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Billet de blog 26 janvier 2010

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CONSIDERATIONS SUR: CROIX et RESURRECTION

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Considérations sur la personnalité du Christ et de son efficience actuelle

Si le Christ-Roi, après avoir été pendant des siècles un exemple et une source d’inspiration pour les rois et la Sainte Eglise, catholique apostolique et romaine, Jésus-Christ apparaît aujourd’hui comme le champion de la Défense des Droits de l’Homme, c’est parce que dans le message évangélique l’obéissance à la Loi du Père étant un bienfait dont le Christ par ses paroles et ses œuvres porte témoignage s’accommode à tous les régimes que Père et Fils forment une communauté d’intérêts dont le Père tire les ficelles…

Cette générosité du Père peut aller, comme dans la parabole du Fils prodigue jusqu’à laisser partir son Fils dilapider la moitié de sa fortune, parce que le Père sait que son Fils reviendra dans son giron et qu’il pourra le combler de ses bienfaits et démontrer ainsi à la fois sa bonté et l’impossibilité de toute vivre sans Dieu le Père !!(Luc, Ch. 15 § 11 à 31)Le Christ dans les Evangiles, malgré quelques doutes avant l’heure de sa mise à mort au Mont des Oliviers, (lieu hautement symbolique), nous révèle l’existence de cette relation parfaite entre le Père et le Fils. Il n’apparaît pas, comme dans les mythes antiques, comme un rival, mais comme celui qui a fait connaître aux hommes l’Amour du Père auquel il s’identifie. Au moment du dernier repas, le Christ faisant ses adieux dit à ses apôtres il déclare : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne va au Père que par moi. Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu… Croyez m’en ! Je suis dans le Père et le Père est en moi. En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi les œuvres que je fais. Il fera même de plus grandes, parce que je vais au Père. Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, pour que le Père soit glorifié dans le Fils. » (Jean ; Ch. 14, § 6 à 13)Après son entrée messianique à Jérusalem, Jésus annonce sa glorification par sa mort en utilisant des comparaisons douteuses s’agissant de l’homme mais profondément symboliques : « La voici l’heure où le Fils de l’homme doit être glorifié. En vérité, en vérité je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; s’il meurt il porte beaucoup de fruits… Maintenant mon âme est troublée. Et que dire ? Père sauve moi de cette heure ? Mais c’est pour cela que je suis arrivé. Père glorifie ton nom » (Jean Ch. 12 § 23, 24 et 27)

La crucifixion du Fils de Dieu, châtiment infamant, n’est pas à mettre, comme dans certains mythes antiques, sur le compte de la cruauté du Père qui veut se débarrasser de son Fils, rival gênant parce qu’il prétend être son égal, mais elle est imputable au fils rebelles qui refusent de reconnaître cette symbiose amoureuse qui se manifeste entre le Père et le Fils, Amour fusionnel que signifie les Evangiles. Rêve de fraternité sous le regard bienveillant du Père, rêve de réconciliation entre l’homme et Dieu, l’image du Christ crucifié étendant ses bras sur le monde apparaît à travers les Evangiles comme l’image du Juste victime d’un peuple qui ne veut pas reconnaître son Père, son Dieu, à travers les discours et les œuvres du Fils bien aimé en qui Dieu a pourtant mis toute s complaisance.

Pour Wilhelm Reich : « La croix symbolise l’injustice et la haine des hommes, et Jésus-Christ est la victime de la peste émotionnelle de l’homme cuirassé »

Pour Paul Diel : « Libéré de tout désir envers le monde, aimanté par l’amour du mystère, le héros du mythe chrétien subit l’intrigue du monde, le « péché du monde », sans que son amour du monde, apparition du mystère, en soit troublé. Il résiste subliment au monde et à son péché originel : l’exaltation de désir et, partant, des angoisses, la fausse motivation des uns et des autres et les fausses réactions qui en résultent… Le héros meurt parce que la souffrance de la mort est pour lui moins grande que la souffrance de trahir le sens de sa vie. C’est à dire que la joie de rester jusque dans la mort fidèle au sens de sa vie est pour lui plus importante que la joie de vivre….Le mythe adamique selon son sens caché – représente l’exaltation banale des désirs ; le sens caché de la Rédemption est l’harmonie des désirs (la victoire de l’élan sur l’obsession vaniteuse, la liberté..). La défaite accidentelle, la mort du crucifié, est une victoire essentielle. Il meurt pour rester fidèle à sa vie, il est mort pour son propre salut… Le mythe de la rédemption ne parle pas d’un don gratuit, fait par un Dieu aux hommes indignes : il illustre la plus haute manifestation de la dignité humaine. Il montre la réalité essentielle de la vie des hommes, le combat intrapsychique entre le pervertissement et la sublimation : victoire possible… »Pour ce qui nous concerne ,la Croix telle qu’elle apparaît dans ce discours chrétien miteux et mité qui fait encore recette, est l’ultime ruse du Père, (des Pères) pour affermir son (leur) pouvoir en exigeant du Fils (des Fils) le sacrifice de sa (leur vie) pour la Bonne Cause ! Aujourd’hui encore, les pères envoient leurs fils à la guerre, pour que triomphe le Bien contre le Mal, alors qu’il ne s’agit que de vulgaires problèmes de pouvoir et d’intérêts.La religion chrétienne est accouplée à notre idéologie dominante que , tout en affirmant la bienheureuse liberté des enfants de Dieu impose l’esprit de sacrifice au nom du bien commun prône la recherche d’un idéal et estime que le soumission librement consentie est nécessaire à l’épanouissement de l’homme qui ne peut se réaliser que dans et par le respect de la Loi du Père. Si les Saints Pères nous rappellent sans cesse, que le Salut de l’humanité passe par la foi en Jésus Christ, les Pères des peuples qui nous gouvernent répètent sur tous les tons et toutes les modulations de fréquence que toute civilisation est basée sur la contrainte et le renoncement, et les un et les autres nous engagent à être vigilants, à fourbir nos armes contre les Forces du Mal que représentent le communisme matérialiste et l’hédonisme qui menacent l’ordre moral chrétienLa religion chrétienne semble avoir réussi le tour de force de faire de la soumission un acte de liberté, le seul acte de liberté possible pour un être humain, elle nous enferme dans le carcan d’une morale judéo-chrétienne dont souvent nous n’arrivons à nous échapper qu’un court instant, dans l’ivresse d’une révolte dont il importe de prolonger la durée en affirmant haut et fort, tant que nous le pourrons encore notre athéisme irrespectueux de toutes ces fadaises christiques et pudibondieuseries qui nous empestent l’existence. Le sacrifice du Christ symboliquement rejoué dans la célébration liturgique se rejoue aussi dans toute cette multitude de guerres menées au nom de Dieu, au nom de nos Valeurs de Civilisation et aussi dans toutes ses peines et souffrances que les hommes s’imposent pour satisfaire la Volonté de Puissance et les appétits de Pouvoir du (des) Pères .Ce n’est pas parce que Dieu est « mal entendu, mal compris », qu’il peut susciter les fanatismes qui seraient une mauvaise interprétation du message divin ! Mais c’est bien parce que l’homme est au plus prés de Dieu et qu’il ne renvoie pas Dieu à ses affaires comme cela s’est fait de temps à autre dans nos sociétés « démocratiques », dans ces moments de plus en plus rares, où elles ne se prenaient pas à vouloir conquérir la terre pour répandre la « Bonne Nouvelle » Tant que ces religions sont en posture de faiblesse politique, elles font le dos rond, se « spiritualisent » et semblent renoncer à leurs projets de conquête. Dans cette perspective, il était bien logique, que Jésus proclame alors que les Juifs étaient sous domination romaine que : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » et qu’il vilipende les pharisiens qui pensaient d’abord tenir en lui le Messie qui allaient libérer les juifs du joug des Romains. Il semble bien que ce « Jésus-Christ » savait que toute révolte risquait de tourner au vinaigre, il était d’ailleurs arrivé que certains zélotes se fassent crucifier par l’Occupant, et qu’il valait mieux attendre des temps meilleurs, comme cela est écrit dans la Bible, pour faire triompher la bonne cause, et surtout il pouvait se payer une crucifixion voulue par Dieu pour racheter l’humanité entière en administrant la preuve que Dieu est tellement bon qu’il sacrifie son propre Fils pour démontrer la méchanceté des hommes sans Dieu . Nous reviendrons un peu plus loin sur le sens de cette crucifixion. En réalité, dès qu’elles ont fait leur cure de désintoxication, procédées à certains réajustements, les religions, (ce fut le cas du christianisme au sixième siècle sous l’empereur Constantin), retrouvent après maintes circonvolutions et quelques mésaventures fâcheuses une place dans une société qui les a persécutées leurs comportements dominateurs et guerriers tant vantés par les textes sacrés se manifeste au grand jour« Le soleil et la lune s’assombrissent, les étoiles perdent leur éclat.Yahvé rugit de Sion, de Jérusalem il fait entendre sa voix sans les cieux et la terre tremble !Mais Yahvé sera pour son peuple un refuge, une forteresse pour les enfants d’Israël.Vous aurez alors que je suis Yahvé, votre Dieu, qui habite Sion, ma montagne sainte.Jérusalem sera un lieu saint, les étranger n’y passeront plus » (Joël Ch. 4, § 15 à 17) Dans notre société occidentale contemporaine, près une courte période « révolutionnaire » où la RAISON faisait la nique au BON DIEU, par exemple Sigmund Freud, Karl Marx révélaient aux hommes que Dieu était une invention de l’homme infantile ou infantilisé, même si tout n’allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, les religions ont été confinées pendant un court espace de temps dans les synagogues, les temples, les églises et les mosquées.Mais qu’aujourd’hui à nouveau, ce Dieu de la Bible, par l’intermédiaire de ses scribes, pharisiens et autres « nouveaux philosophes » et surtout par le canal des « pouvoirs en place» impose sa LOI et sa MORALE me révolte profondément. Que ces « Messieurs », Georges W. Bush, président des USA et ses acolytes, tout autant que les dirigeants israéliens, nimbés de leur « BON DROIT » agissent, en semant la MORT et la DESTRUCTION au prétexte, comme au bon vieux temps des Croisades et Conquêtes coloniales faite sous la bannière du Christ Roi ou des Valeurs républicaines, d’éradiquer le Mal au nom du Bien, d’éduquer les « bons sauvages » pour mieux les dominer, pour bâtir ou rebâtir le monde à leur guise et à leur manière, en invoquant nos VALEURS de CIVILISATION c’est le comble de l’ignominie solennellement proclamée par BUSH , ce grand télé évangéliste devant l’Eternel, ignominie confirmée par un certain Monsieur Kouchner, notre « French Doctor », dans ces appels au « devoir d’ingérence humanitaire » en Somalie, Yougoslavie, ignominie reprise tranquillement, sans état d’âme particulier par OBAMA, ce jeune et fringant homme de bonne volontéA ceux qui s'interrogent pourquoi en Orient, les grandes foules et une certaine caste d'intellectuels progressistes manifestent une certaine détestation face à l'Occident, nous pensons que le MEPRIS souverain répandu en Occident soit essentiellement à l'origine d’un certain MALENTENDU. Cette façon qu'a l'Occident de juger le monde à l'aune de ses LOIS inscrites dans le Décalogue et reprises par les Evangiles, de dévouer par anathème les "infidèles" qui ne reconnaissent pas sa JUSTICE, son Dieu vivant , de sanctifier ses crimes au nom du BIEN pour tous les "hommes de bonne volonté" sur la terre et au nom de la nécessaire soumission à la LOI DU PERE,.ne sont que l'expression d'un MEPRIS pour tous ceux qui ne partagent pas nos VALEURS DE CIVILISATION nous révolte Aujourd'hui comme hier, l'Occident peut couvrir la terre des "mécréants" sous des tapis de bombes au nom du Bien et de la Justice, de ces Valeurs de Civilisation dont il prétend être le seul et unique dépositaire.

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