LA COLONISATION JUIVE DE LA PALESTINE : UNE INIQITE…
1° A PROPOS et PROPOS SUR LA CREATION d’ISRAËL par l’ONU en 1947
La Palestine est un cas unique. Nous ne traitons non point avec les souhaits de la communauté existante, mais recherchons consciemment à reconstituer en Palestine une nouvelle communauté et à y édifier définitivement une autre majorité numérique dans l’avenir » Lord Balfour, juin 1919La mise en place de l’Etat d’Israël par l’ONU, s’est faite en 1947 contre l’avis des pays arabes directement concernés. Cette décision est en contradiction flagrante avec les « bonnes intentions » énoncées dans le préambule de la Charte Nations Unies, citée ci dessous
Préambule de la Charte Nations Unies
Nous, peuples des Nations Unies, résolus :
· À préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances, · À proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, · À créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international, · À favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, et à ces fins · À pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage, · À unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales, · À accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun, · À recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples, · Avons décidé d'associer nos efforts pour réaliser ces desseinsEn conséquence, nos gouvernements respectifs, par l'intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations UniesRemarque : Quand on dit que l’Enfer est pavé de « bonnes intentions », ce préambule de la Charte des Nations Unies est vraiment « exemplaire » c’est à dire en contradiction flagrante avec les intentions proclamées. Ceci étant confirmé par, d’une part les déplacements des populations allemandes dans les pays de l’Est de l’Europe avalisées par l’ONU et d’autre part, bien sûr, par la création l’Etat d’Israël qui ne pouvait être que source de conflits avec les Palestiniens chassés, sans ménagements de leurs terres par les « nouveaux colons » juifs rameutés par le mouvement sioniste, un mouvement terroriste qui a imposé ses ambitions de conquête de la Palestine, clairement affichées, dès les années 40 et confirmés par les guerres successives engagées par Israël de 1948 à 1967, au nom de son Droit à l’Existence comme Etat du peuple juif sur la terre de Palestine PLAN DE PARTAGE EN 1947A la fin de la première guerre mondiale, contrairement aux assurances d’indépendance anglaises faites aux Arabes s’ils se rangent du côté des Alliés, la Grande-Bretagne avait convaincu une société éminemment européenne à endosser un programme de colonisation sioniste en Palestine,(cf. : Lord Balfour) Après le deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis amenèrent la majorité européenne à rejeter la minorité afro-asiatique à l’Assemblée générale de l’ONU à couvrir l’installation d’un Etat colonial sioniste au point d’intersection des continents africains et asiatiques : la terre arabe de Palestine .Si la Société des Nation avait été l’instrument choisi pour conférer à l’association anglo- sioniste un semblant de respectabilité internationale, les Nations Unies furent, quant à elles appelées à jouer le même rôle grâce à l’entente américano sioniste, à laquelle les « pays de l’Est » dont l’URSS, ont apporté, pour des raisons politiques bien spécieuses leur éminente contribution.Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine (ou plus exactement de ce qui restait de la Palestine, une partie ayant déjà été séparée afin de constituer la Transjordanie) élaboré par l'U.N.SCOP (United Nation Special Comitte on Palestine) est approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU, à New York (résolution 181 de l'assemblée générale). Ce plan, destiné à résoudre le conflit entre Juifs et Arabes à propos du mandat britannique sur la Palestine, propose le partage de ce territoire entre deux États, l'un juif, l'autre arabe, avec Jérusalem sous contrôle international. Le refus de ce plan par les pays arabes ainsi que la détérioration des relations entre juifs et arabes en Palestine conduit à la Guerre israélo-arabe de 1948.Partage des terres Zones juives en 1947. Le plan de partage de l'ONU essaie d'en intégrer un maximum dans le nouvel État juif projetéSelon le Plan de Partage, l'État juif comprenait la plaine côtière, qui s'étend de Haïfa à Rehovot, l'est de la Galilée et le désert du Néguev, incluant l'avant-poste de Umm Rashrash au sud (maintenant appelé Eilat).L'État arabe devait recevoir l'ouest de la Galilée, avec la ville d'Acre, les monts de Cisjordanie, et le sud de la côte, s'étendant du nord de Majdal (maintenant Ashkelon), et comprenant l'actuelle Bande de Gaza, avec une partie du désert le long de la frontière égyptienne. La ville de Jaffa à population majoritairement arabe, au sud de Tel-Aviv, devait initialement faire partie de l'État juif. Elle fut finalement comprise dans l'État arabe avant que le Plan de partage ne soit adopté par l'ONU, formant ainsi une enclave.Partage des populations Au moment du plan de partage, la population totale de Palestine est composée pour deux tiers d'Arabes et un tiers de Juifs. La population juive représentée par le Yichouv (mot hébreu désignant la population juive de Palestine avant 1948) possède 7 % de la propriété foncière .L'État juif proposé regrouperait une majorité de Juifs (558 000 pour 405 000 Arabes). 10 000 Juifs seraient alors dans l'État arabe. Celui-ci serait par conséquent peuplé à 99 % d'Arabes, avec une communauté de 804 000 habitants. La zone internationale centrée sur Jérusalem, compterait 100 000 Juifs pour 105 000 Arabes. 2 % des Juifs, soit 10 000 personnes, ne se retrouveraient ni dans l'État juif ni dans la zone internationale de Jérusalem. 31 % des Arabes, soit 405 000 personnes, ne seraient ni dans l'État arabe ni à Jérusalem. L'État juif proposé est sensiblement plus grand (55 %) que l'État arabe, dont une très grande part occupée par le désert du Néguev (40 %). L'essentiel des terres côtières cultivables lui revient. 55 % du territoire total, 80 % des terres céréalières et 40 % de l'industrie de Palestine sont récupérés par la communauté juiveRéactions arabes La très grande majorité des Arabes vivant en Palestine et la totalité des États arabes, rejetèrent ce plan .Sur le principe, ils rejetaient toute division de la Palestine mandataire, et réclamaient le pays au complet .De façon plus technique, les Arabes critiquèrent aussi le tracé de la frontière. Celui-ci visait à englober le maximum de villages juifs à l'intérieur de l'État juif, mais la réciproque n'était pas respectée.Réactions juives La majorité des Juifs de Palestine acceptèrent le partage. Il y eut cependant une forte opposition de la part des plus nationalistes, en particulier (mais pas exclusivement) de droite. L'Irgoun et le Lehi critiquèrent vigoureusement le partage .La majorité des Juifs sionistes se réjouirent cependant d'obtenir enfin un État indépendant. D'un point de vue technique, même les partisans de l'accord regrettèrent cependant le manque de continuité territoriale de leur nouvel État., les guerres successives remédieront à cet état de fait Dès 1949, les sionistes s’attribuerons déjà quelques terres palestiniennes(voir carte ci – dessous)Quelques épisodes croustillants avant l’adoption du texte En septembre 1947, une première votation a lieu au sein de l'ONU pour décider du sort de la Palestine et de son partage. Le résultat est le suivant: 25 voix pour le partage 13 voix contre 19 abstentions Mais la résolution doit obtenir 2/3 des voix pour être acceptée, ce qui n'est pas le cas. Les Etats-Unis, mécontents du résultat, vont faire pression sur les "petites" nations récalcitrantes au projet en leur octroyant des prêts (Haïti), ou encore avec des menaces de faire partir les industries (Libéria) afin de les obliger à accepter la résolution malgré leurs convictions. Le 25 novembre 1947 la votation est relancée à l'ONU. Le résultat est le suivant: 25 voix pour 13 voix contre 17 abstentions 2 absents Mais il manque encore une voix pour que la résolution soit acceptée. Le président américain va donc user de tout son pouvoir de la grande puissance militaire du moment. Il va menacer la France, qui s'est abstenue, de lui couper les vivres s'ils n'acceptent pas cette résolution.Après ce tour de passe passe, l'ONU relance la votation 4 jours plus tard, c'est-à-dire le 29 novembre 1947, l'Assemblée Générale de l'ONU adopte, (résolution 181) le plan de partage de la Palestine en deux États, l'un arabe, et l'autre juif — Jérusalem ayant un statut particulier sous l'égide de l'ONU. Le projet est soviéto-américain, il passe en commission le 25 novembre et est ratifié le 29. La convergence entre les deux puissances (russes et américains) en conflit fait sensation. Les pays arabes refusent le plan de partage : les Arabes de Palestine et les gouvernements de tous les États arabes, refusent d'accepter les recommandations de la résolution 181, et font savoir qu'ils s'opposeront par la force à l'application de ces recommandations.L'URSS a appuyé la création d'Israël en pensant créer aussi un nouvel État communiste : l'État hébreu s'appuyait sur une idéologie philosophique sioniste libertaire proche des idéologies socialistes et des méthodes collectivistes soviétiques, en créant des collectivités semblables aux kolkhozes russes où tout est mis en commun au service de la communauté. Pourtant, tandis que Moscou chante ses louanges, David Ben Gourion déclare à l'ambassadeur américain MacDonald, nommé par Truman : « Israël salue le soutien russe aux Nations Unies, mais ne tolérera pas de domination russe. Non seulement Israël est occidental dans son orientation, mais notre peuple est démocrate et réalise qu'il ne peut devenir fort et rester libre qu'à travers la coopération avec les États-Unis. Seul l'occident lui-même, en humiliant Israël et en l'abandonnant aux Nations unies et ailleurs, pourrait s'aliéner notre peuple » (Dans Arnold Kramer, Soviet Policy on Palestine 1947-1948, Journal of Palestine Studies, Vol. 2, Numéro 2, hiver 1973).Vote de la résolution Le partage et la création des trois États (État juif, État arabe et État de Jérusalem sous administration internationale), sont votés par 33 voix contre 13 avec 10 abstentions.Ont voté pour : États-Unis d'Amérique, Australie, Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Costa Rica, Danemark, République dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti, Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Norvège, Panamá, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Suède, Tchécoslovaquie, Ukraine, Union Sud Africaine, URSS, Uruguay et Vénézuéla.Ont voté contre : Afghanistan, Arabie saoudite, Cuba, Égypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban, Pakistan, Syrie, Turquie, et Yémen.Se sont abstenus : Argentine, Chili, Chine, Colombie, Salvador, Éthiopie, Honduras, Mexique, Royaume-Uni, Yougoslavie.La résolution 181 a donc pour but la création de deux Etats:· Un État juif de 14 000 km2 avec 558 000 Juifs et 405 000 Arabes ;. · Un État arabe, de 11 500 km2 avec 804 000 Arabes et 10 000 Juifs, formé de trois parties séparées : Gaza, la Cisjordanie et la partie nord voisine du Liban ;· Enfin, une zone sous régime international particulier comprenant les Lieux saints, Jérusalem et Bethléem avec 106 000 Arabes et 100 000 Juifs.Il est à noter que l’ONU accorde aux sionistes 50 % de plus que le plan Peel de 1937 soit 60 % du territoire alors qu’ils n’avaient jusqu’alors que 7 % de la propriété foncière ; de plus ce territoire comporte 80 % des terres céréalières de la Palestine et 40 % de son industrieEn 1948, face à près de 1 400 000 Palestiniens la communauté juive totalise 600 000 membres dont 460 000 nés hors de Palestine. Il faut souligner que le flot des immigrants juifs culmine (200 000) entre 1933 et 1939 avec la montée du nazisme et le début de la guerre. Conséquences du vote Le Yichouv accepte sans condition le plan de partage, tandis que les autorités des pays arabes voisins rejettent ce plan. La conséquence immédiate en sera le déclenchement d'une guerre civile en Palestine suivie de la guerre israélo-arabe de 1948Pour les mouvements sionistes, ce vote de novembre 1947, rejeté par les dirigeants arabes, est une énorme victoire, car ce partage est la reconnaissance de la fondation du nouvel État d'Israël qu'ils appelaient de tous leurs vœux. Le plan de partage de l’ONU du 29 novembre 1947 divise la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. La première guerre israélo-arabe (1948-1949) permet à l’Etat hébreu victorieux d’élargir son territoire.2° LA CREATION d’ISRAËL ….UNE INIQUITEQuelques questions à se poser à priori !Comment a t il pu se faire que les crimes commis en Europe contre la communauté juive aient engendré dans des conditions iniques la création de l’Etat d’Israël au détriment du peuple palestinien ? Au nom de quelle morale les injustices infligées aux communautés juives d’Europe devaient- elles être payées en retour par des injustices et de souffrances infligées au peuple de Palestine ?Comment a-t-on pu faire partager et assumer au peuple palestinien et aux peuples arabes en général, non seulement la responsabilité d’une histoire qui n’est pas la leur, mais aussi le sentiment de culpabilité consécutif aux abominations de la Deuxième Guerre Mondiale ?Comment se fait-il que la propagation massive de la propagande sioniste qui appelle à la colonisation juive « d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre » ait bénéficié de tant de publicité et de complaisance, alors que sur la terre de Palestine vivait un peuple arabe , les palestiniens qui se sont depuis le début du vingtième siècle opposés au projet de colonisation sioniste de la Palestine à laquelle l’Angleterre, puissance mandataire de la Palestine avait donné cyniquement , après la Première Guerre Mondiale, son blanc-seing , par la voix de Lord Balfour ? « La Palestine est un cas unique. Nous ne traitons non point avec les souhaits de la communauté existante, mais recherchons consciemment à reconstituer en Palestine une nouvelle communauté et à y édifier définitivement une autre majorité numérique dans l’avenir » Lord Balfour, juin 1919Comment se fait-il que les écrits des idéologues sionistes qui visent la mise en place du « Grand Israël » aient été, et son encore aujourd’hui, si peu dénoncés ? Pourtant ils sont bien clairs et correspondent aux pratiques coloniales de l’Etat hébreu, où Sharon se place dans la continuité du projet sioniste clairement énoncé par ses promoteurs, dont Yosef Weitz :« Quand la guerre sera fini et que les Anglais l’auront gagnée, quand les juges siégeront sur le trône de la Loi, notre peuple doit présenter devant eux ses besoins et ses droits ; et la seule solution est la Terre d’Israël, ou du moins la partie occidentale d’Israël, c’est à dire la Palestine, sans les Arabes. Il n’y a pas de compromis possible sur ce point. Jusqu’ici l’entreprise sioniste a fait du bon travail en préparant la création de Etat hébreu. Jusqu’ici on pouvait se contenter d’acquérir des terres, mais ce n’est pas cela qui fondera l’Etat d’Israël. Cela doit se faire d’un seul coup comme la Rédemption. (Y. Weitz, responsable du développement des terres au Fonds national juif, décembre 1940)Comment a-t-il pu se faire qu’en juin 1967 le monde entier, la quasi totalité des médias tremblait face au « danger d’extermination de l’Etat hébreu », et qu’on puisse croire que comme le déclarait Alain Chouraqui, député maire de Jérusalem, fin lettré et auteur d’une Bible, à la synagogue de Strasbourg: « Fort heureusement que, les Israéliens menacés d’extermination réduisirent miraculeusement, comme aux temps bibliques les ennemis d’Israël à néant ». ?D’ailleurs, séduits, fascinés par cette « victoire miraculeuse » bon nombre de Juifs religieux, dont André Neher, doyen de la faculté de théologie juive de Strasbourg ,qui avaient des doutes sur le sionisme et sa dimension messianique, et bien sûr d’autres juifs non croyants attirés par la propagande sioniste pour coloniser ces terres nouvelles offertes à leurs convoitises ou pour réaliser leurs fantasmes bibliques ont afflué sur la Terre Sainte pour participer à « l’Avènement du Royaume » auquel Ariel Sharon, en ce début des années deux mille, prétend apporter une touche finale avec la bénédiction des USA.On peut aussi remarquer que le grand rabbin de Strasbourg Meir Warschawski a rejoint son fils Michael qu’il avait envoyé, à l’âge de quinze ans, en Israel pour faire des études talmudiques. Si ces deux on pu déchanter en critiquant les méfaits du sionisme, André Neher a confirmé sa conversionComment a-t-on pu ignorer que, quand Israël s’apprêtait à frapper et atteindre une nouvelle étape de son plan de conquête de la Palestine prévu dans le projet sioniste. ? Depuis la création d’Israël, les dirigeants israéliens, quelle que soit leur « couleur politique », mobilisent les morts présents et ceux du passé, expriment leurs craintes, accusent les Arabes avant de lâcher leur soldatesque dans leur entreprise de conquête et leurs travaux de terrassement !Comment se fait-il que les intentions du sionisme, basées sur la « Rédemption de la terre » et le regroupement des Juifs par l’établissement d’un Etat exclusivement juif aient été non seulement occultées mais encouragées massivement en Occident jusqu’à une date fort récente, alors que le projet sioniste était non seulement clairement défini par les idéologues du sionisme mais encore mis systématiquement en œuvre dès la création de l’Etat hébreu par tous les dirigeants israéliens, y compris Yitzhak Rabin qui a réussi un coup de poker menteur en faisant signer par Arafat et l’OLP les « Accords d’Oslo » qui ont permis la colonisation massive des « territoires occupés » aux moindres frais pour Israël ?Quelques remarques essentielles· Il y a quelque chose d’inique et même pervers, non seulement dans tous les silences assourdissants et toutes les complicités bienveillantes , entrecoupés de quelques faibles protestations quand Israël « déploie ses forces armées », pour se livrer à des actes de représailles· Il y a quelque chose d’injustifiable et d’immoral dans toutes les injonctions et pressions internationales qui somment les Palestiniens à se soumettre aux « offres généreuses d’Israël » et à renoncer à tout acte de résistance pour faire valoir leurs droits légitimes· Il y a quelque chose de révoltant, de sidérant même, dans l’infamante accusation d’antisémitisme portée contre tous ceux qui se refusant de tout confondre – question juive et problème israéliens – et n’acceptent pas d’approuver en mémoire des innocentes victimes du nazisme, la politique d’Israël depuis son implantion en Palestine. Aucun juif, en tant que tel ne peut avoir un droit quelconque sur la Palestine au point de se sentir autorisé à chasser ceux qui s’y sont installés au cours d’une longue histoire et qui sont les Palestiniens dont une grande partie vit dans des camps de réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie comme en Cisjordanie, alors qu'ils sont encore en possession de leurs droits de propriétés dûment avérés.Rien ne peut justifier la colonisation juive de la Palestine. Plus précisément la création de l'Etat d'Israël, bien qu'elle fût votée par la majorité de l'Assemblée de l'ONU est, stricto sensu, un déni des règles élémentaires du Droit International en vigueur, et est en porte à faux de la Charte des droits de l'homme des Nations Unies! On ne peut donc que saluer le courage des Palestiniens qui ont reconnu dès I988 à Israël le droit à l'existence dans les frontières reconnues par la Communauté Internationale! De ce fait toutes les vaticinations des sionistes qui justifient, au nom de la Sécurité d'Israël, la poursuite de la colonisation de la Palestine ne sont qu'un prétexte fallacieux. Mais il faut aussi regretter qu’Arafat et sa « clique » aient renoncé, en 1993, à la moitié des territoires accordés aux palestiniens par le « Plan de Partage » et renoncé à toute résistance armée, en échanges de quelques vagues promessesAujourd’hui, bon nombre de Juifs qui se croient les "propriétaires légitimes de la Terre Sainte", sont persuadés que les Palestiniens seraient bien inspirés de planter leur "tente" définitivement au Liban, en Syrie et surtout en Jordanie. La quasi totalité des Israéliens, (même ceux du "Mouvement de la Paix Maintenant") estiment que le retour des réfugiés palestiniens est "impossible" et que si Israël leur cède quelques arpents de terre , démantèle quelques unes des colonies, leur fournit du travail, accepte l'existence d'un "Etat Palestinien" autonome (un Etat sans armée, sans aucune possibilité d’indépendance , un Etat vassal d’Israël) les Palestiniens ne peuvent que s'estimer "heureux" face à tant de "bonté"!!!!Sans doute, ces Palestiniens qui revendiquent leur droit au retour sur une terre dont ils ont été chassés par la soldatesque israélienne, ces Palestiniens qui veulent mettre en place un vrai Etat Palestinien sur 22% de la Palestine ne sortent pas, comme certains Juifs le prétendent, de la cuisse de Jupiter, ne sont pas les descendants "d'ancêtres illustres", ils ne font pas partie du "Peuple élu" à qui Yahvé a donné la Terre Sainte en en héritage !!! A la rigueur on peut admettre que certains d'entre eux sont des descendants des philistins, mais comme il n'existe aucune trace de cette "parenté", la doxa sioniste, en conclut que leurs revendications sont nulles et non avenues si on contemple toutes les traces de la présence juive qui sont mises à jour par les fouilles archéologiques effrénées!Il faut souligner ici que le premier travail des colons juifs a toujours consisté, consiste encore aujourd'hui, à effacer au canon et au bulldozer toutes les traces de la présence palestinienne, et pendant des années la propagande sioniste nous a gavé avec son slogan: "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre" qui a fait long feu pour ceux qui se donnent la peine de réfléchir, de lire la vraie histoire de la Palestine qui n'a que peu de rapports avec les manuels de la propagande sioniste qui fleurit toujours, sans se renouveler!Que les Palestiniens ne puissent :· Plastronner en exhibant des chefs d'armée aussi célèbre que Josué chargé par Dieu de "dévouer par anathème" les Moabites, les Hittites et autres peuplades s'opposant au dessein du Dieu d'Israël, · Se prévaloir de guides spirituels aussi éminents que les prophètes: Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel, · Affirmer qu’ils ont été nourris par le lait et le miel du « Livre de la Sagesse », enfin qu'ils les descendants d’Isaac, fils d'Abraham et de Sara, à qui Dieu a promis "une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable qui est sur le bord de la mer" devant qui toutes les nations se prosterneront· Revendiquer d’avoir reçu en héritage les « Tables de la Loi » remises à Moïse par Dieu sur la montagne du Sinaï et qui font, sans doute, partie du patrimoine culturel et religieux des Juifs croyants ou même non croyants
: CELA NE FAIT AUCUN DOUTE.
Certes, les Juifs , qui se réclament d'être les "descendants d'Isaac", reconnaissent aux Arabes une paternité avec Abraham puisqu'ils seraient les descendants d'Ismaël, l'esclave égyptienne Agar que Abraham aurait engrossé parce qu'il désespérait, malgré la promesse faite par Yahvé, d'avoir un enfant de son épouse légitime! Sara après la naissance d'Isaac, Sara ordonna à son époux de chasser Agar et son fils Ismaël à qui Dieu, (dans sa générosité et pour consoler Abraham qui aurait voulu garder ses deux fils autour de lui), promit à lui aussi d'être le père d'une grande nation! (Évidemment pas aussi grande et puissante que Israël)De tous ces contes et légendes, de tous ces mythes fondateurs qui se trimballent encore dans certaines « têtes pensantes », il n'y aurait pas de quoi en faire une montagne, si ceux là restaient bien à leur place en tant que croyances qui n'interféraient pas dans les comportements des Juifs au détriment des autres, et surtout n'autorisaient pas de facto tout Juif à revendiquer un droit quelconque sur la Palestine! Mais que le « slogan » ::"Demain à Jérusalem!", invoqué par les Juifs dans leurs prières comme une constante obsession talmudique, liturgique, soit devenu, au début du XXe, un prétexte à la colonisation juive de la Palestine, est humainement, pour ceux qui ne partagent pas leur "foi", et surtout pour ceux qui en ont été, sont encore aujourd’hui les victimes, inacceptable !On peut d'ailleurs souligner que cette "invocation" avait pris une dimension mystique, (un retour à une spiritualité plus conformes aux Commandements, à la Volonté de Dieu) après avoir été la prière des Juifs déportés à Babylone qui imploraient leur Dieu, qui les avait puni pour leurs dérives en les livrant à Nabuchodonosor, de les faire revenir à Jérusalem. On peut ajouter que les religions, plus particulièrement nos trois religions monothéistes, donnent à leurs "prières", une dimension "spirituelle" quand elles sont exclues du pouvoir et affirment la liberté des "autres", qui ne font pas partie de leur "Chapelle", mais font passer leur Message, imposent même leurs règles, leurs lois, dès qu'elles ont une once de pouvoir dans la société civile.Aujourd'hui, il est assez croustillant de constater que le judaïsme et le christianisme se présentent comme les parangons de nos libertés individuelles et de toute spiritualité soucieuse du bonheur de l'homme. Il est non moins étonnant, que certains, en toute bonne foi, ne voyant pas tous les ravages qu'ont fait ces religions (et que font encore aujourd’hui) au nom de la Défense de nos Valeurs de Civilisation, désignent l'Islam comme le terreau du fanatisme, de l'esprit de sacrifice etc.….Il est bien clair que l'entreprise sioniste est à tous égards une entreprise de colonisation qui comme toutes les entreprises de colonisation s'articulent avec des mythes et messages bibliques qui ont été utilisés en abondance dans les temps modernes par la chrétienté pour mettre en place des Empires coloniaux Il faut bien reconnaître qu'à côté des grands « Empires coloniaux chrétiens », Israël fait « petite colonie » juive encerclée par les pays arabes.4° Colonisation juive de la Palestine, toute dernière mise au point LE REFUS ARABE : Une légende qui a la vie bien dure mais ne tient pas la route Les travaux réalisés depuis les années 1980 par nombre de « nouveaux historiens » israéliens dont Benny Morris mettent à mal certaines « vérités » établies, dont la première serait qu’Israël aurait manifesté une volonté de paix au lendemain de la guerreLa Conférence de Lausanne s’est ouverte à la fin d’avril 1949 à l’appel de l’ONU, qui ayant créé une commission de conciliation sur la Palestine (CCP) s’était rendu compte que presque tous les Etats arabes étaient prêts à un compromis dans le cadre du plan de partage voté en 1947 Le 12 mai 1949, Arabes et Israéliens signaient un protocole concernant deux résolutions de l’ONU et donc admises par les deux camps : la reconnaissance de l’Etat d’Israël et le principe du droit au retour des réfugiés Aussitôt Israël admis à l’ONU (c’était son objectif), il revient sur ces accords, bloque la négociation, et Lausanne restera lettre morte L’historien Ilan Pappé qui relate ces faits, conclut qu’Israël a préféré, à la paix avec ses voisins, un dangereux « statu quo » qui lui permettait non seulement de refuser le retour des réfugiés palestinien mais aussi de garder les territoires conquis pendant la guerre Autre certitude ébranlée : l’unité du monde arabe et la menace qui aurait plané sur Israël à l’époque. Si le mythe de « David contre Goliath » perdure encore aujourd’hui, la réalité serait tout autre. Avit Shlaim montre que l’Egypte aurait cherché à éviter la guerre jusqu’en mai 1948. Que la Jordanie, avec le soutien de Londres, aurait négocié un partage avec Israël et que, de ce fait, l’armée jordanienne n’aurait jamais pénétré dans les territoires attribués à Israël. Il a aussi démontré la supériorité, en effectifs et en matériels, des forces israéliennes aidées par la Tchécoslovaquie, satellite de l’U.R.S.S. Autre surprise de taille : durant la guerre la majorité des Palestiniens n’ont pas pris les armes. S’il y eu quelques milliers de combattants mal armés, des centaines d’accords locaux de non agression avaient été conclu entre des villages arabes et des implantations juives voisines. Une organisation palestinienne active, la Ligue pour la libération nationale avait d’ailleurs accepté le plan de partage Autre certitude ébranlée : l’exode des Palestiniens qui selon la thèse officielle auraient quitté leur ville et village sur ordre des dirigeants arabes relayés par radio qui leur promettaient le retour après la victoire… Les services britanniques de la BBC ont montré qu’il n’y eu aucun appel de ce genre mais au contraire des consignes de ne pas quitter les foyers. Cette version est confirmée par Benny. Morris : la majorité des habitants ont fui au cours d’attaques de troupes juives et après expulsion. Le massacre de Dei Yacine en avril 1948 , qui pourtant avait signé un pacte de non agression avec ses voisins juifs dès 1942, n’est pas le seul massacre à déplorer et ne relève pas d’une «bavure » d’un groupe extrémiste mais bien d’une politique délibérée. Politique voulue et organisée par Ben Gourion, « héros » fondateur de l’Etat d’Israël, qui souhaitant une Galilée (nom biblique donnée à la province) « propre et vide » d’Arabes.Dernières remarques- L’ONU se montre aujourd’hui encore bien impuissante à faire respecter le Droit international. Depuis plus de 50 ans ses résolutions ne sont pas respectées et les droits des Palestiniens continuent d’être bafoués
- Les vérités établies ne sont pas toujours « La Vérité ». L’idée convenue que le malheur des Palestiniens serait dû à leur double refus : refus de reconnaître l’Etat d’Israël et refus de créer un Etat palestinien avec la Cisjordanie et Gaza est amplement remise en cause.
- Les Palestiniens se sont faits bernés depuis le début (déjà par les promesses britanniques non tenues) Et surtout ils ont payé cher la folie meurtrière nazie en Europe. Folie qui n’a pas empêché les victimes de devenir bourreaux à leur tour.
- Il est aussi certainement plus sage d’assumer son histoire afin de mieux en saisir le sens et tenter d’apporter des réponses plutôt que de « diaboliser » l’adversaire, ce qui est plus facile et permet de se dégager de ses responsabilités.
- Des questions restent en suspens et sont encore taboues comme le droit au retour des réfugiés, voté le 11 décembre 1948 par l’ONU (résolution 194) et dont la négociation de 1949 montre qu’un compromis avait été envisagé et était possible, mais les dirigeants israéliens, admis à l’O.N.U se sont non seulement défaussés, mais semblent bien avoir été à l’origine de l’assassinat du comte de Bernadotte
- Aujourd’hui, certaines personnes comme Uri Avneri (bloc de la paix) pense que cela est encore envisageable et pourrait se négocier avec les Palestiniens, au cas par cas