israéliens affichent leur « volonté de paix » avec les Palestiniens, ces messieurs nous parlent des « concessions douloureuses » que par « amour pour la paix » Israël est disposé à faire.  Par une ironie de l’histoire, qui s’inscrit parfaitement dans les arcanes de la politique israélienne qui depuis cinquante ans parle de paix tout en poursuivant la colonisation dela Palestinepour y caser le maximum de juifs rameutés par la propagande sioniste et chasser les  «bouniouls »  palestiniens , la signature par Arafat d’un accord intérimaire de paix  dits : « Accords d’Oslo» a permis, en toute logique politique, ( toute négociation en posture de vaincu ne peut être qu’un acte de capitulation et engage une collaboration avec l’ennemi qui tient le vaincu à sa merci) ,aux Israéliens  avec la complicité objective de l’Autorité palestinienne de parachever, en toute quiétude, la colonisation des terres les plus fertiles dela Cisjordanieet de la bande de Gaza et de s’assurer le contrôle des ressources d’eau.

Cette élection  de Sharon s’inscrit  donc dans la logique historique et politique  du peuple juif d’Israël, dans ses attitudes de refus paranoïaque de la reconnaissance de « l’Autre », le Palestinien, qu’il a chassé de ses terres et dont il redoute  le retour, dans la crainte de perdre son hégémonie et sa spécificité d’Etat du Peuple juif. Dans cette logique, l’acceptation par Israël , concernant les Palestiniens, de se soumettre aux règles élémentaires du droit international ou même du droit privé ordinaire, qui à priori régit le fonctionnement de ses institutions, dites démocratiques, est une impossibilité ontologique si on se réfère à l’essence du projet sioniste, la création d’un Etat juif sur toutela Palestinequi  depuis cinquante ans  s’inscrit dans une logique coloniale archaïque qui ne reconnaît, de fait , aucun pouvoir, aucun droit aux « indigènes »,  aussi bien sur le plan international que dans les règlements qui régissent les droits à la propriété, exceptés ceux concédés « généreusement » par la puissance coloniale, en l’occurrence le  « peuple juif »,  qui se considère , en se référant àla Sainte Bible, comme le seul « propriétaire » de la terre de Palestine

Israël s’inscrit donc en porte à faux avec le droit international officiellement proclamé par l’ONU ; Israël dernier avatar du colonialisme occidental, s’est édifié, comme toutes les entreprises coloniales occidentales, avec  toutes les complicités du silence  ou d’une minimisation de ses crimes au nom du droit à son existence face au « Refus Arabe », inversion paranoïaque évidente du refus israélien  de reconnaître aux Palestiniens leurs droits historiques sur la terre de Palestine et d’accepter d’en tirer un certain nombre de conséquences : comme  l’acceptation du droit au retour des Palestiniens sous l’égide et le contrôle des instances internationales, de fait, la mise en pratique des résolutions 194 et 242 de l’O.N.U dont Israël se moque comme de sa première chemise

Dans les années 90, après les expéditions désastreuses au Liban,  et une première « Intifada », Israël esquisse des gestes de bonne volonté, des simulacres qui ont conduit l’Autorité palestinienne, et aussi la majorité du peuple palestinien souhaitant  vivre en paix, à faire des concessions  fondamentales: comme la reconnaissance de l’existence d’Israël, l’acceptation de la mise en place d’un Etat palestinien sur seulement 20% de l’étendue des territoires de la Palestine, le renoncement à la lutte armée, et surtout, la collaboration avec Israël dans l’élimination  des forces de la résistance opposées aux « Accords d’Oslo » signés au cours d’une grande Garden party à Washington,  « accords » salués comme une promesse de paix alors qu’ils n’étaient , en réalité, qu’une capitulation en rase campagne du peuple palestinien abusé par ses dirigeants, dont Arafat,  et tous les larbins de la propagande sioniste qui sévissent depuis cinquante ans.

Sans entrer dans les détails de toutes les péripéties de cette partie de poker menteur entre Israël et l’Autorité palestinienne, toutes les décisions prises, toutes les déclarations faites par les dirigeants israéliens démontrent qu’il ne s’agissait que d’une sinistre farce dont les Palestiniens peuvent mesurer toutes les conséquences désastreuses qui trouvent leur apothéose avec l’élection de Sharon, figure emblématique de l’État hébreu, expression bien concrète et sans détours de « la volonté de paix d’Israël »

A ceux qui ont la mémoire courte, il faut bien rappeler que, dès l’ouverture des premières négociations de paix à Madrid, Itzhak Shamir, dans son discours à la Knesset, le 4 novembre 1991,définit clairement les objectifs d’Israël : « Je vais aux pourparlers de la paix avec la foi qu’il ne faut renoncer à aucune partie d’Eretz   Israël et je m’efforcerai de faire en sorte que la paix ne porte pas atteinte à cette foi, ni aux besoins de mon pays. Mon gouvernement n’acceptera pas que la paix américaine fasse pousser des mauvaises herbes telles qu’un État palestinien » 

Remarques

Je ne pensais pas avoir une confirmation aussi rapide de la collusion existant entre le Likoud et les Travaillistes pour l’application  brutale d’une même politique de refus à l’égard des droits élémentaires des Palestiniens, pour l’achèvement de la mise en place du GRAND ISRAËL. Une opération menée de main de maître avec ce cynisme recouvert d’une épaisse couche d’humanisme visqueux et arrogant admirablement illustré par Golda Meir recevant Anouar el Sadate dans les années 70 : « Israël pourra vous pardonner d’avoir tué ses enfants, mais il ne pourra jamais vous pardonner de l’avoir obligé à tuer les vôtres »

Demain, l’inusable Pérès, cacique humaniste, politicien véreux sous des allures de Monsieur « bcbg », sera, sans doute, après quelques moues de diva , Ministre des Affaires Etrangères ; il pourra retrouver son « ami et compère » Arafat , (je vois d’ici les embrassades de retrouvailles  amères et compatissantes) pour lui proposer de signer un nouveau bail de location pour les quelques arpents de terres de Palestine rétrocédés par Israël  en attendant le solde pour tout compte quand les Juifs  israéliens auront aménagé en Cisjordanie leur « Lebensraum », et surtout pour lui demander de remettre en route une collaboration qui a si bien fonctionné pendant sept ans puisqu’elle a permis aux Israéliens d’amplifier en toute quiétude la politique de colonisation dans les « territoires occupés » et aboutir  à ce « plan de paix que les Palestiniens ont, à juste titre refusé puisqu’il signifiait un enterrement de seconde classe d’un Etat palestinien tel qu’il a été préconisé par les résolution de l’ONU, résolution sur lesquelles Israël se sent autoriser à chier et pisser dessus.

Il est devenu bien clair que pour les Palestiniens qui ont tout donné en reconnaissant l’existence d’Israël, les « dons d’Israël » ne sont que des miettes tombées de la table de ceux la race des seigneurs, les Juifs qui se déclarent comme les propriétaires légitime de la Terre Sainte(cf. déclaration de Shamir) ; de fait la « restitution de 95% des territoires occupés proposé par le « plan Clinton » ne représentent en réalité qu’environ 80% puisque Israël se proposait d’échanger les grands blocs des colonies  juives de Cisjordanie contre quelques arpents de terres d’Israël du désert du Néguev, de plus  Israël gardait le contrôle  des ressources d’eau , enfin en échange de cet « accord généreux » les réfugiés palestiniens devaient renoncer à leur droit au retour alors que le Droit au Retour des Juifs en Palestine reste un droit sacré… Le futur Etat palestinien ne peu être aux yeux des Juifs israéliens qu’un Etat démilitarisé, un Etat vassal d’Israël… Ces propositions d’accords de paix contraires à toutes les résolutions de l’ONU, proclamées par nos médias comme  étant une « avancée historique » sont inacceptables, et la réponse des Palestiniens a été « l’Intifada ». A la réflexion, pour Barak et Pères, l’élection de Sharon est une aubaine puisque ce « Monsieur » représente la volonté politique de 84% des juifs israéliens, et nos deux compères pourront apporter leur caution à la volonté du peuple juif démocratiquement exprimée en arrondissant, peut être, quelques angles ; le couple répression- opérations de séduction nous promet bien de surprises,  (Nouvelobs permanent Franz)

 

 

 

 

 « ARIEL lave plus blanc »…

Avec le recul on comprend aussi les raisons qui ont, sans doute,  amené Ehud Barak à sponsoriser la promenade de Sharon au « mont des Temples », une « provocation »opportune qui s’inscrit dans la logique politique d’Israël qui ne sait que conjuguer, depuis cinquante ans, que les verbes : réprimer et coloniser, dynamiter et bétonner…

 Avec ce trio bien typé, expression de l’unité nationale du peuple juif d’Israël, les Israéliens pourront procéder à une grande lessive dans les « Territoires occupés », mais il se pourrait que les peuples arabes révoltés sortiront de leur léthargie ou de leurs vaines vociférations pour soutenir plus efficacement la lutte du peuple palestinien, et que  surtout Arafat prendra une retraite bien méritée  pour être remplacé par des dirigeants plus jeunes et moins naïfs, des dirigeants en phase avec les Palestiniens qui au bout de sept ans ont compris ce qu’il en était des Israéliens, et que au bout du compte les nouveaux dirigeants palestiniens soutenus par les 350 millions d’Arabes amèneront les six millions d’Israéliens et tous ceux qui les soutiennent à être  « raisonnables » en respectant , quoiqu’il leur en coûte,  le Droit international (Nouvelobs permanent Franz)

 

  Sharon, Josué des temps modernes !

Un simple coup d’œil sur l’évolution de la carte géographique d’Israël nous montre qu’en cinquante ans sa superficie a augmentée de plus de plus de 30%  de celle prévue par le plan de partage.

 Depuis cinquante ans les Israéliens pratiquent une politique de colonisation rampante, au nom du Droit au Retour des Juifs sur la terre de Palestine qui vise  la mise en place du GRAND ISRAËL auquel aucun dirigeant n’a vraiment jamais renoncé, tout en nous faisant  croire, à travers des campagnes propagande  bien orchestrées, le contraire.

Tous les dirigeants israéliens affichent leur « volonté de paix » avec les Palestiniens. Ces messieurs nous parlent des « concessions douloureuses » que par « amour pour la paix » Israël est disposé à faire. Par une ironie de l’histoire, qui s’inscrit parfaitement dans les arcanes de la politique israélienne , la signature en 1993 par Yasser Arafat, ( le chef symbolique et prestigieux de la résistance palestinienne) d’un accord intérimaire de paix  dits : « Accords d’Oslo» a permis, en toute logique politique, (il importe de rappeler que toute négociation en posture de vaincu ne peut être qu’un acte de capitulation et de  ce fait s’engage  dans une collaboration avec l’ennemi qui tient le vaincu à sa merci)

Il appartient donc aux Israéliens avec la complicité objective de l’Autorité palestinienne de parachever, en toute quiétude, la colonisation des terres les plus fertiles dela Cisjordanieet de la bande de Gaza et de s’assurer le contrôle des ressources d’eau.

L’élection de Sharon et les hommages qui lui sont rendus par l'immense majorité des Israéliens s’inscrivent donc dans la logique historique et politique d’Israël, dans ses attitudes de refus paranoïaque de la reconnaissance de « l’Autre » , le Palestinien, qu’il a chassé de ses terres et dont il redoute  le retour, dans la crainte de perdre son hégémonie et sa spécificité d’Etat du Peuple juif.

 Dans cette logique les Palestiniens doivent se soumettre, quant aux Israéliens, pour ce qui concerne ce "problème", les Israéliens se situent au delà des règles élémentaires du droit international ou même du droit privé ordinaire, qui à priori régit pourtant le fonctionnement de ses institutions, dites démocratiques.

Depuis cinquante ans, Israël  s’inscrit dans une logique coloniale archaïque qui ne reconnaît, que quelques droits spécifiques aux « indigènes »,  aussi bien sur le plan international que dans les règlements qui régissent les droits à la propriété, ceux  qui sont unilatéralement concédés « généreusement » par la puissance coloniale, en l’occurrence les dirigeants "colombes"  du peuple juif. 

Israël se considère, en se référant àla Sainte Bible, comme le seul « propriétaire » de la terre de Palestine

De fait,Israël dernier avatar du colonialisme occidental, s’est édifié, comme toutes les entreprises coloniales occidentales, avec  toutes les complicités du silence  ou d’une minimisation de ses crimes au nom du « droit à son existence » face au « Refus Arabe », inversion paranoïaque évidente du refus israélien  de reconnaître aux Palestiniens leurs droits historiques sur la terre de Palestine et d’accepter d’en tirer un certain nombre de conséquences : comme  l’acceptation du droit au retour des Palestiniens sous l’égide et le contrôle des instances internationales, de fait, la mise en pratique des résolutions 194 et 242 de l’O.N.U dont Israël se moque comme de sa première chemise

Dans les années 90, après une première « Intifada », Israël esquissa des gestes de "bonne volonté" qui ont conduit l’Autorité palestinienne, et aussi la majorité du peuple palestinien souhaitant  vivre en paix, à faire des concessions  fondamentales: comme la reconnaissance de l’existence d’Israël, l’acceptation de la mise en place d’un Etat palestinien sur seulement 20% de l’étendue des territoires dela Palestine, le renoncement à la lutte armée, et surtout, la collaboration avec Israël et la mise en prison  des forces de la résistance opposées aux Accords d’Oslo  salués comme une promesse de paix alors qu’ils n’étaient , en réalité, qu’une capitulation en rase campagne du peuple palestinien abusé par ses dirigeants, dont  hier Arafat et aujourd'hui Abou Mazen

Sans entrer dans les détails de toutes les péripéties de cette partie de poker menteur entre Israël et l’Autorité palestinienne, toutes les décisions prises, toutes les déclarations faites par les dirigeants israéliens démontrent qu’il ne s’agissait que d’une sinistre farce dont les Palestiniens peuvent mesurer toutes les conséquences désastreuses qui trouvent leur apothéose avec l’élection de Sharon, figure emblématique de l’Etat hébreu, expression bien concrète et sans détours de « la volonté de paix d’Israël » Nouvelobs permanent Franz

 

 

Remarques

Il est devenu bien clair que pour les Palestiniens qui ont tout donné en reconnaissant l’existence d’Israël, les « dons d’Israël » ne sont que des miettes tombées de la table de ceux la race des seigneurs, les Juifs qui se déclarent comme les propriétaires légitime dela Terre Sainte(cf. déclaration de Shamir) ; de fait la « restitution de 95% des territoires occupés proposé par le « plan Clinton » ne représentent en réalité qu’environ 80% puisque Israël se proposait d’échanger les grands blocs des colonies  juives de Cisjordanie contre quelques arpents de terres d’Israël du désert du Neguev, de plus  Israël gardait le contrôle  des ressources d’eau , enfin en échange de cet « accord généreux » les réfugiés palestiniens devaient renoncer à leur droit au retour alors que le Droit au Retour des Juifs en Palestine reste un droit sacré… Le futur Etat palestinien ne peu être aux yeux des Juifs israéliens qu’un Etat démilitarisé, un Etat vassal d’Israël… Ces propositions d’accords de paix contraires à toutes les résolutions de l’ONU, proclamées par nos médias comme  étant une « avancée historique » sont inacceptables, et la réponse des Palestiniens a été « l’Intifada »

A la réflexion, pour Barak et Pères, l’élection de Sharon est une aubaine puisque ce « Monsieur » représente la volonté politique de 84% des juifs israéliens, et nos deux compères pourront apporter leur caution à la volonté du peuple juif démocratiquement exprimée en arrondissant, peut être, quelques angles ; le couple répression- opérations de séduction nous promet bien de surprises,  « ARIEL lave plus blanc »…

Avec le recul on comprend aussi les raisons qui ont, sans doute,  amené Ehud Barak à sponsoriser la promenade de Sharon au « mont des Temples », une « provocation »opportune qui s’inscrit dans la logique politique d’Israël qui ne sait que conjuguer, depuis cinquante ans, que les verbes : réprimer et coloniser, dynamiter et bétonner…

 Avec ce trio bien typé, expression de l’unité nationale du peuple juif d’Israël, les Israéliens pourront procéder à une grande lessive dans les « Territoires occupés », mais il se pourrait que les peuples arabes révoltés sortiront de leur léthargie ou de leurs vaines vociférations pour soutenir plus efficacement la lutte du peuple palestinien, et que  surtout Arafat prendra une retraite bien méritée  pour être remplacé par des dirigeants plus jeunes et moins naïfs, des dirigeants en phase avec les Palestiniens qui au bout de sept ans ont compris ce qu’il en était des Israéliens, et que au bout du compte les nouveaux dirigeants palestiniens soutenus par les 350 millions d’Arabes amèneront les 6 millions d’Israéliens et tous ceux qui les soutiennent à être  « raisonnables » en respectant , quoiqu’il leur en coûte,  le Droit international

Francis GRISLIN

 

 

Sharon l'homme de la Paix... !?

Nos média célèbrent en Sharon l’homme de la paix, certains s'en offusquent, mais dans une certaine logique journalistique, cette célébration s'inscrit dansla PAIXtelle que la voit Israël. Il est donc, somme toute, normal d'entendre ce genre de discours qui depuis la création d'Israël avalise le comportement d'un Etat, l'Etat d'Israël, qui s'est constitué dans des guerres faites de meurtre et de rapines au détriment des Palestiniens...

D'ailleurs, en Israël, entre "colombes' et "faucons" il n'y a qu'une différence de méthode, mais tous les deux volatiles sont historiquement des PREDATEURS.

Les premiers causent de Paix et poursuivent la colonisation. Rabin fut une "excellente colombe", il s'est payé le luxe de signer un "accord de paix", à causer de paix avec les dirigeants palestiniens tout en poursuivant gaillardement la colonisation des TERRITOIRES OCCUPES

Les seconds annoncent la couleur: c'est ISRAËL qui décide de TOUT, les Palestiniens doivent se soumettre aux seuls intérêts d'Israël et des Israéliens qui se considèrent comme les "propriétaires dela TERRE  SAINTE.

Sharon ne s'est même pas donné la peine de causer avec les dirigeants palestiniens, il a poursuivi la colonisation et même tracé  les nouvelles frontières d'Israël, en faisant ériger un MUR.

Il a clairement imposé au nez et à la barbe dela Communautéinternationale SON DIKTAT, tout en laissant quelques miettes de territoire tombées de la table des

SA(E)IGNEURS

 

 

 

Sharon superstar du suicide d'Israël ?

 

Il ne faut jamais oublier que Ariel Sharon a été élu démocratiquement par les Israéliens qui ont jugé utile qu'il fallait un homme de poigne pour faire entendre raison aux Palestiniens et mater leur révolte contre Israël!

Il faut dire qu'ils ont été bien servis: la répression bat son plein, la colonisation poursuit son bonhomme de chemin... mais la paix s'éloigne à grands pas, parce que ces bougres de Palestiniens résistent malgré tous les efforts déployés par l'U.E , les "amis américains" et le pauvre Arafat qui voudraient bien que cela s'arrête. Mais l'obstination imbécile de Sharon dans "l'éradication du terrorisme" c'est à dire de la résistance du peuple de Palestine, gâche tout à tout moment!!

Messieurs les sionistes et autres imbéciles au crâne bourré par la propagande israélienne,

Le coup des "mères palestiniennes indignes" qui envoient leurs enfants à la mort en lançant des pierres contre les pauvres pioupious de Tsahal on nous l'a déjà fait maintes fois, la "Grande Golda Meïr" ne s'est - elle pas permise de dire, en recevant Anouar el Sadate que: "Le jour où les femmes palestiniennes aimeront leurs enfants autant que les femmes israéliennes, il y aura la paix entre les Palestiniens et les Israéliens... La mort de vos enfants pendant les guerres me révolte bien davantage que celle de nos enfants. Israël pourra vous pardonner d'avoir tué nos enfants, mais ne pourra jamais vous pardonner d'avoir laissé tuer vos enfants dans des guerres que nous n'avons jamais voulues."

 

Messieurs,

Sachez bien que la soldatesque israélienne "s'amuse" à faire des cartons sur ces enfants, ces "sauvageons" qui leur jettent des pierres et ,sans doute, les insultent; elle leur tire dessus comme s'il s'agissait d'une nuée de moineaux!

Non ce n'est pas la promesse du paradis et la rencontre avec les 70 vierges qui poussent les Palestiniens à résister, mais bien la révolte contre l'arrogance et le refus d'Israël de reconnaître leurs droits sur une terre dont ils ont été chassés! La rage aussi de voir leurs frères ou leurs pères descendus à coups de missiles comme s'il s'agissait de "monstres d'apocalypse"!

Non messieurs,les Palestiniens ne restent pas dans les camps simplement pour faire chier le monde et plus particulièrement les Juifs d'Israël, mais ils y restent parce qu'ils n'ont pas fait une croix sur leurs droits reconnus par les Nations Unis et espèrent quela JUSTICEet le DROIT INTERNATIONAL prévaudront sur les droits mythiques du peuple juif.

Les pays arabes n'ont aucune raison d'intégrer les quelques centaines de milliers de Palestiniens qui ont un statut de réfugiés politiques et qui attendent le retour promis par les Nations Unis ou au moins une indemnisation pour les préjudices causés par Israël!

Les Palestiniens ont raison de revendiquer, comme tout peuple victime d'exactions par fait de guerre, leurs droits stipulés parla Chartedes Nations Unis.

Contrairement à vos assertions, ce n'est pas Arafat et sa clique qui poussent les Palestinien à la revendication de leurs droits, mais ce sont les ayant droit qui se sont opposés aux Accords proposés par Barak à Camp David. Arafat et sa clique et une minorité de "collaborateurs" (qui renseignent TSAHAL en se faisant payer) eussent préféré signer un "Accord de paix" et couler des jours tranquilles dans leurs villas.

Messieurs,

Ce ne sont pas les Palestiniens qui, en toute justice, devraient se recaser ailleurs, mais le problème du "recasement" doit être posé aux Israéliens, et plus particulièrement à tous les colons des territoires occupés.

Que cela plaise ou non, que cela contrarie le projet sioniste, le DROIT INTERNATIONAL doit s'imposer en Palestine. Il est non seulement bien scandaleux que le "non droit" perdure, mais ce "non droit" aussi flagrant représente plus sérieusement et plus gravement une menace pour l'existence même d'Israël dont l'intérêt bien compris serait de négocier une paix équitable sur la base d'un respect intégral de toutes les résolutions de l'O.N.U dont l'exécution reste encore bloquée par le veto des U.S.A au Conseil de Sécurité!

 

Sharon  le souci de la clarté

Peu après l’attaque, le nouveau ministre des affaires étrangères, Benyamin Netannyahou, avait donné instruction à ses services pour que l’expression « massacre  du sabbat » soit utilisé pour désigner l’embuscade tendue à Hébron qui a coûté la vie à neuf soldats israéliens et trois colons en armes. Nos médias ont tous repris en chœur et  brodé autour de ces braves pèlerins revenus de leur prière au tombeau du Patriarche et pour corser l’affaire Chirac, Kofi Annan, l’U.E et quelques autres « grands humanistes » se sont payés des déclarations indignées devant tant d’horreur !

Sharon dans son souci de la clarté a rectifié le tir et assuré que : « Le terme « massacre » n’était pas crédible. Les soldats sont tombés au combat, il n’y a pas eu de massacre ». Cette atteinte à l’armée du peuple, ce fait de guérilla urbaine était à la limite politiquement plus grave que l’attaque du kibboutz  Metzer et même que les attentats en Israël perpétrés contre des civils.

En conséquence, le gouvernement israélien  pense, (dans la droite ligne prônée par le sionisme et pratiquée par tous les dirigeants israéliens) , comme l’assurait le ministre de la défense, « profiter de l’occasion pour créer des faits accomplis et  procéder à un nettoyage du terrain ». Ceci, évidemment , implique la complicité du silence des instances internationales qui « comprennent », sans doute fort bien, que l’invincibilité de Tsahal aux yeux des Palestiniens doit être préservée et que toute atteinte grave à ce principe se doit d’être réprimée avec une vigueur extrême.

C’est qu’en toute logique sioniste, si les « massacres » de civils israéliens servent la cause du peuple juif et autorisent ces derniers à des actes de « représailles modérés », toute victoire des Palestiniens dans un acte de guerre contre T.S.A.H.A.L qui pourrait susciter quelque espoir quant à l’issue des  combats engagés par la résistance armée du peuple de Palestine est politiquement intolérable. Et cela même pour ceux, qui comme Chirac (qui en sait quelque chose de par sa propre expérience de « vaillant lieutenant » pendant la guerre d’Algérie) parlent d’un Etat palestinien et critiquent parfois le manque de lucidité d’Israël, mais  qui, en pareille occasion, se doivent d’exprimer « leur horreur ».

 

 

Sharon rend Gaza et met en émoi les Israéliens

Ariel Sharon estimant qu’il était, pour le moment, impossible et en tout cas coûteux pour Israël de maintenir les quelques 8000 colons juifs dans Gaza décide d’établir un plan d’évacuation… Ces quelques arpents de terres volés par les colons juifs, au même titre que les quelques 80% des autres terres de Palestine , Ariel Sharon et les  sionistes de gauche, qui prennent conscience que le racket juif surla Palestinecommence à être mal vu par l’opinion mondiale qui trouve que Israël chie quelque peu dans la colle, se disent prêts à les restituer à conditions que les palestiniens les remercient et s’attellent à achever l’éradication des terroristes, c’est à dire de la résistance palestinienne, engagée par Israël.

Face à l’hostilité des colons qui ramènent leurs versets et incantation bibliques, certains, comme Uri Avneri, s’inquiètent et craignent le déclenchement d’une guerre civile en Israël. C’est comme pour faire croire aux Palestiniens l’immensité du « sacrifice » consenti par Israël et les inciter à considérer ce « premier pas » comme un début d’une volonté de paix israélienne alors qu’il ne s’agit que d’un geste dérisoire dicté par des opportunités politiques  qui ne peuvent tromper que ceux qui sont prêts à collaborer avec Israël et à sacrifier  les droits légitimes des Palestiniens dont les Israéliens se moquent comme d’une première chemise…

Ce remue-ménage fait autour d’un événement mineur est bien significatif des stratégies sionistes  d’imposer une paix octroyée  par Israël sans les Palestiniens et aux seules conditions imposées par Israël. Cette paix octroyée nous est présentée comme étant  la seule voie possible au nom du « réalisme » qui prend en compte  la mentalité profonde des Juifs israéliens et met entre parenthèse les revendications palestiniennes au prétexte que celles-ci peuvent s’exprimer dans un ailleurs arabe, alors que l’immigrant juif aurait fait son voyage en Palestine sans billet retour, sans aucun repli possible.(Nouvelobs permanent Franz)

Remarque : actuelles

Donc, tout en causant, à intervalles réguliers, de « paix », les uns et les autres se sont attachés à réaliser le rêve sioniste du « GRAND ISRAËL » auquel Ariel Sharon a tenté, avant d’être terrassé par la maladie, d’apporter une « touche finale ».

 Il est assez symptomatique,  fondamentalement ubuesque même, que Ariel Sharon, ce héros national du sionisme, soit maintenu artificiellement en vie dans son coma, comme si l’on attendait, que cet Ubu roi, « voit » au cours de Grandes funérailles nationales, son rêve se réaliser

Il s’avère aujourd’hui  en 2009 que ce geste fut une bonne manœuvre politique, une belle démonstration sur l’impossibilité d’une paix avec les Palestiniens qui face aux actes généreux d’Israël se lancent dans le terrorisme en attaquant leurs paisibles voisins juifs

 

 

 

LETTRE OUVERTE AU PARTI SOCIALISTE : A propos de :

          LA VISITE à SHARON d’une délégation du Parti socialiste, juin 2005

 

 

 

Adresse de Franz à 

                François Zimmeray, Jean-Claude Bateux, Claude Bartolone, Nathalie Bellevin, Jean-Marie Bockel, Christophe Bouillon, Pierre Forgues, Jean Gaubert, Jean – Pierre Plancade, membres de la délégation qui a rendu une visite de courtoisie à Sharon.

 

Mesdames, Messieurs, commis voyageurs de la propagande sioniste

 Je viens d’avoir quelques échos de votre visite en Israël et tout particulièrement de votre rencontre avec Ariel Sharon qui malgré ses nombreuses et rudes occupations s’est donné la peine de vous recevoir avec sa bonhomie légendaire !

 A  lire vos déclarations, les organisations commanditaires de votre tournée : l’Association Meldbridge  présidée par Monsieur François Zimmeray, ancien député socialiste européen et le Transatlantic Institute chargé de promouvoir les relations Israël, Etats-Unis France, ont eu toutes les raisons d’exprimer leur satisfaction face à votre « conversion » qui n’est en réalité qu’une confirmation de ce que vous pensiez déjà avant de vous engager dans un si beau et fructueux  voyage.

Je ne me lancerai pas dans de vains reproches, mais je me permettrai de vous faire quelques remarquer  concernant Ariel  Sharon et son Ouvrage d’Art qui recale le MUR de BERLIN au rang d’une palissade, et quand certains parlent de : MUR de la HONTE, ils sont bien en deçà de la réalité.

Monsieur François Zimeray quand vous déclarez que : « Ce voyage représente une opportunité unique pour le Parti socialiste français afin de s’inscrire dans un dialogue duquel il a été absent depuis très longtemps », vous oubliez la longue amitié qui lie le P.S, du moins ses principaux dirigeants, à Israël, à sa politique de colonisation dela Palestine conduite au nom de « la sécurité d’Israël. Jospin , premier ministre, n’a t il pas exprimé, sous les huées des étudiants palestiniens, son opposition radicale àla Résistance palestinienne et ses réserves sur le droit des Palestiniens à un Etat indépendant qui ne conviendrait pas aux desiderata de l’Etat hébreu ?

 Madame Aurélie Filipetti, quand vous déclarez : « Ariel Sharon a pris la peine de nous recevoir, ce qui n’était pas évident, étant donné son emploi du temps chargé et le fait que nous sommes une délégation d’élus socialistes et verts n’étant pas actuellement au pouvoir en France… Etant donné la diabolisation du personnage faite dans certains milieux, nous nous sommes trouvés en présence de quelqu’un qui paraît jovial et sympathique, » vous nous servez morceau de prose bien pitoyable quand on connaît les occupations de ce  personnage qui se prend pour le Josué des temps modernes, et que le peuple d’Israël a élu pour qu’il achève la « pacification » dela Palestine. Ariel Sharon qui n’arrête pas de causer de paix tout en poursuivant sa colonisation, n’a même pas encore eu le temps de recevoir Mahmoud Abbas pour discuter d’un éventuel accord de paix, alors que le « pauvre Abbas » se fend en deux pour vous donner des gages de sa bonne volonté. L’honneur dont vous avez été les heureux bénéficiaires et vos propos émerveillés sur ce sinistre personnage  ont dû faire chaud au cœur de Bertrand Delanoë, votre vénéré maire,  qui ne manque jamais de célébrer l’humanisme, parfois un peu bourru et rude cette grande figure de l’histoire d’Israël.  

Monsieur Jean-Marie Bockel, connaissant vos positions en faveur d’Israël, quand vous dites : « J’ai été très impressionné par Ariel Sharon, à la fois par le contenu et le personnage. J’avais une image très mitigée de lui mais sa sensibilité, sa sérénité, sa gentillesse et les risques qu’il a pris m’ont beaucoup marqué. », Vous ne me faites même pas rire

 Monsieur Pierre Forgues, quand vous déclarez: « Une des choses sur lesquelles j’ai totalement changé d’avis est le « mur ». Avant que je vienne en Israël, je pensais que c’était le mur de l’apartheid. Je comprends désormais que c’est une mesure de sécurité. », vous ne faites qu’ânonner un refrain bien connu de propagande sioniste

 Monsieur  Jean Gaubert quand vous déclarez : « Mon idée de la clôture de sécurité a complètement changé. Je la comparais toujours au mur de Berlin, ou au mur de la honte. Après avoir compris les différentes positions, j’ai compris que ce mur est nécessaire Pour éviter les attaques terroristes qui sont une menace à la paix » Effectivement l’ouvrage d’art militaire réalisé par Israël n’a rien à voir avec le mur de Berlin, avec ses quelques parpaings montés à la hâte en juin/juillet 1961 pour freiner l’évasion des personnes attirées par la propagande capitaliste et contrôler les infiltrations des agents dela C.I.A.

D’ailleurs on peut se rendre compte que le fameux « Rideau de fer » et autres services de contrôle de l’U.R.S.S tant vilipendés par nos « démocrates » étaient bien dérisoires à côte des rideaux de contrôles électroniques mis en place dans nos démocraties.

Par ailleurs je me permets de vous informer que la construction d’un mur de séparation est une vieille idée de certains dirigeants sionistes qui pensaient qu’il serait nécessaire de « stabiliser » les frontières d’Israël sur le maximum de territoires palestiniens après avoir chassé le maximum de Palestiniens dans des opérations de « transfert » prévues dans le projet sioniste de conquête dela Palestine. Laconstruction du mur n’est  pas pour Israël le plus sûr moyen de se protéger, certains résistants palestiniens ont déjà pu le franchir et d’autres risquent de les suivre, comme cela se passait, il y a quelque tem, avec la fameuse ligne Morrice sensée d’arrêter les infiltrations en Algérie des « terroriste » en provenance dela Tunisie.

Monsieur Jean-Pierre Plancade, quand vous déclarez : « Après ce voyage, j’ai réalisé que la clôture de sécurité est le moyen le plus pacifiste de répondre à la guerre qu’ils combattent. Ce mur est nécessaire .Il ne tue personne mais permet d’éviter des victimes des deux côtés » vous n’êtes vraiment pas au courant de ce qui se passe en Palestine, des raids de représailles auxquels se livre quotidiennement Israël, sans parler du charcutage des terres palestiniennes auquel procède l’Etat hébreu envers et contre les règles élémentaires du droit international dont Israël se moque comme d’une première chemise.

Monsieur Claude Bartolone quand vous déclarez : «J’ai vraiment changé mon point de vue sur le mur. Il semble que ce soit le moindre mal de façon à établir le dialogue qui ne peut se poursuivre sous la menace des attaques terroriste » vous me faites quelque peu sourire avec vos circonvolutions, vos suppositions qui se dissolvent dans une affirmation qui ne tient pas politiquement  la route. Depuis quand un dialogue peut-il avoir lieu quand l’un des partenaires est humilié  et a déposé les armes ?

Les exigences d’Israël sont inacceptables et politiquement inopérantes. En 1993, l’Autorité palestinienne sous la conduite de Yasser Arafat avait renoncé à la lutte armée, le résultat des courses on le connaît : l’Etat hébreu a plus que doublé, en toute logique politique, entre 1993 et 2001 ses implantations coloniales en Cisjordanie et Gaza

 Monsieur Jean-Claude  Bateux quand vous déclarez : « De loin nous avons une vue très simplifiée du bien et du mal. Ici, j’ai commencé à comprendre la complexité de la situation. Les opinions deviennent plus nuancées, différentes même. » À lire les déclarations de vos collègues, cela ne me paraît pas évident, à moins que prendre la mesure des problèmes posés consistent à épouser les méandres de la propagande sioniste qui met Israël, l’Agresseur et l’Occupant dans  la posture de la victime potentielle qui en étendant son « Lebensraum » assure sa sécurité et ses droits surla Terre d’Israël que Yahvé a donné, selonla Bible à laquelle se réfèrent les juifs, même s’ils sont agnostiques, en héritage au peuple juif.

 Madame Nathalie Bellevin quand vous déclarez : « J’ai compris que le mur le plus dangereux était celui de la haine construite entre les deux peuples et les réactions aux attaques terroristes. Ce mur semble être le meilleur moyen de réduire la violence. », Votre raisonnement est bien bancal. Si le mur réduit provisoirement certaines violence et peut mettre à l’abri des attaques « terroriste » certains israéliens, il ne fait que amplifier la haine que peuvent éprouver les Palestiniens et tous ceux qui, de plus en plus nombreux, soutiennent leurs droits légitimes, on ne peut plus clairement définis dans les résolutions 194 et 242 de l’ONU, résolutions que Israël récuse parce qu’elles ne lui conviennent pas, puisqu’elles mettent en danger son « existence »

 

Mesdames, Messieurs,

                                     Vos éloges que vous exprimez sur Ariel Sharon et votre justification de la construction de ce "MUR" s'inscrivent bien dans le cadre de la propagande sioniste dont vous n'êtes que de petits rapporteurs parmi d'autres, et qui sont nombreux dans un parti socialiste qui n'a jamais faibli dans son soutien à la politique de colonisation sioniste dela Palestine qui a fait passer illégalement le territoire d'Israël de 53, 6% à 78, 7% jusqu'en 1967

 

 Cet ouvrage d’art militaire marque une étape importante dans la mise en place du GRAND ISRAËL qui,  conformément au plan de colonisation sioniste est dans sa PHASE FINALE, à moins que la résistance palestinienne ne renverse la vapeur et arrive à faire respecter les DROITS LEGITIMES DES PALESTINIENS définis dans les résolutions 242 et 194 de l'ONU,

 De ce fait vos éloges  de la politique de "purification ethnique», menée par Israël au nom de sa "sécurité", ne m'étonnent guère, et vos voeux pour que Israël puisse au moins garder les quelques milliers d'hectares volés aux Palestiniens qui se trouvent à l'intérieur de cet "objet d'art" auprès duquel l'ancien Mur de Berlin n'était  qu'une bien dérisoire clôture!

 Je ne vous adresserai donc pas mes  vaines et inutiles protestations, mais permettez- moi de penser que votre soutien inconditionnel à Israël, à ses crimes contre l'humanité et à son mépris du DROIT INTERNATIONAL  est politiquement une erreur, en tous les cas une complicité pour des crimes, que Israël, comme vous dites, "isolé dans le monde arabe" risque de payer fort cher...

 Il n'est pas sûr que la Résistancepalestinienne vaincra dans les quelques années à venir, mais ce qui est sûr que ISRAËL est mal barré... et ne pourra encore pendant de longues années imposer son DIKTAT à un monde arabe légitimement de plus en plus hostile

 

         

                       Avec mes salutations distinguées

     

Francis Grislin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE

 

 

NOUVELLE FRONTIÈRE DE BÉTON

LE MUR DE BERLIN DÉLOCALISÉ EN PALESTINE

Mis à jour le : 15 septembre 2005. Auteur : Lou Ana.



Alors que la communauté internationale fait risette à Israël pour son désengagement de Gaza, le gouvernement Sharon met le point final à sa grande oeuvre : enfermer la Cisjordanie derrière un mur deux fois plus haut que celui de Berlin. Reportage dans une prison à ciel ouvert.

C’est un mur gris sale en béton armé, sans couleurs ni fioritures. Ses palissades hautes de huit mètres se dressent comme des dents carrées prêtes à déchiqueter le ciel. Il y en a pour680 kilomètresde barre, de clôtures électriques, de fils barbelés, de tours de guet armées, de tranchées et de meurtrières dissimulées dans les talus le long de l’autoroute des colons. Pour leur « protection », comme dit gouvernement Sharon. Côté palestinien, le mur planté dans la caillasse se voit de partout. .Côté israélien,en revanche,il a le bon goût parfois de disparaître derrière la végétation luxuriante qui borde l’autoroute, histoire de ne pas trop gâcher la vue aux automobilistes. Les colons n’ont pas besoin de se rappeler à chaque minute que le mur érigé à leur profit plonge ses racines dans la terre pierreuse dela Palestineoccupée, désormais emmurée. Du haut de la maison d’Ibrahim, un Arabe pacifiste qui a recouvert ses murs d’appels à la paix, le voyageur accueilli sans frais, quelles que soient sa condition ou sa religion, peut observer avec quelle rapidité le serpent de béton se creuse un chemin vers les entrailles de Jérusalem-est. Chaque jour il avance un peu plus vers les portes de la « ville sainte », propulsé par les bulldozers de l’honorable entreprise suisse Caterpillar, ceux-là même dont l’armée se sert habituellement pour raser les maisons palestiniennes. Mais la maison d’Ibrahim sera épargnée. Sise tout en haut du Mont des Oliviers,juste à côté de la mosquée et du clocher d’où Jésus est réputé avoir réussi son décollage,elle restera du côté ouest de la bétonneuse, dans l’éden préservé.

Avec la construction du mur, trois millions de Palestiniens se retrouvent coincés sur une surface qui ne représente plus que 12 % de l’ancienne Palestine. C’est ce que le gouvernement Sharon appelle « assurer la sécurité ». La sécurité, ça consiste par exemple à faire pénétrer le mur loin dans les territoires occupés, entraînant l’annexion fait de 8% des terres de Cisjordanie. La sécurité, c’est aussi le contrôle exercé sur les deux cent quarante mille Palestiniens pris en étau entre l’extérieur du mur et la frontière de 1967. Parmi eux,ils sont vingt mille à se retrouver piégés dans des enclaves militaires ultra protégées,appelées « zones fermées » - comme s’il y avait des zones ouvertes ailleurs en Palestine… Ceux qui détiennent des champs agricoles dans ces zones de confinement doivent obtenir une permission pour venir les cultiver. Or les laissez-passer se délivrent au compte-gouttes, si bien que des centaines d’hectares de récoltes ont été perdues ces trois dernières années. Détail piquant, la loi israélienne stipule que toute terre non travaillée peut être confisquée… La sécurité, là encore.

Mais le mur ne se contente pas de taillader les terres. Il coupe aussi en deux la vie de ses otages. À ARam, à quelques kilomètres à peine de Jérusalem,le mur se dresse sans raison apparente en plein milieu de la route,séparant deux villages palestiniens. Du coup,pour se rendre à l’école,les gamins doivent parcourir cinq kilomètres à pied aller-retour le long de l’édifice afin de le contourner par le check point de Qandiliya .Avant,il leur suffisait juste de traverser la rue… Faire le mur ? Seul l’imaginaire y arrive parfois .Ainsi,bien que toute velléité artistique soit proscrite sur la grisaille du béton,un doux rêveur d’A-Ram a trouvé le moyen d’esquisser sur une des palissades la silhouette d’une fillette s’envolant vers l’autre côté du mur, une grappe de ballons à la main… Plus loin encore, à Bethléem, des enfants jouent à la guerre « pour de vrai » avec les soldats de l’armée israélienne, parqués au bout du village pour sécuriser la progression du mur. Ce 15 août, les militantes du mouvement des Femmes en noir se mettent à chanter pour encourager les villageoises qui tentent de briser le mur de soldats dressé devant elles. Geste symbolique mais périlleux,car les soldats,de plus en plus nerveux, s’agrippent du haut de leurs 18 ans à la crosse de leur M-16. L’atmosphère s’échauffe, et les petits Palestiniens continuent de tirer sur les fils barbelés qui traînent en torsade entre eux et les soldats. Puis un jet de pierre, puis les gaz lacrymaux, puis la course folle pour échapper à la troupe qui charge.

Ce même après-midi, un Palestinien de 20 ans mourait par insolation à un check point. Les militaires l’avaient contraint à poireauter dans une tranchée,en attendant de décider si oui ou non ils le laisseraient rentrer chez lui. Il faisait 47 degrés. Mais de cette mort au soleil d’un check point, nulle mention dans les journaux du monde, trop occupés à saluer le « geste de paix » du désengagement de Gaza. Huit mille colons en sortaient en sanglotant, grassement dédommagés pourtant et bien relogés, pendant que sous les cieux de Cisjordanie trente mille autres colons s’apprêtaient à s’installer dans les nouvelles installations protégées par le mur. Une bonne affaire pour Israël, qui troque ainsi 1 % de territoire de Gaza contre 40 % des territoires de Cisjordanie… Certes, le mur a été condamné parla Courinternationale de justice, par une ribambelle d’États et d’organisations internationales, et même par les États-Unis.Certes,les sondages indiquent que 54 % des Israéliens sont favorables à un désengagement. Certes, un énième appel aux sanctions contre Israël sera lancé le mois prochain. Mais en attendant, les bulldozers sont en train de terminer le travail .Et si tous les murs finissent par s’effondrer un jour ou l’autre, celui-là ne tombera pas tout seul.

Article publié dans le n°26 de CQFD, septembre 2005.

 

 

 Lettre ouverte au général Sharon, par Breyten Breytenbach

Les hypothèses qui sont à la base de vos actions sont racistes. Comme c'était le cas avec le régime sud-africain, les méthodes par lesquelles vous espérez soumettre l'ennemi se résument à l'utilisation de la force, aux bains de sang et à l'humiliation.

 

Monsieur,

Vous ne me connaissez pas. Il n'y a aucune raison pour cela et peu de chances que vous écoutiez ce que quelqu'un comme moi peut avoir à dire. Je ne pense pas que vous ayez le temps de prêter attention à des points de vue qui ne correspondent pas au vôtre. En fait, je suis persuadé que vous n'écoutez pas ceux qui ne disent pas ce que vous souhaitez entendre.

Au cas où cela vous intéresserait, je suis un écrivain sud-africain et je vis et travaille à l'étranger. Il y a quelque temps, j'ai aussi vécu parmi un peuple élu qui se conduisait comme un Herrenvolk - comme tous ceux qui croient que la souffrance les a singularisés ou que Dieu leur a confié une mission particulière.

Je m'excuse si mon allusion à Israël comme Herrenvolk peut blesser à cause des échos d'un passé récent quand, en Europe, tant de juifs ont été les victimes de la solution finale. Mais comment décrire autrement le comportement de votre armée quand l'horreur de ce que vous faites nous submerge ?

Ces équivalences brutales ne sont pas faites à la légère. En tant qu'écrivain, je sais très bien qu'il est nécessaire de ne pas se servir des mots pour faire naître des émotions faciles. C'est ce qu'entraînent les comparaisons hâtives - elles annulent toute compréhension de la complexité des phénomènes observés par la montée de la violence qui échauffe la gorge et souille l'adversaire avec des vomissures d'une condamnation empruntée à une autre situation. L'apartheid n'était pas le nazisme, mais le dire était un slogan frappant. Et la politique menée actuellement par les forces israéliennes contre le peuple palestinien ne doit pas être mise sur le même plan que l'apartheid. Chacun de ces processus et de ces systèmes est assez mauvais pour mériter l'analyse complète de sa singularité historique.

Et cependant, il y a des similitudes et des différences : cette compétition aveugle de chaque camp, pour être reconnu comme plus-victime-que-l'autre ; le fait de masquer vos atrocités avec le droit sacro-saint de légitime défense ; la manipulation éhontée de la sensibilité et du mensonge ; la déshumanisation parallèle de votre propre société ; le mépris de l'humanité des Palestiniens - en fait le refus du traitement humain le plus élémentaire d'une population civile prise au piège.

Tout cela n'est que trop familier. Les hypothèses qui sont à la base de vos actions sont racistes. Comme c'était le cas avec le régime sud-africain, les méthodes par lesquelles vous espérez soumettre l'ennemi se résument à l'utilisation de la force, aux bains de sang et à l'humiliation. Vous pensez de façon cynique que vous pouvez vous en tirer tant que vous allez dans le sens supposé des intérêts vitaux des Etats-Unis. Je pense que vous vous moquez comme d'une figue de Jaffa des intérêts des Américains. Vous devez sans doute les mépriser à cause de leur matérialisme grossier et de leur ignorance du monde. C'est vrai, votre vendeur de voitures d'occasion, Netannyahou, a utilisé plus ouvertement encore cette technique de propagande grossière, comme s'il avait été un doigt sale en train de tordre le clitoris d'une opinion publique américaine en pâmoison.

Mais vous aussi, en faisant écho de façon tout à fait opportuniste au défi du président américain (et en reprenant ses propres mots), qui décrit tout autre comme un terroriste, vous avez montré que vous preniez le reste du monde pour des imbéciles. Nous ne sommes assurément pas tous d'accord pour reconnaître que ce qu'il y a de mieux dans le monde, c'est l'appétit des Etats-Unis pour un pétrole bon marché, et pour qu'on attende de nous une adhésion à l'inviolabilité des régimes corrompus de la région !

 

Il faut analyser tout de suite une autre diversion pernicieuse. Il est bien connu que toute critique de la politique d'Israël est l'expression d'un antisémitisme. Cette affirmation clôt définitivement toute discussion. Bien sûr, je rejette cette tentative de censure qui supprime toute base de débat. Aucune souffrance - que ce soit celle des Tutsis, des Kurdes, des Arméniens, des Vietnamiens, des Bosniaques ou des Palestiniens - n'exonère de la critique. (Et pour dire les choses tristement, quelle que soit la persécution subie, cela ne vaccine pas un peuple et ne l'empêche pas de perpétrer à son tour les pratiques dont il a souffert.) Aucune référence à la soi-disant promesse par un Dieu d'une terre sacrée ne peut justifier les exactions commises par une armée d'invasion et d'occupation - ni les massacres d'innocents perpétrés de sang-froid, ordonnés par des seigneurs de guerre fanatiques au nom de la résistance.

Aucune référence à quelque sacro-saint Grand Israël ne peut dissimuler que vos colonies sont des enclaves armées construites sur une terre effrontément volée aux Palestiniens, et qui suppurent comme des morceaux de verre plantés dans leur chair, ou des nids de snipers dont le but est de contrecarrer et d'annuler toute possibilité de paix par une annihilation de l'autre, comme il n'existe aucun paradis pour les martyrs. Je trouve cette allégation d'antisémitisme parfaitement déplorable, en particulier quand elle vient d'intellectuels juifs qui, si souvent, constituent l'épine dorsale raisonnable, rationnelle et créatrice des sociétés occidentales. Pourquoi devrions-nous être soumis à ce plaidoyer particulier ou détourner le regard quand Israël commet des crimes ? Est-ce que selon Yahvé, ce qui est bon pour l'un ne l'est pas pour l'autre ?

Non, général Sharon, les injustices subies dans le passé ne justifient ni n'excusent vos actes fascistes actuels. On ne peut pas construire un Etat viable sur l'expulsion d'un autre peuple qui a autant de droits que vous sur ce territoire. La puissance n'est pas le droit. A long terme, votre politique immorale et à courte vue (et en définitive stupide) ne fera qu'affaiblir un peu plus la légitimité d'Israël en tant qu'Etat. Récemment, j'ai eu l'occasion de visiter les territoires pour la première fois. (Oui, j'ai peur de dire qu'on peut raisonnablement les décrire comme des bantoustans - car ils rappellent trop souvent les ghettos et les camps de la misère qu'on a connus en Afrique du Sud.) Je n'ai vu Israël que rapidement, en arrivant et en partant, après avoir passé une nuit dans l'Hôtel Intercontinental David de Tel-Aviv, luxueux mais sombrement désert. Vous pouvez dire que j'ai une vue unilatérale. Peut-être. Bien que, sur la rive occidentale, on ne soit jamais très loin des lignes de démarcation israéliennes, des points de contrôle, des tanks et des avant-postes armés.

Vos deux peuples sont-ils aussi différents, me suis-je demandé. Vous êtes un mélange similaire de diverses cultures et origines, vous êtes tous deux un peuple de la diaspora, vous êtes également intelligents, vous avez l'esprit vif et vous êtes prompts à vous enflammer. Vous pouvez vous montrer courageux dans des situations semblables. De chaque côté, il y a des esprits créatifs d'une intégrité exceptionnelle dans leur travail. De chaque côté, aussi, il y a un nombre extraordinaire d'individus égoïstes, assoiffés de pouvoir, des fanatiques à l'esprit obscurci par les inepties divines, ou qui les utilisent comme prétexte.

En tant que provocateur - cruel et de sang-froid -, vous vous distinguez parmi vos pairs. Dans vos tentatives obstinées, mais mal réfléchies, pour ruiner les accords précédents et pour saboter toute possibilité de paix - sauf la paix des cimetières ou de l'exil, fondée sur le transfert total ou la disparition de l'entité palestinienne -, vous êtes en train de créer le désordre dans la région. Vous l'avez sans aucun doute planifié. Il reste à voir si les grognements de vos patrons de Washington infléchiront votre campagne de terreur calculée et de destruction absurde - ou si ce n'est qu'un écran de fumée derrière lequel aligner la guerre du monde libre contre le terrorisme. Et pour s'assurer la domination des ressources et un contrôle total des marchés, du pétrole peu cher et de la démocratie.

 

Les quelques jours que j'ai passés là-bas, avec la délégation du Parlement international des écrivains, m'ont laissé un ensemble d'impressions fortes, mais contradictoires. Comme la Palestine est petite ! Comme vos deux peuples sont inextricablement mêlés ! Des pierres partout. La topographie des noms familiers venus de la Bible. La beauté de la lumière. Les tentatives pour rendre l'endroit semblable à la Suisse en y plantant des conifères exotiques. L'inhospitalité du pays, sauf dans les plaines côtières luxuriantes. L'immense tristesse des villages, qui ne sont pas sans rappeler les villes apathiques et sans vie d'Allemagne de l'Est. La lumière verte des mosquées et toutes les habitations inachevées.

Partout, la laideur de l'architecture - les immeubles de calcaire gris clair omniprésents. L'ineptie de votre occupation - toutes ces routes de contournement très bien éclairées à l'usage exclusif des colons et des citoyens israéliens. La mesquinerie hargneuse de vos contrôles aux check points, qui n'ont que peu de rapport avec la sécurité, mais qui répondent à un besoin primaire d'humilier, de frustrer, de harceler et de rendre folle de rage une population occupée. L'extrême jeunesse de vos soldats, qui, tristement, sont des jeunes gens qui ont fait de bonnes études. La violence avec laquelle vous détruisez une économie palestinienne possible, et avec laquelle vous volez leurs biens. La vieille vengeance - la destruction des maisons au bulldozer, l'arrachage des oliviers. Le spectacle primitif de positions armées sous camouflage et de drapeaux israéliens sur des bâtiments de commandement.

Vos médias démocratiques tellement vantés, qui mentent à votre peuple, qui nient les crimes de guerre commis par vos soldats. Le mur de Berlin autour de vos colonies de Gaza (et derrière, des universités, des instituts de recherche, des hôtels de chaînes américaines, des terrains de golf) et les décombres des quartiers palestiniens détruits qui ressemblent aujourd'hui au "ground zero" de New York. La façon dont les gosses nous regardent, droit dans les yeux, absolument pas effrayés, mais on nous dit qu'ils sont sans doute traumatisés non seulement par les menaces que font planer vos hélicoptères, vos tanks préhistoriques et vos hommes en uniforme qui tirent sur tout ce qui bouge, mais aussi par tous les adultes hyperactifs qui sont autour d'eux.

Les vieilles femmes avec un foulard dans certains camps de réfugiés, qui crient que vous, Sharon, vous ne les ferez jamais partir, qu'elles ont chassé vos soldats "comme des chiens". Qui dénoncent la mollesse des Etats arabes et la lâcheté de l'Autorité palestinienne. L'extraordinaire activité des intellectuels et des artistes pendant le siège de Ramallah - discutant, riant de leur propre situation lamentable. La façon dont ils disaient : "Nous ne voulons pas être des héros, nous ne voulons pas être des victimes, nous voulons seulement mener une vie normale." Leur désespoir désabusé.

Mahmoud Darwich : "Il y a trop d'histoire et trop de prophètes dans ce si petit pays." La visite à Abou Amar, Yasser Arafat, un renard dans son terrier, ses mains jaunes comme de la cire appelant, dans une étreinte vide, à une "paix des braves" et "à la conscience de la communauté internationale". Une bourgeoise se lamentant sur la profanation du paysage palestinien. Et un avocat des droits de l'homme proclamant : "Nous remercions Ariel Sharon pour deux choses : il a uni toutes les factions palestiniennes, et il ne nous a pas laissé d'autre choix que de résister."

Plus tard, le même homme, qui fume cigarette sur cigarette et qui a déjà la sueur de la mort sur lui, remarque amèrement que maintenant les gens ont la répression dans la peau et qu'ils n'ont plus rien d'autre pour se défendre que leur peau. D'où les bombes humaines.

Voici quelles sont mes conclusions contrastées : vous n'avez pas brisé l'esprit du peuple palestinien. Bien au contraire - les Palestiniens sont maintenant plus résolus que jamais à construire un Etat, peu importe que vous les persécutiez. Ils ont vu le renouvellement de l'agression, ils ont su que vous ne faisiez que du pied au général Zinni, sans doute avec l'accord de Dick Cheney.

 Ils savent aussi que, puisque vous les avez rendus plus forts, vous devrez frapper plus durement et plus profondément, parce que vous êtes coincé dans une impasse dont vous êtes responsable. Comme Bush dans sa croisade contre les infidèles et les désobéissants, vous devez augmenter votre distance d'avec l'éthique publique internationale, étaler encore plus de bon sens et jeter du bon argent moral après tant de fausses évaluations politiques. Ils savent que rien de ce qu'ils peuvent faire n'est capable de vous apaiser. Ils craignent que vous ayez à vous arranger avec ce crime contre l'humanité que vous êtes en train de commettre, que vous réussissiez à briser leur espoir d'un Etat laïque, moderne et démocratique, responsable devant sa population, et que vous ameniez le démon parmi eux. Ils savent aussi que cette volonté divise et affaiblit profondément Israël. Mais vous vous en moquez, n'est-ce pas ?

C'est ce qui est triste et horrible.

 

 

Breyten Breytenbach, ancien militant de la lutte antiapartheid, est écrivain et peintre sud-africain.

 

 

 

 

 

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