fxavier
Enseignant retraité
Abonné·e de Mediapart

582 Billets

0 Édition

Billet de blog 4 juin 2013

SYRIE. Sarin saisi au repaire de rebelles

fxavier
Enseignant retraité
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Syrie:  Sarin saisi au repaire des rebelles

L'armée syrienne a saisi deux conteneurs avec un agent toxique sarin dans un repaire de rebelles, a indiqué SANA citant des sources.

.Sarin (ou Go) est extrêmement toxique, mais incolore et inodore, substance qui perturbe le système nerveux, les muscles trop stimulant et les organes vitaux, si elle vient en contact avec la peau. Cet agent neurotoxique potentiellement extrêmement dangereux a été inventé et fabriqué pour être utilisé comme une arme chimique. Conformément à la résolution 687 de l'ONU, Sarin est classée comme une arme de destruction massive.

La menace du déploiement d'armes chimiques en Syrie est devenue une préoccupation internationale majeure, avec le président américain Barak Obama a même dit précédemment que l'utilisation de l'arsenal chimique par le gouvernement syrien serait une "ligne rouge" et pourrait précipiter une intervention militaire étrangère.

 Cependant, au début de mai une commission indépendante de l'ONU est arrivé à la conclusion que les rebelles syriens avaient utilisé des gaz sarin nerveuse, alors que les allégations de son utilisation par le gouvernement n'ont pas encore reçu de confirmation officielle.

 Les rebelles assiégés dans Qusayr plaident pour une aide militaire. Ils affirment que de nombreux civils ont été blessés dans l'assaut des forces gouvernementales et que ces gens ont désespérément besoin de soins médicaux.

Le communiqué de l'ONU au Royaume-Uni rédigé obtenu par Reuters affirme que le gouvernement d'Assad doit "permettre l'accès immédiat, libre et sans entrave aux acteurs humanitaires impartiales, y compris les agences des Nations Unies, d'atteindre les civils pris au piège dans Qusayr."

La Russie a bloqué la résolution lors de discussions privées le samedi, expliquant que le Conseil de sécurité n'avait fait aucune déclaration lorsque les rebelles sont arrivés à Qusayr en vigueur et ont saisi la ville.  "Fondamentalement, il y avait des discussions sur une trêve unilatérale par l'armée syrienne et de laisser des bandits armés quittent certaines zones entourées dans la ville. Une telle approche ne pourrait être adoptée par la Russie. Nous avons exprimé notre opposition et le projet a échoué, " russe des Affaires étrangères parole du ministère Aleksandr Lukashevich dit. Il est «déconseillé de parler comme le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas quand Qusayr a été prise par l'opposition," un diplomate russe aurait déclaré au CSNU.

Plus tôt cette semaine des droits de l'homme des Nations unies a adopté une résolution sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Syrie, et en particulier dans le cadre de la bataille pour Qusayr. Le document met le blâme pour la violence Qusayr uniquement sur les troupes de Damas et condamne l'implication des "combattants étrangers" combattant du côté du gouvernement syrien.

Les «combattants étrangers» mentionnées dans la résolution sont  des combattants du groupe Hezbollah, précédemment neutre, qui ont rejoint armée syrienne dans l'offensive sur Qusayr, bouleversant l'équilibre dans le stand-off au détriment de l'opposition. L'opposition syrienne a même menacé de ne pas assister à la conférence de paix à Genève qui est en cours de préparation par la Russie et les Etats-Unis pour Juillet en raison de l'implication du Hezbollah.

Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que la résolution ignore délibérément de nombreuses violations et abus de civils commis par Qusayr djihadistes étrangers armés, dont certains ont des liens avec Al-Qaïda droits de l'homme.

Fonctionnaires de l'ONU a déclaré que si l'information qu'ils reçoivent est correct, "la situation générale dans Qusayr est désespérée."

"Nous exhortons les parties à accepter un cessez le feu immédiat pour permettre aux agences humanitaires à évacuer les blessés et fournir des traitements et des produits de sauver des vies», a déclaré Amos et Pillay dans leur déclaration.

Complént d'information

SYRIE   

Les militaires syriens ont annoncé la saisie d'un lot de gaz toxique sarin lors d'une opération contre les combattants armés dans la ville de Hama (ouest de la Syrie), rapporte dimanche la chaîne Press TV .Des conteneurs remplis de sarin, une substance inodore extrêmement toxique même à très faible dose, ont été découvert dans des caches du quartier d'al-Faraieh, théâtre dernièrement de combats acharnés entre les troupes gouvernementales de Bachar el-Assad et les groupes armés d'opposition, indique un communiqué de la chaîne.

D'après le gouvernement de Damas, les rebelles anti-Assad ont utilisé des armes chimiques le 19 mars dernier dans la province d'Alep. Pour sa part, l'opposition affirme que les forces gouvernementales ont eu recours aux armes chimiques à Homs en décembre 2012.

Lundi 7 mai, la commission d'enquête sur la Syrie de l'Onu a indiqué ne pas disposer de preuves directes confirmant l'utilisation d'armes chimiques. La Grande-Bretagne et le journal français Le Monde ont depuis affirmé disposer de preuves de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Fin avril dernier, le ministre syrien de l'Information, Omrane al-Zohbi, a affirmé que les grandes puissances occidentales tentaient d'instrumentaliser le thème des armes chimiques pour répéter en Syrie le "scénario irakien" qui a mené à la chute du dictateur irakien Saddam Hussein.

Remarque

Pour trouver des comlément d'information ça été une vraie galère par contre le scoop balancé par Fabius après les premiers soupçon de l'O.N.U a envahi Google

L'ONU estime probables les attaques chimiques en Syrie

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 04.06.2013

Crimes de guerre et crimes contre l'humanité sont devenus une "réalité quotidienne" en Syrie, a dénoncé mardi la commission d'enquête de l'ONU sur le conflit. Agissant sous mandat du Conseil des droits de l'homme, la "commission indépendante d'enquête internationale" n'a toujours pas reçu le feu vert de Damas pour se rendre en Syrie.

Depuis le début de son mandat, elle enquête sur 30 allégations de massacres, dont 17 auraient été commis depuis le 15 janvier.

La commission d'enquête estime, sur la base d'entretiens avec des victimes, du personnel médical et d'autres témoins, qu'"il y a des motifs raisonnables de penser que des quantités limitées de produits chimiques ont été utilisées". Les enquêteurs font état de quatre événements (à Khan Al-Assal près d'Alep le 19 mars, à Uteibah près de Damas le 19 mars, dans le quartier de Cheikh Maksoud à Alep 13 avril et dans la ville de Sarakeb le 29 avril) lors desquels ces agents auraient été utilisés, mais leurs enquêtes n'ont pour l'instant pas permis d'identifier la nature de ces agents chimiques, les systèmes d'armes employés ni ceux qui les ont utilisés.

D'autres incidents font également l'objet d'enquêtes", écrivent les experts, dans leur rapport, qui couvre la période allant du 15 janvier au 15 mai. Ces experts disent avoir recueilli des éléments leur laissant penser que les forces gouvernementales et les rebelles ont eu recours à de telles armes. Le plus grand nombre de témoignages met toutefois en cause les troupes du président Bachar Al-Assad.

"Je suis très surprise par la violence et la cruauté des actes criminels, surtout les actes de torture. Un autre élément qui m'a aussi perturbé, c'est l'utilisation des enfants dans les combats", qui sont "tués, torturés", a raconté avec effroi Carla del Ponte, membre de la commission d'enquête. Depuis le début du conflit, 86 enfants soldats auraient été tués durant les combats, dont la moitié depuis janvier.

Les enquêteurs accusent l'armée, aidée de milices et de combattants étrangers dont le Hezbollah, de commettre des meurtres, actes de torture, viols, déplacements forcés et autres actes inhumains. "Nombre d'entre eux commis dans le cadre d'attaques généralisées et systématiques contre les civils", a affirmé M. Paulo Pinheiro, le président de la commission d'enquête.

La commission accuse aussi les groupes armés de l'opposition d'avoir commis des crimes de guerre, dont des exécutions extrajudiciaires ou des actes de torture, et de mettre en danger la vie de la population en disposant des objectifs militaires près de zones civiles, mais elle note une fois de plus que ces exactions n'ont pas atteint l'intensité et l'ampleur de celles commises par les forces gouvernementales et les milices qui leurs sont affiliées.

Remarques

Les accusations de la commission des Droits de l'homme  l'O.N.U tombent comme un cheveu dans la soupe

 Il faut rappeler que cette commission à mis six mois pour mettre en cause les rebelles dans l'utilisation du Sarin dans un village reconquis par l'armée syrienne

L'armée syrienne n'a strictement aucun intérêt à utiliser de gaz toxiques qui atteindraient les populations civiles dont celles de son propre camp, alors que l'A.L.S a tout intérêt à le faire contre une population syrienne attachée à la sauvegarde de la Syrie menacée par  cette guerre civile

 A aucun moment Damas a refusé d'accueillir des commissions d'enquête indépendantes ce qui n'est pas le cas de l'O.S.H.D  qui travaille en liaison avec l'O.N.U, d'où le refus de Damas

Les rebelles plus ou moins en déconfiture ont tout intérêt à dénoncer la Syrie dans l'utilisation  de gaz toxiques  pour attirer l'intervention des "belles âmes" qui depuis deux ans accusent presque unilatéralement le "régime syrien", et il n'y a que quelques mois qu'on assiste à un petit changement de tonalité

 Ce soir sur A2, Fabius ayant pris connaissance des analyses  des échantillons ramenés par les "reporters sans frontières" du journal le Monde accuse expressément "le régime" d'utiliser du  gaz toxique dont sarin... évidemment pas un mot sur les découvertes faites par l'armée syrienne '(lire les déclarations de Fabius dans mes réactions)

L'issue de cette campagne de propagande lancée par la France mérite toute notre attention, bien que nous ayons beaucoup de craintes quant à son issue, il se pourrait bien qu'elle fasse long feu

Notez bien le mépris de Faius qui se contente de parler de "régime" comme le fait d'ailleurs le Monde , ce torchon de porpagande sioniste... anticommuniste

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Santé
En laissant courir Omicron, l’Europe parie sur un virus endémique
Un à un, les pays européens lèvent les restrictions comme les mesures de contrôle du virus. Certains, comme le Danemark ou la France, sont pourtant touchés par une contamination massive. Ils font le choix d’une immunisation collective, avec l’espoir de vivre avec un virus circulant tout au long de l’année à basse intensité.  
par Caroline Coq-Chodorge
Journal
Nouveaux vaccins, traitements… : des pistes pour protéger les plus fragiles
Avec des vaccins peu efficaces pour limiter la transmission d’Omicron, le raz-de-marée des infections se poursuit. Si une quatrième dose est écartée, des vaccins plus adaptés et de nouveaux traitements sont attendus pour aider à protéger les plus vulnérables.
par Rozenn Le Saint
Journal — Énergies
Nord Stream 2 : le gazoduc qui ébranle la diplomatie allemande
Entre intérêts économiques et alliances, Nord Stream 2 se retrouve au cœur des contradictions de la politique allemande. Sous pression, la coalition gouvernementale accepte finalement que le gazoduc construit pour écouler le gaz russe vers l’Allemagne par la mer Baltique soit inclus dans les sanctions en cas d’invasion de l’Ukraine.  
par Martine Orange et Thomas Schnee
Journal
Aux jeunes travailleurs, la patrie peu reconnaissante
Dans la droite ligne de 40 ans de politiques d’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, le gouvernement Macron s’est attelé à réduire « le coût du travail » des jeunes à néant. Selon nos invités, Florence Ihaddadene, maîtresse de conférences en sociologie, et Julien Vermignon, membre du Forum français de la jeunesse, cette politique aide davantage les employeurs que les jeunes travailleurs et travailleuses.
par Khedidja Zerouali

La sélection du Club

Billet de blog
La Chimère Populaire
Pourquoi certain·es d'entre nous se sont inscrit·es à la Primaire Populaire et envisagent désormais de ne pas y voter ? Un petit billet en forme de témoignage personnel, mais aussi d'analyse politique sur l'évolution d'un choix électoral - parce que la trajectoire de l'électorat est mouvante, n'en déplaise aux sondages ou aux Cassandre de tous bords.
par Albin Wagener
Billet de blog
La Chimère Populaire (bis)
Un prolongement du billet du chercheur Albin Wagener, sur les erreurs de la Primaire Populaire pour organiser la participation aux élections présidentielles, avec quelques rapides détours sur les formes de participation... Alors que la démocratie repose bien sur des techniques, elle est tout autant une affaire sociale et écologique !
par Côme Marchadier
Billet de blog
Pour en finir avec la Primaire populaire
[Archive] Allons ! Dans deux semaines aura lieu le vote de la Primaire populaire. On en aura fini d'un mauvais feuilleton qui parasite la campagne « à gauche » depuis plus d'un an. Bilan d'un projet mal mené qui pourrait bien tourner.
par Olivier Tonneau
Billet de blog
Pour la « primaire populaire »
[Archive] Partout, dans mes relations comme sans doute dans les vôtres, les gens se désespèrent de la multiplicité des candidatures de gauche. C’est le découragement, la démobilisation des électeurs potentiels, et la probabilité d’un désintérêt conduisant à l’abstention. Même si les chances de réussite sont faibles, tout, absolument tout, doit être tenté pour éviter une cinglante déroute.
par Jean Baubérot