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Billet de blog 10 oct. 2012

PALESTINE: Résistance ou Terrorisme?

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  • Résistance du peuple de Palestine après les « Accords d’Oslo »

TERRORISME… OU RESITANCE DESESPERE ?

« L’Etat d’Israël a cessé d’être l’Etat du peuple juif, il est devenu le dispositif d’application d’un pouvoir juif sur un autre peuple. » (Y.Leibowitz)

ATTENTATS : révolte désespérance!!

Avec l'espoir de faire sortir le débat des "mondanités" dans lesquelles il s'enlise, je vous propose ces quelques réflexions que me suggèrent plus particulièrement les deux derniers attentats.
Depuis un an et demi, la deuxième Intifada a passé par des phases successives avec en arrière plan les appels incessants de Yasser Arafat à la reprise des négociations avec Israël et sa ferme condamnation des attentats, tout particulièrement ceux commis en Israël contre les populations civiles

Sans remonter toutes les différentes étapes marquantes de cette Intifada qui n’est que la conséquence de l’échec politiquement prévisible des « Accords d’Oslo » qui ne pouvaient aboutir à une paix équitable donc durable, entre Israéliens et Palestiniens, dans l’exacte mesure où aucune paix équitable ne peut se mettre en place quand l’un des partenaires, (en l’occurrence l’OLP d’Arafat), dépose les armes sans avoir obtenu autre chose que quelques vagues promesses et une reconnaissance fictive dans la mesure exacte où cette organisation de la résistance palestinienne se convertit, sans aucune contrepartie, en un organisme de collaboration avec Israël, son adversaire de hier, qui reste sur un pied de guerre. Comme disait Rabin : « Israël tend une main aux Palestiniens pour faire la paix, mais dans l’autre Israël garde son fusil, le doigt appuyé sur la gâchette, prêt à réprimer tout acte contraire à ses intérêts ».
Israël exigeait (exige toujours) une « collaboration sans faille » de l’Autorité palestinienne, à qui elle assure un gîte sous haute surveillance dans quelques arpents de terre dans les territoires occupés. Pendant sept ans, tous ceux qui s’opposaient à un « processus de paix » dont les termes sont, quasi unilatéralement, définis par Israël, sont éliminés ou emprisonnés au nom de la paix à venir, dans les temps tout proches !

A moins de penser que Israël n’est vraiment pas un Etat comme les autres, que dans la sagesse inspirée parla Sainte Biblequi guide l’Etat hébreu, les Israéliens sont capables, dans leur « grande générosité et leur souci de l’autre », le Palestinien, de dépasser leurs intérêts égoïstes pour rendre justice aux Palestiniens, parce qu’ils savent mieux que les Palestiniens eux-mêmes ce qui est juste et bon, les « Accords d’Oslo étaient, à priori, voués à l’échec

Après sept années de tergiversations et surtout d’extension des implantations coloniales, la limite a été atteinte par Ehud Barak, quand ce « Soldat dela Paix» (Grand Colonisateur devant l’Eternel) a offert à Yasser Arafat, (en juillet - août 2000 à Camp David) des propositions de paix tout simplement inacceptables par les Palestiniens, parce que en échange d’un « Etat palestinien autonome », de la restitution de quelques implantations coloniales juives trop isolées , les réfugiés palestiniens étaient priés de se faire voir ailleurs qu’en Israël et les grands blocs de colonies juives s’inscrivaient dans la politique du « Fait accompli »

Le refus d’Arafat de contresigner l’acte de décès et l’enterrement de seconde classe d’un Etat Palestinien indépendant, ce n’est point tant pour des raisons personnelles, encore moins par manque de « courage politique » mais c’est bien par une prise de conscience, un peu tardives, de toutes les conséquences qu’impliquaient une telle signature…

Face au refus d’Israël le peuple de Palestine s’est réveillé d’une longue somnolence de sept ans, et se sont bien d’abord ses « enfants » qui se sont lancés les premiers dans la révolte, dans une «guerre des pierres » réprimée avec violence par TSAHAL. Pendant des mois et des mois les aînés ont pris le relais en utilisant la technique des attentats, d’une façon brouillonne et surtout spectaculaire et provocatrice par des « attentats suicides » en Israël, attentats mis sur le compte d’un islamisme extrémiste et fanatique qui, selon certains commentateurs, nuisaient à la « cause palestinienne » et justifiaient les actes de représailles d’Israël.

 Jusqu’à ces derniers temps, actes de représailles et attentats terroristes étaient mis sur le même plan par les personnes très diverses, mais qui toutes préconisaient le retour à la table des négociations

Face à ces critiques en partie justifiées dans la mesure où ces attentats « kamikaze » non seulement étaient dirigés contre des civiles,( alors que Israël peut se « permettre » de bombarder des populations civiles palestiniennes sans que cela suscite autant d’indignation) mais impliquaient, d’une certaine façon, la remise en cause de l’existence d’Israël ( au même titre d’ailleurs que les actes de représailles dans les territoires autonomes signifient une non reconnaissance avec en supplément un mépris clairement affiché par Sharon à la fois pour Yasser Arafat et le peuple palestinien), les organisations de la résistance palestinienne ont dirigé leurs coups contre TSAHAL, les colons des territoires occupés. Ce changement de stratégie a été inauguré d’une façon significative par la « liquidation » du ministre du tourisme israélien connu pour ses prises de positions extrémistes et racistes !

Face à cette résistance organisée et plus appropriée, les représailles israéliennes ne firent que monter d’un cran. Pour faire bonne mesure, le gouvernement de Ariel Sharon excédé par le manque de zèle de l’Autorité palestinienne dans la répression des « terroristes » palestiniens, ne s’est plus contenté de liquider les « extrémistes », de se lancer dans des expéditions punitives dans les zones suspectées d’abriter des « terroristes », mais s’est « amusé » à détruire toutes les infrastructures de l’Autorité palestinienne financées par l’Union Européenne, à reprendre ses vieilles habitudes en assassinant certains responsables de l’OLP qui avaient, pour certains repris du service , après bien des hésitations, aux côtés de leurs anciens compagnons d’armes

Pour clore ce sinistre scénario, le gouvernement de Sharon, pointe ses chars sous le nez d’Arafat ! ! et proclame à tout venant que « Arafat est un vil menteur », « Arafat est le Ben Laden des Palestiniens, il se sert d’eux pour satisfaire ses intérêts personnel et ceux de sa clique », il dénonce la corruption de l’Autorité palestinienne (une corruption avérée qui est le comportement de la quasi totalité des pouvoirs en place, elle set d’autant plus remarquée quand il s’agit de gouvernements fantoches) ce qui l’autorise à procéder, comme son ami W. George Bush, aux destructions massives de tout ce qui manifeste une présence palestinienne autonome et reconnue par les instances internationales.

 Face à ce refus d’Israël, face aux représailles de plus en plus intenses, les deux derniers attentats celui de Jérusalem commis par un père de famille, paisible et sans histoires et celui de Tel Aviv par une jeune fille palestinienne mettent en causes tous les schémas sur les motivations prêtées aux auteurs de ces attentats ! Cette jeune fille ne pouvait espérer rejoindre dans des noces célestes les 77 vierges promises aux « héros », et ce père de famille n’avait, (comme bien d’autres), aucune motivation mystique; mais les uns et les autres signifient bien la désespérance du peuple de Palestine et posent très clairement une interrogation , (au delà de toute manifestation verbale excessive), sur la possibilité d’une coexistence pacifique entre Israël (dans son mode de fonctionnement actuel comme Etat du peuple juif) et le peuple de Palestine.( Nouvelobs permanent Franz - Strasbourg - 29.01.02 15:29 )

Réflexions à propos des attentats « terroristes » en Israël !

Les attentats perpétrés par le Hamas ont suscité une émotion légitime, mais aussi une indignation que nous ne partageons pas. Les auteurs de ces attentats ne sont ni des « lâches », puisqu’ils mettent en jeu leur vie, et encore moins des « monstres » puisque les attentats sont nettement moins meurtriers que les « raids de représailles » de TSAHAL, et surtout ils ne sont que la manifestation d’actes de résistance légitime face à Israël qui parle de paix toute en poursuivant sa politique de conquête et de répression.

Israël justifie sa politique fasciste et conquérante au prétexte des menaces qui pèseraient sur son existence. Le « dernier carré » de la résistance palestinienne s’oppose au « processus de paix » qui n’est qu’une capitulation face à Israël et qui avalise en fait la mise en place du  Grand Israël .Nous avons pensé qu’il pourrait être intéressant de mener une réflexion sur ces deux thèmes antinomiques qui aliment les controverses et les actions politiques depuis un demi siècle ?

La destruction d’Israël !

A priori, la création de l’Etat d’Israël est une injustice faite aux Palestiniens qui ont été et qui sont encore aujourd’hui spoliés de leurs terres par les colons juifs qui n’avaient et qui n’ont aucun droit historique surla Palestine. Seulun droit mythique, véhiculé parla Bible, pieusement entretenu par une minorité juive qui poursuit d’arrache pied, conformément au plan sioniste de « Reconquête dela Terre Sainte » et conforté, malgré l’opposition des peuples arabes, par le Plan de Partage de l’ONU auquel tout le monde s’accroche comme à un référent ne pouvant être raisonnablement remis en cause, et auquel l’Autorité Palestinienne a donné son accord, sans pour autant obtenir quoique ce soit de tangible

Etat dérisoire par sa taille, Israël occupe une place bien spécifique sur l’échiquier politique, il est «  la Lumière de l’Occident dans les ténèbres de l’orient ». Depuis sa création en 1948 l’Etat hébreu militairement puissant, idéologiquement dominateur et sûr des ses droits « historiques » surla Palestine, sa « Terre Sainte », pratique une politique de conquête, formellement condamnée par l’ONU, mais entériné, pour l’essentirl, par les grandes puissances occidentales.

Aux yeux des Arabes palestiniens, la « Destruction d’Israël »  peut être considérée comme une juste revendication. En effet, pendant de longues années la Charte de l’O.L.P prônait : « la destruction d’Israël et l’édification d’une Palestine démocratique et laïque où les Juifs et les Palestinien vivraient ensemble dans l’égalité des droits. »  Après bien des années de débats épiques les Palestiniens, dans toutes les composantes de ses mouvements de résistance : l’OLP ; FPLP ; FDPLP ; reconnaissent que la revendication d’une Palestine unifiée relève de l’utopie et que l’Etat hébreu est politiquement une réalité incontournable ? Le  novembre 1989, à Alger, le 19ième  CNP  (Conseil National Palestinien) promulgue une déclaration d’indépendance de la Palestine  et la constitution d’un gouvernement provisoire de l’Etat de Palestine, qui englobe  en fait les territoires occupés en 1967. ; Il adopte aussi la formule des deux Etats et accepte la résolution 242 de l’ONU, ce qui équivaut à une reconnaissance implicite d’Israël. Les pacifistes israéliens, bravant  l’interdit promulgué par les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, s’aventurent dans des rencontres avec les représentants palestiniens qui se font « dégommer » à Tunis par le Mossad, à l’exception notable d’Arafat qui échappe, comme par hasard, aux assassins.

La farce des « accords de paix »

Ce n’est qu’au bout de quelques années de négociations officielles à Madrid et secrètes à Oslo que Israël consent à reconnaître l’OLP et son dirigeant historique  Yasser Arafat comme représentant des Palestiniens ! Le 13 septembre, au cours d’un Garden party mémorable dans les jardins dela Maison Blanche, sous les regards bienveillants de Clinton, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat signent l’accord intérimaire de paix où il est question d’une autonomie palestinienne sur la bande de gaza et la ville de Jéricho, d’une autonomie plus étendue dans les années à venir ; mais une éventuelle reconnaissance par Israël d’un Etat palestinien indépendant reste, à la lecture des accords, dans le flou artistique et diplomatique ; bien pire, des négociations entre l’OLP et Israël, dirigé par Rabin, vont atomiser au fil des mois les acquis déjà bien dérisoires des 3Accords d’Oslo.

Au bout de deux ans, les palestiniens ont péniblement obtenus le droit de gestion sur la sécurité intérieure, l’éducation et les ordures ménagères de 6% des territoires occupés, Israël gardant le droit d’intervention et de contrôle militaire, aussi bien dans les « territoires autonomes » que dans les autres territoires occupés. La libre circulation des palestiniens est placé sous surveillance israélienne, et Israël peut, sous n’importe quel prétexte, boucler les enclaves palestiniennes. Le contrôle et la distribution de l’eau, et surtout le contrôle des échanges économiques et commerciaux reste une prérogative israélienne. Par exemple, une grande partie de l’aide apportée « aux territoires autonomes palestiniens » par la Communauté Européenne a été retenue arbitrairement en Israël, et après les derniers attentats, tous les échanges commerciaux ont été interdits  par Israël qui s’arroge le droit d’affamer la population de la bande de Gaza, et son droit de poursuivre, pour des raisons de sécurité, sa politique de consolidation des colonies juives dans « les territoires occupés » donnent une idée de l’étendue des « pouvoirs » accordés aux palestiniens et de la « bonne volonté » des Israéliens ? Il faut être myope ou bien de mauvaise foi pour ne pas se rendre compte qu’Israël poursuit sa politique rampante du « Grand Israël » dont rêvait Rabin, et auquel Pérès apporte, avec sa bonne conscience d’humaniste crapuleux, ceux qui avec un discours de gauche mènent une politique de droite, sa pierre de taille.

Juin 1967, marque avec la guerre des Six Jours, une étape décisive dans la mise en place du Grand Israël. La mise en place de colonies juives en Cisjordanie s’inscrit dans la stratégie de conquête de l’Etat hébreu qui est appliquée depuis bientôt trente par tous les gouvernements israéliens, les Accords d’Oslo sont une sinistre farce qui avalise l’hégémonie israélienne sur l’ensemble de la Palestine, les palestiniens sont condamnés à collaborer avec la puissance occupante en échange d’une autonomie sous haute surveillance et d’une promesse d’un Etat palestinien squelettique, en « peau de léopard » sur des territoires que les Israéliens auront eu la « bonté » de leur concéder après avoir consolidé leurs implantations coloniales.

Les attentats, une réponse, peut-être, sans doute, inappropriée au Diktat d’Israël

Quatre attentats sanglants ont endeuillés ces derniers jours Israël, et provoqués l’indignation générale ; tous en chœur, Arafat et sa clique en tête, ont dénoncé le terrorisme du Hamas et personne, à l’exception dela Syrie, n’a dénoncé l’iniquité des accords de paix qui ne prévoient qu’une restitutions progressive d’environ 70% des territoires occupé en 1967, et surtout les entorses continuelles qu’Israël se permet sous n’importe quel prétexte d’imposer à l’Autorité palestinienne : bouclage des territoires, poursuite des implantations coloniales, mise en place d’un réseau routier à l’usage des colons juifs et des militaires

Si la majorité des Palestiniens des « territoires occupés » a voté pour l’Autorité palestinienne, si on peut considérer que le boycott préconisé par les opposants au «processus de paix » comme un échec formel, nous savons ce que ce genre d’élection sous haute surveillance signifie.  Dans la mesure  où le choix était limité entre l’abstention  et l’acceptation, il était assez logique que la majorité se dessine en faveur d’Arafat qui jouit, malgré tout, d’un certain prestige.

Face au pourrissement de la situation, face à l’arrogante mise en place du Grand Israël, face aux humiliations dont est victimes le peuple de Palestine, on peut considérer que les attentats organisés par le Hamas,actes de résistance exprimant la désespérance, sont politiquement, dans une vision marxiste léniniste, des « actes de terrorisme », car au lieu d’arrêter la poursuite de la colonisation juive des « territoires occupés » ils ne font, apparemment,  qu’accélérer la mise en place de la liquidation politique du peuple  palestinien, programmée par Israël. Israël profite cyniquement d’une erreur politique du Hamas pour consolider sa domination sur la Palestine et assujettir un peu plus le peuple palestinien des territoires occupés Les protestations d’Arafat face à la politique de représailles israélienne sont à la fois dérisoires et tragiques. Dérisoires, parce que Israël s’en moque bien, tragiques parce que Israël  pour mettre en place, au nom de son « bon droit de peuple victime »  son hégémonie sur la Palestine en s’asseyant avec sa désinvolture de « peuple élu »  sur le droit et la morale élémentaire pour justifier sa criminelle politique de conquête.

 Il est évident que ces « attentats » confèrent à l’Etat hébreu son aura de victime et facilitent sa besogne de bourreau du peuple palestinien inscrite dans ses visées politiques. Seule une prise de conscience des palestiniens de l’impossibilité ontologique d’un dialogue équitable entre un vainqueur arrogant, Israël, et un vaincu forcément servile, Arafat et sa « clique » à la recherche des miettes tombées de la tables des « seigneurs », peut amener le peuple de Palestine à réinventer de véritables actes de résistance, comme l’Intifada, qui pourront amener, forcer Israël, à une négociation de paix équitable.

En attendant, pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons que dénoncer toutes les complaisance qui aujourd’hui comme hier servent le grand dessein d’Israël,et espérer que l’énorme pierre qu’Israël soulève pour écraser le peuple palestinien lui retombera sur so gros orteil.

Revue Ecole Emancipée Le 3 avril 96  Francis GRISLIN

Remarque

                   Ce papier qui fut le dernier à être publié dans la « revue Ecole Emancipée », m’a attiré de multiples reproches de toutes ces « bonnes âmes » au prétexte qu’en ne condamnant pas le Hamas, je le soutenais ; alors que pour moi l’indignation face aux « actes terroristes du Hamas », évite bien de poser le problème de savoir : à qui profite le crime et qui, si ce n’est Israël qui est à l’origine de ces crimes.

En reprenant ce texte écrit, avril 1996, pour critiquer la politique de « gribouille » du Hamas, mais pour, surtout dénoncer la politique de Conquête d’Israël, je me rends bien compte qu’Israël poursuit l’extension de son LEBENSRAUM, et que chaque fois qu’un dirigeant israélien sert la main à un dirigeant palestinien en vu d’un  accord de paix, Israël profite de l’occasion pour voler rapidement, avant de conclure, quelques arpents de terres aux palestiniens.

En cette fin de mois de novembre 2007, Olmert s’est retrouvé avec Bush pour causer de paix avec Abbas, président de l’Autorité palestinienne, deux jours après, les israéliens se sont dépêchés de « consolider leurs implantations coloniales avant de décréter leur gel

Adresse aux « média de masses » : radio, télé et  journaux…à l’exception de quelques uns !

Silence Israël « pacifie » la Palestine

« Israël Lumière de l’Occident dans les ténèbres de l’Orient » écrase la révolte des gueux qui osent s’opposer à son plan de paix initié par les « Accords d’Oslo »: dont tout le monde a vanté les mérites, et dont aujourd’hui certains esprits lucides se rendent compte qu’ils ont servi de prétexte à la mise en place du « Grand Israël ».

Dès 1993, nous dénoncions, suite à une lecture attentive des différents paragraphes, ces « accords » comme un DIKTAT israélien dont on mesure aujourd’hui toutes les conséquences néfastes. Etes vous à ce point analphabètes ou inféodés à la propagande sioniste pour présenter l’Intifada comme un mouvement d’humeur « inexplicable », un « malentendu  regrettable » dû  à une réaction épidermique de jeunes Palestiniens aux frasques  provocantes de Sharon sur l’Esplanade des Mosquées  alors  qu’en fait il s’agissait bien d’une prise de conscience des Palestiniens qu’ils étaient en train de se faire rouler dans la farine par les Israéliens  qui tout en parlant de paix mettaient en place le projet sioniste du « Grand Israël »

Après quelques jours d’informations correctes, vos silences éloquents et surtout vos informations caviardées (si je me réfère aux dépêches de l’AFP), sont pour Israël un encouragement à poursuivre son œuvre de salubrité publique et à faire triompherla PAX  JUDAÏCA ! La paix des cimetières et l’éclatant triomphe du projet sioniste : le « Grand Israël…Serait- ce trop vous demander d’utiliser à meilleur escient les dépêches de l’AFP que je lis sur Wanadoo dans la rubrique : «  Monde » ?

Cités au hasard en voici quelques extraits significatifs  des dépêches du 4.12.02 : « Le nombre des logements  des colonies juives a augmenté de 50% depuis la signature des accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne a indiqué le mouvement israélien La Paix Maintenant » « L’armée israélienne a ouvert un nouveau tronçon de route réservé aux colons juifs de la bande de Gaza, ouverte sur des terrains palestiniens en violation », « Une trentaine de Palestiniens ont été blessés, dont deux gravement ,dimanche soir lors d’affrontements avec l’armée israélienne et des colons juifs près de Bethléem… selon des sources palestiniennes »… Tous les jours TSAHAL tire sur tout ce qui bouge à proximité des colonies juives, elle a même réussi « l’exploit » de tuer un Palestinien entrain de bricoler dans sa maison avec une perceuse (sic) La liste des morts et de blessés palestiniens s’allonge, quelques juifs israéliens se font  tuer… et vous nous étalez avec complaisance « la colère et l’émotion du peuple juif » qui pourtant est prêt à faire la paix avec les Palestiniens !Et reprenant les thèmes de la propagande israélienne, aux déclaration « guerrières » des Palestiniens vous opposez « les propositions de paix d’Ehud Barak qui maintient le bouclage des territoires pour asphyxier  la fragile économie  des territoires autonomes palestiniens…Vos encouragements implicites à la politique criminelle d’Ehud Barak sont, à mes yeux, un mauvais service rendu  à Israël qui risque bien de s’enfoncer dans sa paranoïa

Merci pour ce petit effort, il y va aussi de l’intérêt du peuple juif d’Israël

Bien cordialement

Francis Grislin

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