ISRAËL LUMIERE DE l'OCCIDENT

L’OMBRE DE DIEU PLANE ENCORE ET TOUJOURS SUR NOS TÊTESEssai d’élucidation la prégnance des valeurs morales politiques et philosophies judéo chrétiennes qui régentent encore notre société occidentale Préoccupé par les silences et les complicités, qui hier présidaient à la création d’Israël au détriment des Palestiniens et qui aujourd’hui couvrent les revendications territoriales de l’État hébreu, il nous a paru intéressant d’analyser les discours de la Bible auxquels se réfère le sionisme et qui lui confèrent un certain prestige, une évidente complaisance. Mais avant de d’approfondir, sous ses divers aspects, ce problème épineux et fort complexe, il nous a paru utile d’analyser brièvement le rôle et la place que tient la religion judéo chrétienne dans notre société laïque et républicaineSi aujourd’hui en France, la religion n’impose plus sa loi comme autrefois, si dans notre société des divergences apparaissent parfois entre l’idéologie dominante et la religion, il n’existe entre elles aucun antagonisme irréductible, puisque l’une et l’autre défendent nos valeurs de civilisations judéo-chrétiennes au nom desquelles nous n’arrêtons pas de guerroyer à travers le monde au nom de nos valeurs de civilisation.Le Président de la République Georges Pompidou, en visite en Alsace où l’enseignement religieux reste « obligatoire » dans les écoles primaires et élémentaires, résumait jadis fort bien les données du problème. : « Sans doute, le spirituel et le temporel ne doivent pas être mêlés, et l’Église et l’État ont-ils chacun leur vocation propre. Mais dans un pays de vieille tradition chrétienne et libérale comme le nôtre, il ne doit y avoir entre ces deux institutions que respect mutuel et considération réciproque, dès lors que chacune demeure fidèle à elle-même : comment ceux qui ont la charge de servir la patrie et le bien commun et ceux dont la mission est de défendre les valeurs morales et spirituelles peuvent-ils êtres antagonistes ? » (Dernières Nouvelles d’Alsace du 30.01. 1971)Remarques La laïcité aux allures anticléricales du début du 20ième siècle apparaît de plus en plus comme une vieille lune, et surtout l’athéisme militant fait figure de doctrine anachronique au même titre que son cousin germain, le communismeAujourd’hui, en 2007/2008, le Président Sarkozy ne fait que reprendre, officiellement et quelque peu solennellement ces propos qui choquent certains dans la mesure où ils ont un côté spectaculaire, ont été surtout exprimés à Latran en présence du pape Benoît XVI et remettent officiellement en cause la séparation entre l’Eglise et l’Etat.On peut aussi rappeler que Jules Ferry, « grand prêtre » de la laïcité a contribué grandement à l’édification de notre Empire colonial en invoquant la « grandeur de nos valeurs chrétiennes », en particulier, face à celles frelatées et douteuses de l’Islam. Si nous sommes disposés à respecter les croyants, nous revendiquons aussi le droit de faire de la Bible une exégèse iconoclaste, de douter de l’esprit de tolérance que recèlent les textes sacrés. Nous sommes donc profondément scandalisés par tous les procès qui sont faits pour toutes les « injures » faites à Israël produit exotique et archaïque des réminiscences bibliques d’un groupe d’hommes qui se réfèrent pour justifier leurs droits sur la terre de Palestine au Livre Saint.Nous aussi tenons donc à souligner d’emblée que pour nous, si la Bible est considéré comme « l’Évangile des droits de l’homme » alors que « le Coran serait le Bréviaire du fanatisme religieux »,comme cela a été dit et écrit bien souvent et réitéré tout récemment encore, nous pensons que l’un et l’autre de ces deux Livres sont peut-être source de bonheur et de réconforts pour les croyants, zélotes ou simples adeptes, même pour certains agnostiques, pour ce qui nous concerne, nous sommes bien obligés de constater que aujourd’hui comme hier que ces Livres Saints sont à l’origine, non pas circonstancielle ment comme certains peuvent le penser, mais bien fondamentalement, de bien des conflits. Plus précisément, comme nous le verrons plus loin, la Bible est présentée, quelque soit le degré de croyance, comme le « Livre » qui a inscrit dans les mémoires la présence du « peuple juif » en Palestine, et en conséquence, justifie d’une certaine façon, le Droit au Retour en Terre Sainte que s’arrogent les Juifs, droit solennellement confirmé, pour la grande majorité d’entre eux, par la décision de l’O.N.U en 1947.Quand l’homme religieux invoque son Dieu et qu’il éprouve le sentiment que la divinité est la réalité la plus belle, la plus haute, la plus puissante, couronnement de tout ce qu’il peut concevoir et qui le guide sur les sentiers d’un bonheur indicible, ineffable comme nous l’expriment les grands mystiques, et certains hommes atteint par la grâce, nous n'avons rien à redire dans l’exacte mesure où cela se présente comme une affaire personnelle. Mais, quand les religions se font, au nom de leur Dieu, les instruments de l’impérialisme, nous avons le devoir de les dénoncer, sans concessionsDIEU ET SON PEUPLELe concept de peuple juif est né à travers des contes et légendes qui mettaient les Juifs au rang de "peuple élu" promis à une destinée exceptionnelle.Le peuple des chrétiens n'a fait que prendre le relais du peuple juif, Jésus - Christ, qui se prenait pour le Fils de Dieu prétendait se placer dans la continuité des prophètes et de l'Ancien Testament, nous confère en plus, selon la Bible par sa mort sur la Croix, la dignité de Fils de Dieu » L’Islam n’a fait qu’emboîter le pas aux deux autres monothéismesOn peut observer que, pour ce qui concerne ce peuple chrétien, poussé par un fanatisme inhérent à toutes les trois religions monothéistes, a fait à travers le monde des "merveilles" en convertissant par le baptême les "infidèles", en massacrant ceux qui refusaient d'obtempérer aux injonctions des moines "baptiseurs" qui accompagnaient les armées de l'Occident chrétien parties pour conquérir la terre et l'offrir à Dieu. Selon la légende bien ancrée que les chrétiens étaient des fils de Dieu,qu’ ils pouvaient tout se permettre puisque la terre entière devait être convertie, pour bien asseoir le Triomphe du Christ Roi et l‘Avènement du Royaume de Dieu sur terre. Après une courte période d'accalmie avec la fin du colonialisme et de lourdes défaites du monde occidental, le temps des Croisades semble être de retour; n’est-il pas annoncé par le Président des Etats Unis d’Amérique qui met la terre entière à feu et à sang pour faire triompher le Bien, la Démocratie à la sauce américaine, dont nos « humanistes », curés en tous genres, nous vantent inlassablement les « mérites », malgré quelques réserves d’usage. Ces guerres menées au Nom de nos valeurs de Civilisation, certes, affligent les peuples « infidèles », remplissent de compassion les « bonnes et saintes âmes », qui pensent avec leur bon sens et leur bonne conscience, qu’ « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », qu’il importe avant tout d’éradiquer le MAL, pour faire triompher le BIEN.Aujourd’hui Israël peut, presque, tout se permettre, parce qu’il est admis que le peuple juif a un droit de propriété sur la Terre Sainte, pour des raisons diverse et que nous analyserons plus loinLes « peuples de Dieu », qu’ils soient Juifs, Chrétiens ou Musulmans, ont la particularité de se constituer à travers des contes et légendes, et tous les trois ont eu cette idée de se croire supérieurs aux autres et de penser que la terre leur appartenaient Tout particulièrement les trois monothéismes ont émergé dans des tribus misérables et incultes pour s'élever grâces à quelques scribes, prophètes ou apôtres un peu futés qui ont pompé leur savoir dans des civilisations florissantes pour les attribuer à leur Dieu et séduire ainsi les "pauvres en esprit" en leur racontant des balivernes qui pouvaient bien faire sourire les philosophes de la Grèce ou de l'Égypte antique, mais qui ont fait fortune .Ils ont eu et ont encore aujourd’hui un succès qui me laisse parfois perplexe quand j'oublie que la bêtise est la chose la mieux partagée dans le monde. Alors que les grandes civilisations se sont « évaporées », ces trois religions qui sont un Ersatz de culture peuvent encore pavoiser et se pavanent sur le devant de la scène. Ces trois religions, même l’Islam contrairement aux idées reçues, tiennent des discours de paix, parlent d’amour et de compréhension entre les hommes mais en réalité quand elles ont une once de pouvoir ou qu’elles se sentent « menacées » leurs beaux discours se transforment en croisades contre les infidèles, et ceux qui résistent à leur hégémonie et refusent de se soumettre à la Volonté du Père, qu’il s’appelle : DIEU, ALLAH ou YHAVE, sont rejetés, honnis et même, parfois encore aujourd’hui, « dévoués par anathème »Par ailleurs, je tiens à souligner que la révolte des Palestiniens est ce qu'il y a de plus trivial, de plus laïque, ce n'est pas, contrairement à ce que veut nous faire croire la propagande sioniste, ce n'est pas au nom d'Allah qu'ils se révoltent, mais au nom de leur Droit à l’existence en tant qu’hommes et femmes libres sur les terres dont ils ont été chassées par la soldatesque sioniste Ce qui est à craindre, si Israël persiste dans son obstination criminelle, dans son Refus et dans sa répression, dans ses opérations de pacification de typiquement coloniale, que les "Fous de Dieu», les islamistes s'emparent exclusivement de la juste cause du peuple de Palestine, avec des conséquences, sans doute, peut-être, désastreuses pour les deux peuples.Les religions, plus particulièrement les religions monothéistes alimentent toujours leur fond de commerce avec la bêtise, la misère intellectuelle des gens, parce que chacun de ses adeptes se prend pour une parcelle de divinité, du moins comme un être au monde qui se situe contre ceux d’en face, et il juge, en toute bonne conscience, comme étant la meilleure façon d’être pour triompher ou tout simplement s’en sortirCes trois religions qui prônent toutes les trois le respect des autres et l’esprit de sacrifice au nom de leur Dieu dans l’idée de promouvoir « l’Avènement du Royaume » n’ont en réalité que mépris pour ceux qui ne sont pas du sérail .Le regain du pouvoir des religions, la place qu’elles tiennent à de quoi inquiéter, ceux qui comme moi pensent que la religion est vraiment à sa place dans ses lieux de culte, quand elle ne s’avise pas à se mêler des affaires des hommes, comme elles le font toutes aujourd’hui, en imposant leur morale, leur « éthique » Il est avéré, encore aujourd’hui, trop souvent les droits élémentaires sont placés sous l’aile tutélaire de la « Divinité » qui s’appelle suivant la « secte » à laquelle on appartient : Yahvé, Dieu (Sainte Trinité), Allah. Si du côté d’Allah les choses sont claire, puisqu’on cause de charia, du côté des « autres », les religions s’imposent d’une façon plus soft, comme nous l’avons vu plus haut, dans la cadre de cette belle concordance avec nos « Valeurs de Civilisation »Que la divinité soit pour l'homme atteint par les "foudres" de la grâce la chose que la plus ineffable que l'homme puisse concevoir, l'unique objet de sa jouissance spirituelle...Que grand bien lui fasse... Que pour l'homme saisi par la grâce jouisse devant "l'Ineffable"! Pourquoi pas ?Que sa masturbation spirituelle le fasse éjaculer jusqu'à l'élever au paradis, comme ce fut le cas pour le prophète Elie qui s'est envolé dans un char céleste jusqu'à Dieu, et pour Jésus qui après avoir ressuscité s'est élevé au ciel devant le regard médusé des apôtres …..Que grand bien lui fasse.Pour moi, Dieu, c'est bien davantage que l'opium des peuples, c'est la sanctification de l'esprit de sacrifice, la nécessaire soumission à la loi du Père, dont Jésus - Christ lui même en porte l'irrémédiable témoignage. Les bras du Christ étendus sur sa croix, sont pour les croyants signe de ralliement, signe de réconciliation entre Dieu et les hommes. Alors que, la mort du Christ avec ses bras étendus sur le Golgotha, sont en réalité SYMBOLE de l'impossible révolte, de la nécessaire soumission à la LOI DU PERE (dont le Christ en donne l'exemple) jusqu'à donner sa vie pour que le REGNE DE DIEU s'accomplisse!La "civilisation occidentale" porte en elle tous les stigmates des crimes commis au NOM DU BIEN. La religion ce n'est donc pas simplement et uniquement "l'opium des peuples", mais une immense "entreprise" qui pousse au crime dont l'histoire et l'actualité nous offrent le spectacle affligeant.Ces valeurs s’étalent de nos jours au point de devenir le fond de commerce de la quasi totalité de nos dirigeants occidentaux qui après avoir liquidé l’opposition communiste s’attellent à l’éradication du « terrorisme », c’est à dire à l’éradication de toute forme de résistance qui risque d’entraver sérieusement le processus d’asservissement, processus que nos moralistes qualifient de « processus de démocratisation et de développement ». Toute résistance violente, toute résistance armée est une monstruosité, seuls les « pouvoirs démocratiques » ont le privilège non seulement de dire, proclamer la LOI mais de l’imposer par la force des armes. Pour tous nos « curés », la grandeur de l’homme moderne et libéré est la soumission « librement consenti » à l’intérêt général dont nos dirigeants démocratiquement élus sont les seuls juges ! Amener la démocratisation dans le TGV du développement de type capitaliste, fait d’Israël un avant poste du colonialisme nouvelle formule qui couvre ses forfaitures au nom des « valeurs de démocraties », Que Dieu après avoir été mis dans les « poubelles de l'histoire » se refasse une santé cela s'inscrit dans une logique qui n'a vraiment rien d'extraordinaire, puisque les zélotes de Dieu qui en fait n'ont jamais désarmé, se contentant souvent de faire le gros dos en attendant des temps meilleurs pour reconquérir le terrain perdu Que la RAISON, se situant à l'extrême opposée des propositions et propos du monothéisme, ait été supplantée par ce retour inopiné de Dieu, n'a rien d'extraordinaire puisque nos sociétés « démocratiques » évoluent dans l'arbitraire des « princes » qui nous gouvernent, et la soumission librement consentie est considérée comme la manifestation humaine la mieux appropriée de la liberté alors que la révolte est proscrite et traquée comme acte insensé, un péché » contre l'Esprit qui ne sera pardonné ni au Ciel, ni sur terre.Quelques autres considérations essentielles à propos de la religion chrétienne, la fine fleure de l’humanisme occidental.Dans notre société occidentale contemporaine, près une courte période « révolutionnaire » où la RAISON faisait la nique au BON DIEU, par exemple Sigmund Freud, Karl Marx révélaient aux hommes que Dieu était une invention de l’homme infantile ou infantilisé. Même si tout n’allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, les religions ont été confinées pendant un court espace de temps dans les synagogues, les temples, les églises et les mosquées.Mais qu’aujourd’hui à nouveau, ce Dieu de la Bible, par l’intermédiaire de ses scribes, pharisiens et autres « nouveaux philosophes » et surtout par le canal des « pouvoirs en place» impose sa LOI et sa MORALE me révolte profondément. Que ces « Messieurs », Georges W. Bush, président des USA et ses acolytes, tout autant que les dirigeants israéliens, nimbés de leur « BON DROIT » agissent, en semant la MORT et la DESTRUCTION au prétexte, (comme au bon vieux temps des Croisades et Conquêtes coloniales faites sous la bannière du Christ Roi ou des Valeurs républicaines), d’éradiquer le Mal au nom du Bien, d’éduquer les « bons sauvages » pour mieux les dominer, pour bâtir ou rebâtir le monde à leur guise et à leur manière, en invoquant nos VALEURS de CIVILISATION c’est le comble de l’ignominie solennellement proclamée par BUSH , ce grand télé évangéliste devant l’Eternel. Ignominie confirmée par un certain Monsieur Kouchner, notre « French Doctor », humaniste avéré et anticommuniste notoire, actuellement ministre des affaires étrangères de la France sous le règne de Sarkozy, dans ces appels au « devoir d’ingérence humanitaire » en Somalie, Yougoslavie et ailleurs, sauf en IsraëlA ceux qui s'interrogent pourquoi en Orient, les grandes foules et un certain nombre d'intellectuels progressistes manifestent une certaine détestation face à l'Occident, nous pensons que le MEPRIS souverain répandu en Occident est essentiellement à l'origine d’un certain MALENTENDU.Cette façon qu'a l'Occident de juger le monde à l'aune de ses LOIS inscrites dans le Décalogue et reprises par les Evangiles, de dévouer par anathème les "infidèles" qui ne reconnaissent pas sa JUSTICE, son Dieu vivant , de sanctifier ses crimes au nom du BIEN pour tous les "hommes de bonne volonté" sur la terre et au nom de la nécessaire soumission à la LOI DU PERE,.ne sont que l'expression d'un mépris pour tous ceux qui ne partagent pas nos VALEURS DE CIVILISATION. Aujourd'hui comme hier, l'Occident peut raser la terre des "mécréants" sous des tapis de bombes au nom du Bien et de la Justice, de ces Valeurs de Civilisation dont il prétend être le seul et unique dépositaire.

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