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Billet de blog 7 février 2010

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L'ISLAM: le voile et la loi

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Satan serait-il derrière le voile ou derrière la loi ?Adoptée dans l’urgence, en période électorale (élections cantonales et régionales) et à la suite du rapport Stasi sur la laïcité, la loi du 15mars 2004 sur les signe religieux à l’école publique pose problème.La loi stipule : « Dans les écoles, les collèges et lycées publics, le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».La circulaire d’application, sans être exhaustive, précise la nature de quelques signes interdits : « kippas, voiles islamiques et grandes croix ». Les « tenues traditionnelles qui marquent l’attachement à une culture ou une coutume vestimentaire », sont autorisées ainsi que les bandanas de décoration, mais les bandanas à signification religieuse sont interdits. .. La rentrée scolaire 2004, première année de l’application de la loi, a donné lieu à des mesures disciplinaires d’exclusion de jeunes filles voilées et de trois garçons sikhs. I) RELATIVEMENT PEU DE CAS D’EXCLUSION.Selon le ministère, le jour de la dernière rentrée scolaire, le 2 septembre 2004, sur neuf millions d’élèves, 240 jeunes filles se sont présentées voilées et 70 ont refusé d’enlever leur voile. Au cours de l’année scolaire précédente, le ministère recensait 1500 jeunes filles voilées alors que le journal « Le Monde » les estimait entre 3 et 4000. Le 9 septembre 2004, on comptait en Alsace 80 refus d’enlever le voile sur un total national estimé à 120. Les refus les plus nombreux ont été enregistrés en Alsace et dans le Nord Pas de Calais.Début février, le ministère annonçait 45 exclusions de jeunes filles voilées et 3 exclusions de jeunes Sikhs. D’autre part une soixantaine d’autres jeunes filles, ayant refusé d’enlever le voile, ont quitté leur établissement scolaire et se sont inscrites dans un établissement privé ou au CNED. Au total, un peu plus de 100 élèves ont préféré quitter l’enseignement public plutôt que d’enlever le voile (ou le « sous-turban » pour les Sikhs). C’est beaucoup car cela représente une centaine de destins bouleversés. C’est aussi peu par rapport aux milliers de jeunes filles restées voilées les années précédentes (1500), années où les cas d’exclusion ont été rarissimes (6 exclusions après la rentrée de septembre 2003). Souvent, les jeunes filles exclues méconnaissaient totalement les conséquences de leur exclusion. Beaucoup d’entre-elles pensaient pouvoir étudier seules ou avec une aide minimale locale, mais elles se sont ensuite aperçues de la difficulté d’une telle tâche. Quels déterminismes ont-ils été assez puissants pour que le port d’un couvre-chef ait été plus important qu’une scolarité normale ?En région parisienne, les manifestations organisées pour s’opposer à l’application de la loi ont attiré peu de monde, quelques centaines. A Strasbourg, une centaine d’opposants à la loi se sont réunis plusieurs fois, ce n’est pas négligeable, même si cette académie représente à elle seule 35% des cas d’exclusion.Au regard de l’importance de la communauté de culture musulmane cette mobilisation reste peu importante et limitée dans le temps. Les prévisions alarmistes de responsables musulmans proches des milieux intégristes (comme Thomas Milcent à Strasbourg) ne se sont pas réalisées. Celui-ci prévoyait en effet 250 à 300 cas d’exclusions en Alsace et des milliers à l’échelon national. Des organisations laïques ou classées à « gauche » comme la Ligue des droits de l’Homme, Le MRAP, la FCPE, le SNES, la FSU, des associations féministes, le collectif « une école pour tous (tes) » se sont prononcées contre la loi. Ce collectif a organisé des manifestations en septembre octobre 2004 pour s’opposer aux mesures d’exclusion.D’un autre côté, l’UOIF avait expressément demandé aux jeune filles de se présenter voilées à la rentrée scolaire 2004, si telle était leur volonté. Le CFCM avait appelé au respect de la loi.II) FICHUS CHEVEUX ! Avant d’analyser les arguments en faveur et en défaveur de la loi sur le voile, il faut s’interroger sur l’objet du délit : les cheveux qu’il faudrait à tout prix dérober à la vue d’autrui sous peine « d’indécence ».Un livre a retenu notre attention : « le voile démystifié » de Leïla Babès, franco-algérienne, professeur à l’université catholique de Lille et spécialiste de l’histoire des religions, particulièrement de l’islam. Leïla Babès collabore à la revue « Islam de France ».A) DE L’HISTOIRE ANCIENNE. Pour L. Babès, le plus ancien document connu, faisant référence à la « nécessité » pour une femme de cacher ses cheveux, remonte aux 10e-9e siècles avant J.C. sous le roi assyrien Téglath-Phalasar Ier. Cette règle impose le port d’un voile aux femmes mariées et aux servantes du temple. Les prostituées et les esclaves ont les cheveux découverts. Cette loi institue un signe social distinguant les femmes socialement respectables (femmes mariées, femmes vouées au culte, femmes de haut rang) de celles, qui n’appartenant pas au « clan », ne disposent donc pas de sa protection.Cette règle non-religieuse s’étendra à tout le pourtour méditerranéen avec les Grecs, les Romains, les Egyptiens, les Perses et plus tard les Arabes.Souvent cette « règle » s’accompagnera de la claustration des femmes. Les hommes« protégeaient » ainsi leurs épouses du désir d’autres hommes et s’assuraient qu’ils étaient bien les seuls géniteurs. En Algérie, le voile, porté comme une manifestation d’élégance, sera longtemps le fait de la bourgeoisie des villes par opposition aux campagnes où les femmes n’étaient pas voilées. Ce n’est que récemment que le mouvement s’est inversé.B) LA SYMBOLIQUE DE LA CHEVELURE.I) L'expression de la force et du courage. Pour priver Samson de sa force herculéenne Dalila, après l'avoir séduit, lui a coupé les cheveux.Des légendes arabes font état de princesses ayant participé à des combats contre des ennemis, renversant ainsi une situation militaire compromise. Pour signifier leur courage et exhorter leurs troupes, elles ont enlevé leur voile avant le combat.Chez les Gaulois et les Francs, une abondante chevelure était signe de noblesse et de puissance.A l’inverse, couper les cheveux de ses ennemis vaincus ou en guise de punition, comme en 1944 - 45, signifiait humilier, enlever symboliquement l' honneur et la force.2) L'expression de la séduction et de la sexualité.Contrairement aux autres vestales, Les bacchantes, prêtresses grecques du culte de Bacchus, dansaient sans porter le voile, elles célébraient le culte des plaisirs terrestres.Sur les affiches publicitaires ou dans les films, dénouer la chevelure, la libérer, est signe de sensualité ou d’acceptation d’un rapport sexuel.D’autre part, dans plusieurs cultures, renoncer à sa chevelure est signe de renoncement aux plaisirs terrestres (moines bouddhistes, prêtres d'Isis, moines et prêtres catholiques tonsurés). 3) L’expression de la liberté.L’expression "cheveux aux vents" symbolise la liberté, le refus de se laisser enfermer dans des règles morales rigides et codifiées.Privé de sa force, Samson était par la même privé de sa liberté et croupissait en prison. Les "tondues" de la libération étaient aussi rejetées du corps social comme l'a montré Alain Rainais dans son film "Hiroshima mon amour". Porter ses cheveux enserrés était le signe de l' acceptation d'une morale rigoriste ou d’une coutume tribale dont l’origine s’est perdue dans la nuit des temps. Dans une ethnie d’Asie centrale, le jour de son mariage, une femme ramène ses cheveux en forme de bonnet et ne doit plus les dénouer, c’est la tradition !C) CACHEZ CES CHEVEUX QUE L'ON NE SAURAIT VOIR. Les trois monothéismes ont tous émis des interdits concernant les cheveux et la sexualité. Ils ont également affirmé un statut de la femme inférieur à celui de l'homme.La genèse fait naître Eve d’une côte d’Adam, c’est une naissance secondaire. Eve apparaît comme une dépendance, un appendice de l’homme. De plus c’est Eve qui pousse Adam à « croquer la pomme » c’est à dire à accéder à une double connaissance, celle des phénomènes naturels, mais aussi celle de la sexualité. La femme est à l’origine du « pécher originel ». Tentatrice, elle a provoqué la chute de l’homme. Tentatrice, elle s’est montrée irresponsable. En la chassant du paradis, Dieu dit à Eve « Ta conscience te poussera vers ton mari et il te dominera ». Il n’y avait là rien de nouveau , cette vision biblique est conforme à celle de l’antiquité. L’Eglise catholique du haut moyen âge s’interrogera longtemps pour savoir si les femmes avaient une âme.Les juifs se réfèrent à l’ancien testament. Les conservateurs tiennent aussi les femmes pour des êtres inférieurs. Les ultra religieux se consacrent uniquement à l’étude de la Thora, seule la femme travaille et doit porter une perruque pour sortir. Un passage du Talmud assure : « mieux vaut brûler la Thora que de la confier à une femme ».Dans le domaine purement religieux, le coran reconnaît à la femme le même statut qu’à l’homme : le statut de croyant(e). Dans le domaine de l’organisation sociale , au 7e siècle, le coran accorda aux femmes des droits qui limitaient leur oppression : interdiction du meurtre des petites filles, obligation pour les maris de subvenir aux besoins de leurs femmes, création d’une part d’héritage (réduite) pour les femmes.Mais écrit dans le contexte d’une société tribale et patriarcale, il établit aussi une prédominance de l’homme sur la femme conduisant à la non-mixité et à la claustration car la femme est dangereuse, « awra » (ce qui aveugle, ce qui est obscène et doit être caché ) à cause de sa séduction, sa « fitna ». Dans plusieurs versets un homme vaut deux femmes « demandez le témoignage de deux témoins parmi vos hommes. Si vous ne trouvez pas deux hommes, choissez un homme et deux femmes. .. » (Verset II : 282) ou encore pour l’héritage « Dieu vous ordonne d’attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles » (verset IV:11). « Les épouses ont pour elles des droits semblables à ce qui leur incombe. Les homme ont cependant sur elles une prééminence » (verset II: 228). La prééminence de l’homme sur la femme s’inscrit avant tout dans un contexte social, non religieux, retrouvé dans toutes les sociétés. Dans les pays européens, avec les philosophes du XVIII siècle, la révolution française et la formation de groupes politiques républicains et progressistes, le statut de la femme évoluera lentement dans le sens de l’égalité. Il subsistera des archaïsmes jusqu’au vingtième siècle. En France, il faudra attendre 1945 pour « l’octroi » du droit de vote aux femmes et les années 70 pour l’égalité juridique au sein de la famille et les droits à la contraception et à l’avortement.Dans les pays de culture musulmane, les règles sociales patriarcales du moyen âge ont peu évoluées à l’exception de la Turquie (K. Attaturk), de la Tunisie (Bourguiba) et très récemment (mais plus timidement) du Maroc et de certains Emirats. Après la « reconquête » espagnole, La clôture de l’effort législatif des responsables religieux et séculiers musulmans dès le 11e siècle entraînera le maintien d’une structure féodale et tribale que le colonialisme laissera en l’état. Plus que les autres monothéismes, l’islam s’opposera au progrès scientifique et à la recherche de la démocratie. D’après M. Onfray, l’islam n’a toléré la science que si elle permettait de mieux servir la religion musulmane.Les religions juive et musulmane ont simplement ajouté des règles sociales aux règles cultuelles. Les exégètes peuvent séparer les deux domaines. Dans ces cultures, se sont les responsables religieux et séculiers conservateurs qui amalgameront les règles.La religion catholique à fait pire avec Saint Paul qui, dans l’épître aux Corinthiens, interdit aux femmes de prier tête nue, transformant ainsi une règle sociale en règle cultuelle : « Toute femme qui prie ou prophétise le chef découvert fait un affront à son chef ; c’est exactement comme si elle était tondue. Si donc une femme ne met pas de voile, alors qu’elle se coupe les cheveux ! Mais si c’est une honte pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou tondus, qu’elle mette un voile. L’homme lui ne doit pas se couvrir la tête parce qu’il est l’image et le reflet de Dieu ; quand à la femme, elle est le reflet de l’homme ».Et voilà pourquoi jusqu’aux années 1960-70 les femmes se rendant dans une église devaient avoir la tête couverte.Pour ce qui est de la sexualité, l’islam et le judaïsme encouragent les rapports sexuels mais dans le cadre unique du mariage. Pour les juifs, l’exercice de la sexualité dans le couple avait une double finalité, faire naître des enfants mâles pour qu’ils deviennent soldats et espérer que l’un d’eux serait le Messie. Pour les musulmans, la sexualité est voulue par dieu car elle assure la transmission de la lignée et de la parole divine. Le coran indique aux hommes : « vos femmes sont un champ de labour : allez à votre champ comme vous le voudrez » (sourateII-223) sourate qui est à la fois un « hymne à l’amour » (physique) et un hymne à la domination masculine.Pour le catholicisme des origines, le fait que le Messie soit déjà venu et la croyance très forte en une fin du monde sans cesse prophétisée, rendent la sexualité d’autant moins indispensable qu’elle détournait les chrétiens de la spiritualité et de la préparation à l’Apocalypse. Aujourd’hui, en Europe, avec l’évolution des mœurs dans des sociétés laïcisées ou sécularisées, la question de se couvrir ou non la tête dans l’espace public n’a plus aucun sens en terme d’appartenance à une religion chrétienne. Elle a encore un sens pour des juifs religieux ( kippa, chapeau traditionnel, perruque). Pour ce qui est du voile et de la « tenue islamique », cette question a un sens pour une partie grandissante de femmes appartenant à des communautés de culture musulmane.Sans chercher à modeler son jugement sur une éventuelle prescription religieuse, il n’est pas illégitime de rechercher si la religion musulmane présente le port du voile comme une obligation cultuelle.D) LE VOILE ET LA RELIGION MUSULMANE.L. Babès analyse les trois versets du coran communément citées par les partisans du « voile obligatoire » dans l’espace public. De nombreux articles écrits, par des membres de diverses communautés de culture musulmanes dans « Le Monde », le « Monde diplomatique » et les « DNA », vont dans le même sens. 1) il n’y a aucune obligation cultuelle.Verset XXXIII-53 : L. Babès assure que le terme « hijâb » désigne non pas un voile couvrant les cheveux mais un voile dans le sens de tenture « Si vous avez un objet à demander à ses épouses ( aux épouse de Mahomet), demandez-le derrière une tenture (hijab)… » afin de ne pas blesser « l’Envoyé de Dieu».Verset XXXIII-59 : Pour L. Babès le terme « jilbâb » ou « jalabîbihinna » (au féminin pluriel) désigne non pas le voile cachant les cheveux mais un manteau ample que mettaient les femmes pour sortir. « Prophète, dis à tes épouses , à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leurs mantes (jilbâb) : sûr moyen d’ être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense ». Les exégètes sont en désaccord sur les parties du corps qu’il fallait cacher : le visage pour les uns, le corps sauf les mains et le visage pour d’autres, tout le corps sauf un œil pour d’autres…Verset XXIV-31 : Pour L Babès, le terme «khimâr» ne désigne en rien un voile, un fichu pour couvrir les cheveux mais un tissu pour cacher la poitrine, le décolleté : « dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe : de ne faire montre de leurs agréments (zinâ) sauf ce qui est en évidence, de rabattre leur fichu (khimâr) sur les échancrures de leur vêtement…Qu’elles ne piaffent pas pour révéler ce qu’elles cachent de leurs agréments ». Pour des exégètes progressistes, « ce qui est en évidence » ce sont la tête et les mains.Le Coran recommande aux femmes, mais aussi aux hommes, une attitude discrète, une tenue décente sans provocation : « Dis aux croyants de baisser les yeux et de contenir leur sexe : ce sera de leur part plus net. Dieu est de leurs pratiques informé » (verset XXIV-30). Mais, pour l’homme, il n’y a aucune directive vestimentaire, sa liberté n’est pas restreinte.En matière strictement religieuse, le coran n’impose que cinq obligations que tout bon musulman se doit de respecter, les « cinq piliers de l’Islam » : la croyance en l’unicité de Dieu ( Il n’ y a pas d’autres Dieu qu’Allah et Mohammed est son prophète), la prière rituelle (à cinq moments de la journée), les aumônes, le jeûne( obligatoire pendant le ramadan), le pèlerinage à la Mecque ( au moins une fois dans sa vie). Les sourates et versets qui traitent des comportements séculiers ne font pas partie des obligations cultuelles. L. Djitli rappelle que le Coran a été édicté au 7e siècle et qu’à « l’époque de la révélation, le monde était dirigé par des hommes » et M. Onfray indique que les versions écrites sont d’époques différentes et que la première version a été écrite 25 ans après la mort de Mahomet.Pour des exégètes progressistes, le Coran ne comporte aucune obligation de nature religieuse imposant aux femmes de se voiler dans l’espace public. Ce sont les exégètes conservateurs attachés aux valeurs traditionnelles qui en font une obligation.2) Les significations du port du voile.Dans les pays de culture musulmane, les très jeunes filles ne portent pas le voile, mais il leur est imposé quand elles sont jugées nubiles (Mahomet aurait eu une épouse de 9 ans). Chahdortt Djavann (écrivain et anthropologue) estime que le voile les désigne alors publiquement comme étant sexuées et aptes au mariage. Pour cet auteur, le voile place ces jeunes filles « sur le marché du sexe et du mariage » et les désigne comme « objets sexuels ».Ainsi se révèle une profonde contradiction du port du voile, destiné à masquer la féminité, les attraits de la femme, il impose à la femme voilée une marque sexuelle publique. Le voile signe la séparation de sexes dans l’espace public, il rassure l’homme sur sa virilité.L. Djitli écrit : « le voile ne marque pas seulement les femmes, il leur impose un comportement social : ne pas serrer les mains des hommes pour les saluer, ne pas rester seule dans une pièce avec l’un d’entre eux, s’effacer devant leur autorité, ne pas aller au café, parfois ne pas sortir du tout… »Le voile est une marque sexuelle qui affiche la domination de l’homme sur la femme et la non-mixité.

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