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Billet de blog 27 mars 2013

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ISRAËL : Ariel SHARON, héros national

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ARIEL SHARON HEROS NATIONAL

Pour le professeur Dan Horowitz, déjà en 1982 après l’invasion du Liban écrit : « Israël est  mûr pour le fascisme. Il en possède les bases politiques : l’association de plus en plus étroite du nationalisme tribal, du fanatisme religieux et du populisme. Plusieurs sont prêts à assumer le rôle de chef : Ariel Sharon, Rafael Eitan

Sharon "grand héros" national

Sharon « grand héros » du sionisme veut donner à Israël les dimensions préconisées par le projet sioniste et rassembler le maximum de Juifs en Israël.

Il ne fait que reprendre les politiques de ces prédécesseurs dont le très illustre Ben Gourion qui profitant de l'hostilité des pays arabes et surtout des Palestiniens à la création d'Israël, une monumentale iniquité votée par une "majorité qualifiée" par l'ONU contre la volonté des principaux intéressés, a profité avec l'aide des "nations civilisées", pour mettre une dérouillée à une coalition hétéroclite "d'opposants" et arrondir de quelques 20% les contours de l'Etat hébreu accordé à Israël et chasser quelques centaines de milliers de Palestiniens et confisquer leurs terres pour y implanter des colonies juives

En 1949, les pays arabes prenant conscience du rapport des forces ont proposé de signer un "accord de paix" avec Israël en échange de la restitution des territoires conquis et du retour des réfugiés, malgré le vote de l'ONU en faveur de cette paix, Israël a pu en dépit de toutes les résolutions de l'ONU se maintenir dans les territoires conquis, contrairement à ce que préconisela Chartedes Nations Unies.

En 1967, le gouvernement travailliste de Lévy Eshkol, après une campagne de propagande sioniste qui faisait trembler le "monde entier" sur les "dangers mortels" que courait Israël, TSAHAL a remporté une "victoire miraculeuse" en 6 Jours (le temps que Dieu a mis pour créer selon la Bible, le Ciel et la Terre). Ce "Miracle »" a provoqué une inversion du courant migratoire vers Israël (le départ des Juifs venus en Israël pour tenter "l'aventure" dans les kibboutz était supérieur aux immigrants)

Une bonne centaine de milliers de Palestiniens ont été priés, par le "bon" administrateur, car ce "brave" homme milite pourla Paix Maintenant). Il me souvient que ce Monsieur avait déclaré: "Les Palestiniens ne sont pas chassés mais sont déplacés pour des raisons de retrouvailles familiales") et la colonisation des territoires occupés a de suite commencé, à des rythmes variés... même sous Rabin les colonies se sont trouvées en pleine expansion. Ce qui choque et risque même d'être dangereux pour Israël, Sharon a la franchise et l'aplomb du bon sioniste de droite, et met à jour ce qu'il en est du sionisme et de l'État d'Israël.

(Nouvelobs permanent Franz)

L’Election triomphale de Sharon: un révélateur

L’élection triomphale d’Ariel Sharon , l’accueil  délirant fait à sa victoire par les Israéliens, peut désoler tous ceux qui prenaient pour argent comptant les mensonges colportés par la propagande israélienne , qui  proclame urbi et orbi la volonté de paix de l’Etat hébreu et dénonce le « Refus Arabe ». Pourtant , un simple coup d’œil sur l’évolution de la carte géographique d’Israël nous montre qu’en cinquante ans sa superficie a augmentée de plus de plus de 30%  de celle prévue par le plan de partage de l’ONU,  et  surtout une analyse   honnête de tous les actes et comportement politiques de l’Etat juif démontre que depuis cinquante ans les Israéliens pratiquent une politique de colonisation rampante, au nom du Droit au Retour des Juifs sur la terre de Palestine qui vise mise en place du GRAND ISRAËL auquel aucun dirigeant n’a vraiment jamais renoncé, tout en nous faisant  croire, à travers des campagnes propagande sioniste très bien orchestrées, le contraire.

Tous les dirigeants israéliens affichent leur « volonté de paix » avec les Palestiniens, ces messieurs nous parlent des « concessions douloureuses » que par « amour pour la paix » Israël est disposé à faire.  Par une ironie de l’histoire, qui s’inscrit parfaitement dans les arcanes de la politique israélienne qui depuis cinquante ans parle de paix tout en poursuivant la colonisation dela Palestinepour y caser le maximum de juifs rameutés par la propagande sioniste et chasser les  «bouniouls »  palestiniens , la signature par Arafat d’un accord intérimaire de paix  dits : « Accords d’Oslo» a permis, en toute logique politique, ( toute négociation en posture de vaincu ne peut être qu’un acte de capitulation et engage une collaboration avec l’ennemi qui tient le vaincu à sa merci) ,aux Israéliens  avec la complicité objective de l’Autorité palestinienne de parachever, en toute quiétude, la colonisation des terres les plus fertiles dela Cisjordanieet de la bande de Gaza et de s’assurer le contrôle des ressources d’eau.

Cette élection  de Sharon s’inscrit  donc dans la logique historique et politique  du peuple juif d’Israël, dans ses attitudes de refus paranoïaque de la reconnaissance de « l’Autre », le Palestinien, qu’il a chassé de ses terres et dont il redoute  le retour, dans la crainte de perdre son hégémonie et sa spécificité d’Etat du Peuple juif. Dans cette logique, l’acceptation par Israël , concernant les Palestiniens, de se soumettre aux règles élémentaires du droit international ou même du droit privé ordinaire, qui à priori régit le fonctionnement de ses institutions, dites démocratiques, est une impossibilité ontologique si on se réfère à l’essence du projet sioniste, la création d’un Etat juif sur toutela Palestinequi  depuis cinquante ans  s’inscrit dans une logique coloniale archaïque qui ne reconnaît, de fait , aucun pouvoir, aucun droit aux « indigènes »,  aussi bien sur le plan international que dans les règlements qui régissent les droits à la propriété, exceptés ceux concédés « généreusement » par la puissance coloniale, en l’occurrence le  « peuple juif »,  qui se considère , en se référant àla Sainte Bible, comme le seul « propriétaire » de la terre de Palestine

Israël s’inscrit donc en porte à faux avec le droit international officiellement proclamé par l’ONU ; Israël dernier avatar du colonialisme occidental, s’est édifié, comme toutes les entreprises coloniales occidentales, avec  toutes les complicités du silence  ou d’une minimisation de ses crimes au nom du droit à son existence face au « Refus Arabe », inversion paranoïaque évidente du refus israélien  de reconnaître aux Palestiniens leurs droits historiques sur la terre de Palestine et d’accepter d’en tirer un certain nombre de conséquences : comme  l’acceptation du droit au retour des Palestiniens sous l’égide et le contrôle des instances internationales, de fait, la mise en pratique des résolutions 194 et 242 de l’O.N.U dont Israël se moque comme de sa première chemise

Dans les années 90, après les expéditions désastreuses au Liban,  et une première « Intifada », Israël esquisse des gestes de bonne volonté, des simulacres qui ont conduit l’Autorité palestinienne, et aussi la majorité du peuple palestinien souhaitant  vivre en paix, à faire des concessions  fondamentales: comme la reconnaissance de l’existence d’Israël, l’acceptation de la mise en place d’un Etat palestinien sur seulement 20% de l’étendue des territoires de la Palestine, le renoncement à la lutte armée, et surtout, la collaboration avec Israël dans l’élimination  des forces de la résistance opposées aux « Accords d’Oslo » signés au cours d’une grande Garden party à Washington,  « accords » salués comme une promesse de paix alors qu’ils n’étaient , en réalité, qu’une capitulation en rase campagne du peuple palestinien abusé par ses dirigeants, dont Arafat,  et tous les larbins de la propagande sioniste qui sévissent depuis cinquante ans.

Sans entrer dans les détails de toutes les péripéties de cette partie de poker menteur entre Israël et l’Autorité palestinienne, toutes les décisions prises, toutes les déclarations faites par les dirigeants israéliens démontrent qu’il ne s’agissait que d’une sinistre farce dont les Palestiniens peuvent mesurer toutes les conséquences désastreuses qui trouvent leur apothéose avec l’élection de Sharon, figure emblématique de l’État hébreu, expression bien concrète et sans détours de « la volonté de paix d’Israël »

A ceux qui ont la mémoire courte, il faut bien rappeler que, dès l’ouverture des premières négociations de paix à Madrid, Itzhak Shamir, dans son discours à la Knesset, le 4 novembre 1991,définit clairement les objectifs d’Israël : « Je vais aux pourparlers de la paix avec la foi qu’il ne faut renoncer à aucune partie d’Eretz   Israël et je m’efforcerai de faire en sorte que la paix ne porte pas atteinte à cette foi, ni aux besoins de mon pays. Mon gouvernement n’acceptera pas que la paix américaine fasse pousser des mauvaises herbes telles qu’un État palestinien » 

Remarques

Je ne pensais pas avoir une confirmation aussi rapide de la collusion existant entre le Likoud et les Travaillistes pour l’application  brutale d’une même politique de refus à l’égard des droits élémentaires des Palestiniens, pour l’achèvement de la mise en place du GRAND ISRAËL. Une opération menée de main de maître avec ce cynisme recouvert d’une épaisse couche d’humanisme visqueux et arrogant admirablement illustré par Golda Meir recevant Anouar el Sadate dans les années 70 : « Israël pourra vous pardonner d’avoir tué ses enfants, mais il ne pourra jamais vous pardonner de l’avoir obligé à tuer les vôtres »

Demain, l’inusable Pérès, cacique humaniste, politicien véreux sous des allures de Monsieur « bcbg », sera, sans doute, après quelques moues de diva , Ministre des Affaires Etrangères ; il pourra retrouver son « ami et compère » Arafat , (je vois d’ici les embrassades de retrouvailles  amères et compatissantes) pour lui proposer de signer un nouveau bail de location pour les quelques arpents de terres de Palestine rétrocédés par Israël  en attendant le solde pour tout compte quand les Juifs  israéliens auront aménagé en Cisjordanie leur « Lebensraum », et surtout pour lui demander de remettre en route une collaboration qui a si bien fonctionné pendant sept ans puisqu’elle a permis aux Israéliens d’amplifier en toute quiétude la politique de colonisation dans les « territoires occupés » et aboutir  à ce « plan de paix que les Palestiniens ont, à juste titre refusé puisqu’il signifiait un enterrement de seconde classe d’un Etat palestinien tel qu’il a été préconisé par les résolution de l’ONU, résolution sur lesquelles Israël se sent autoriser à chier et pisser dessus.

Il est devenu bien clair que pour les Palestiniens qui ont tout donné en reconnaissant l’existence d’Israël, les « dons d’Israël » ne sont que des miettes tombées de la table de ceux la race des seigneurs, les Juifs qui se déclarent comme les propriétaires légitime dela Terre Sainte(cf. déclaration de Shamir) ; de fait la « restitution de 95% des territoires occupés proposé par le « plan Clinton » ne représentent en réalité qu’environ 80% puisque Israël se proposait d’échanger les grands blocs des colonies  juives de Cisjordanie contre quelques arpents de terres d’Israël du désert du Néguev, de plus  Israël gardait le contrôle  des ressources d’eau , enfin en échange de cet « accord généreux » les réfugiés palestiniens devaient renoncer à leur droit au retour alors que le Droit au Retour des Juifs en Palestine reste un droit sacré… Le futur Etat palestinien ne peu être aux yeux des Juifs israéliens qu’un Etat démilitarisé, un Etat vassal d’Israël… Ces propositions d’accords de paix contraires à toutes les résolutions de l’ONU, proclamées par nos médias comme  étant une « avancée historique » sont inacceptables, et la réponse des Palestiniens a été « l’Intifada ».

A la réflexion, pour Barak et Pères, l’élection de Sharon est une aubaine puisque ce « Monsieur » représente la volonté politique de 84% des juifs israéliens, et nos deux compères pourront apporter leur caution à la volonté du peuple juif démocratiquement exprimée en arrondissant, peut être, quelques angles ; le couple répression- opérations de séduction nous promet bien de surprises,  (Nouvelobs permanent Franz)

 « ARIEL lave plus blanc »…

Avec le recul on comprend aussi les raisons qui ont, sans doute,  amené Ehud Barak à sponsoriser la promenade de Sharon au « mont des Temples », une « provocation »opportune qui s’inscrit dans la logique politique d’Israël qui ne sait que conjuguer, depuis cinquante ans, que les verbes : réprimer et coloniser, dynamiter et bétonner…

 Avec ce trio bien typé, expression de l’unité nationale du peuple juif d’Israël, les Israéliens pourront procéder à une grande lessive dans les « Territoires occupés », mais il se pourrait que les peuples arabes révoltés sortiront de leur léthargie ou de leurs vaines vociférations pour soutenir plus efficacement la lutte du peuple palestinien, et que  surtout Arafat prendra une retraite bien méritée  pour être remplacé par des dirigeants plus jeunes et moins naïfs, des dirigeants en phase avec les Palestiniens qui au bout de sept ans ont compris ce qu’il en était des Israéliens, et que au bout du compte les nouveaux dirigeants palestiniens soutenus par les 350 millions d’Arabes amèneront les six millions d’Israéliens et tous ceux qui les soutiennent à être  « raisonnables » en respectant , quoiqu’il leur en coûte,  le Droit international (Nouvelobs permanent Franz)

  Sharon, Josué des temps modernes !

Un simple coup d’œil sur l’évolution de la carte géographique d’Israël nous montre qu’en cinquante ans sa superficie a augmentée de plus de plus de 30%  de celle prévue par le plan de partage.

 Depuis cinquante ans les Israéliens pratiquent une politique de colonisation rampante, au nom du Droit au Retour des Juifs sur la terre de Palestine qui vise  la mise en place du GRAND ISRAËL auquel aucun dirigeant n’a vraiment jamais renoncé, tout en nous faisant  croire, à travers des campagnes propagande  bien orchestrées, le contraire.

Tous les dirigeants israéliens affichent leur « volonté de paix » avec les Palestiniens. Ces messieurs nous parlent des « concessions douloureuses » que par « amour pour la paix » Israël est disposé à faire. Par une ironie de l’histoire, qui s’inscrit parfaitement dans les arcanes de la politique israélienne , la signature en 1993 par Yasser Arafat, ( le chef symbolique et prestigieux de la résistance palestinienne) d’un accord intérimaire de paix  dits : « Accords d’Oslo» a permis, en toute logique politique, (il importe de rappeler que toute négociation en posture de vaincu ne peut être qu’un acte de capitulation et de  ce fait s’engage  dans une collaboration avec l’ennemi qui tient le vaincu à sa merci)

Il appartient donc aux Israéliens avec la complicité objective de l’Autorité palestinienne de parachever, en toute quiétude, la colonisation des terres les plus fertiles dela Cisjordanieet de la bande de Gaza et de s’assurer le contrôle des ressources d’eau.

L’élection de Sharon et les hommages qui lui sont rendus par l'immense majorité des Israéliens s’inscrivent donc dans la logique historique et politique d’Israël, dans ses attitudes de refus paranoïaque de la reconnaissance de « l’Autre » , le Palestinien, qu’il a chassé de ses terres et dont il redoute  le retour, dans la crainte de perdre son hégémonie et sa spécificité d’Etat du Peuple juif.

 Dans cette logique les Palestiniens doivent se soumettre, quant aux Israéliens, pour ce qui concerne ce "problème", les Israéliens se situent au delà des règles élémentaires du droit international ou même du droit privé ordinaire, qui à priori régit pourtant le fonctionnement de ses institutions, dites démocratiques.

Depuis cinquante ans, Israël  s’inscrit dans une logique coloniale archaïque qui ne reconnaît, que quelques droits spécifiques aux « indigènes »,  aussi bien sur le plan international que dans les règlements qui régissent les droits à la propriété, ceux  qui sont unilatéralement concédés « généreusement » par la puissance coloniale, en l’occurrence les dirigeants "colombes"  du peuple juif. 

Israël se considère, en se référant àla Sainte Bible, comme le seul « propriétaire » de la terre de Palestine

De fait, Israël dernier avatar du colonialisme occidental, s’est édifié, comme toutes les entreprises coloniales occidentales, avec  toutes les complicités du silence  ou d’une minimisation de ses crimes au nom du « droit à son existence » face au « Refus Arabe », inversion paranoïaque évidente du refus israélien  de reconnaître aux Palestiniens leurs droits historiques sur la terre de Palestine et d’accepter d’en tirer un certain nombre de conséquences : comme  l’acceptation du droit au retour des Palestiniens sous l’égide et le contrôle des instances internationales, de fait, la mise en pratique des résolutions 194 et 242 de l’O.N.U dont Israël se moque comme de sa première chemise

Dans les années 90, après une première « Intifada », Israël esquissa des gestes de "bonne volonté" qui ont conduit l’Autorité palestinienne, et aussi la majorité du peuple palestinien souhaitant  vivre en paix, à faire des concessions  fondamentales: comme la reconnaissance de l’existence d’Israël, l’acceptation de la mise en place d’un Etat palestinien sur seulement 20% de l’étendue des territoires dela Palestine, le renoncement à la lutte armée, et surtout, la collaboration avec Israël et la mise en prison  des forces de la résistance opposées aux Accords d’Oslo  salués comme une promesse de paix alors qu’ils n’étaient , en réalité, qu’une capitulation en rase campagne du peuple palestinien abusé par ses dirigeants, dont  hier Arafat et aujourd'hui Abou Mazen

Sans entrer dans les détails de toutes les péripéties de cette partie de poker menteur entre Israël et l’Autorité palestinienne, toutes les décisions prises, toutes les déclarations faites par les dirigeants israéliens démontrent qu’il ne s’agissait que d’une sinistre farce dont les Palestiniens peuvent mesurer toutes les conséquences désastreuses qui trouvent leur apothéose avec l’élection de Sharon, figure emblématique de l’Etat hébreu, expression bien concrète et sans détours de « la volonté de paix d’Israël » Nouvelobs permanent Franz

Sharon superstar !

Il ne faut jamais oublier que Ariel Sharon a été élu démocratiquement par les Israéliens qui ont jugé utile qu'il fallait un homme de poigne pour faire entendre raison aux Palestiniens et mater leur révolte contre Israël!

Il faut dire qu'ils ont été bien servis: la répression bat son plein, la colonisation poursuit son bonhomme de chemin... mais la paix s'éloigne à grands pas, parce que ces bougres de Palestiniens résistent malgré tous les efforts déployés par l'U.E , les "amis américains" et le pauvre Arafat qui voudraient bien que cela s'arrête. Mais l'obstination imbécile de Sharon dans "l'éradication du terrorisme" c'est à dire de la résistance du peuple de Palestine, gâche tout à tout moment!!

Messieurs les sionistes et autres imbéciles au crâne bourré par la propagande israélienne,

Le coup des "mères palestiniennes indignes" qui envoient leurs enfants à la mort en lançant des pierres contre les pauvres pioupious de Tsahal on nous l'a déjà fait maintes fois, la "Grande Golda Meïr" ne s'est - elle pas permise de dire, en recevant Anouar el Sadate que: "Le jour où les femmes palestiniennes aimeront leurs enfants autant que les femmes israéliennes, il y aura la paix entre les Palestiniens et les Israéliens... La mort de vos enfants pendant les guerres me révolte bien davantage que celle de nos enfants. Israël pourra vous pardonner d'avoir tué nos enfants, mais ne pourra jamais vous pardonner d'avoir laissé tuer vos enfants dans des guerres que nous n'avons jamais voulues."

Messieurs,

Sachez bien que la soldatesque israélienne "s'amuse" à faire des cartons sur ces enfants, ces "sauvageons" qui leur jettent des pierres et ,sans doute, les insultent; elle leur tire dessus comme s'il s'agissait d'une nuée de moineaux!

Non ce n'est pas la promesse du paradis et la rencontre avec les 70 vierges qui poussent les Palestiniens à résister, mais bien la révolte contre l'arrogance et le refus d'Israël de reconnaître leurs droits sur une terre dont ils ont été chassés! La rage aussi de voir leurs frères ou leurs pères descendus à coups de missiles comme s'il s'agissait de "monstres d'apocalypse"!

Non messieurs, les Palestiniens ne restent pas dans les camps simplement pour faire chier le monde et plus particulièrement les Juifs d'Israël, mais ils y restent parce qu'ils n'ont pas fait une croix sur leurs droits reconnus par les Nations Unis et espèrent que la JUSTICE et le DROIT INTERNATIONAL prévaudront sur les droits mythiques du peuple juif.

Les pays arabes n'ont aucune raison d'intégrer les quelques centaines de milliers de Palestiniens qui ont un statut de réfugiés politiques et qui attendent le retour promis par les Nations Unis ou au moins une indemnisation pour les préjudices causés par Israël!

Les Palestiniens ont raison de revendiquer, comme tout peuple victime d'exactions par fait de guerre, leurs droits stipulés par la Charte des Nations Unis.

Contrairement à vos assertions, ce n'est pas Arafat et sa clique qui poussent les Palestinien à la revendication de leurs droits, mais ce sont les ayant droit qui se sont opposés aux Accords proposés par Barak à Camp David. Arafat et sa clique et une minorité de "collaborateurs" (qui renseignent TSAHAL en se faisant payer) eussent préféré signer un "Accord de paix" et couler des jours tranquilles dans leurs villas.

Messieurs,

Ce ne sont pas les Palestiniens qui, en toute justice, devraient se recaser ailleurs, mais le problème du "recasement" doit être posé aux Israéliens, et plus particulièrement à tous les colons des territoires occupés.

Que cela plaise ou non, que cela contrarie le projet sioniste, le droit international doit s'imposer en Palestine. Il est non seulement bien scandaleux que le "non droit" perdure, mais ce "non droit" aussi flagrant représente plus sérieusement et plus gravement une menace pour l'existence même d'Israël dont l'intérêt bien compris serait de négocier une paix équitable sur la base d'un respect intégral de toutes les résolutions de l'O.N.U dont l'exécution reste encore bloquée par le veto des U.S.A au Conseil de Sécurité!

Sharon  le souci de la clarté

Peu après l’attaque, le nouveau ministre des affaires étrangères, Benyamin Netannyahou, avait donné instruction à ses services pour que l’expression « massacre  du sabbat » soit utilisé pour désigner l’embuscade tendue à Hébron qui a coûté la vie à neuf soldats israéliens et trois colons en armes. Nos médias ont tous repris en chœur et  brodé autour de ces braves pèlerins revenus de leur prière au tombeau du Patriarche et pour corser l’affaire Chirac, Kofi Annan, l’U.E et quelques autres « grands humanistes » se sont payés des déclarations indignées devant tant d’horreur !

Sharon dans son souci de la clarté a rectifié le tir et assuré que : « Le terme « massacre » n’était pas crédible. Les soldats sont tombés au combat, il n’y a pas eu de massacre ». Cette atteinte à l’armée du peuple, ce fait de guérilla urbaine était à la limite politiquement plus grave que l’attaque du kibboutz  Metzer et même que les attentats en Israël perpétrés contre des civils.

En conséquence, le gouvernement israélien  pense, (dans la droite ligne prônée par le sionisme et pratiquée par tous les dirigeants israéliens) , comme l’assurait le ministre de la défense, « profiter de l’occasion pour créer des faits accomplis et  procéder à un nettoyage du terrain ». Ceci, évidemment , implique la complicité du silence des instances internationales qui « comprennent », sans doute fort bien, que l’invincibilité de Tsahal aux yeux des Palestiniens doit être préservée et que toute atteinte grave à ce principe se doit d’être réprimée avec une vigueur extrême.

C’est qu’en toute logique sioniste, si les « massacres » de civils israéliens servent la cause du peuple juif et autorisent ces derniers à des actes de « représailles modérés », toute victoire des Palestiniens dans un acte de guerre contre T.S.A.H.A.L qui pourrait susciter quelque espoir quant à l’issue des  combats engagés par la résistance armée du peuple de Palestine est politiquement intolérable. Et cela même pour ceux, qui comme Chirac (qui en sait quelque chose de par sa propre expérience de « vaillant lieutenant » pendant la guerre d’Algérie) parlent d’un Etat palestinien et critiquent parfois le manque de lucidité d’Israël, mais  qui, en pareille occasion, se doivent d’exprimer « leur horreur ».

Sharon rend Gaza et met en émoi les Israéliens

Ariel Sharon estimant qu’il était, pour le moment, impossible et en tout cas coûteux pour Israël de maintenir les quelques 8000 colons juifs dans Gaza décide d’établir un plan d’évacuation… Ces quelques arpents de terres volés par les colons juifs, au même titre que les quelques 80% des autres terres de Palestine , Ariel Sharon et les  sionistes de gauche, qui prennent conscience que le racket juif surla Palestinecommence à être mal vu par l’opinion mondiale qui trouve que Israël chie quelque peu dans la colle, se disent prêts à les restituer à conditions que les palestiniens les remercient et s’attellent à achever l’éradication des terroristes, c’est à dire de la résistance palestinienne, engagée par Israël.

Face à l’hostilité des colons qui ramènent leurs versets et incantation bibliques, certains, comme Uri Avneri, s’inquiètent et craignent le déclenchement d’une guerre civile en Israël. C’est comme pour faire croire aux Palestiniens l’immensité du « sacrifice » consenti par Israël et les inciter à considérer ce « premier pas » comme un début d’une volonté de paix israélienne alors qu’il ne s’agit que d’un geste dérisoire dicté par des opportunités politiques  qui ne peuvent tromper que ceux qui sont prêts à collaborer avec Israël et à sacrifier  les droits légitimes des Palestiniens dont les Israéliens se moquent comme d’une première chemise…

Ce remue-ménage fait autour d’un événement mineur est bien significatif des stratégies sionistes  d’imposer une paix octroyée  par Israël sans les Palestiniens et aux seules conditions imposées par Israël. Cette paix octroyée nous est présentée comme étant  la seule voie possible au nom du « réalisme » qui prend en compte  la mentalité profonde des Juifs israéliens et met entre parenthèse les revendications palestiniennes au prétexte que celles-ci peuvent s’exprimer dans un ailleurs arabe, alors que l’immigrant juif aurait fait son voyage en Palestine sans billet retour, sans aucun repli possible.(Nouvelobs permanent Franz )

NOUVELLE FRONTIÈRE DE BÉTON

LE MUR DE BERLIN DÉLOCALISÉ EN PALESTINE

Mis à jour le : 15 septembre 2005. Auteur : Lou Ana.



Alors que la communauté internationale fait risette à Israël pour son désengagement de Gaza, le gouvernement Sharon met le point final à sa grande oeuvre : enfermer la Cisjordanie derrière un mur deux fois plus haut que celui de Berlin. Reportage dans une prison à ciel ouvert.

C’est un mur gris sale en béton armé, sans couleurs ni fioritures. Ses palissades hautes de huit mètres se dressent comme des dents carrées prêtes à déchiqueter le ciel. Il y en a pour680 kilomètresde barre, de clôtures électriques, de fils barbelés, de tours de guet armées, de tranchées et de meurtrières dissimulées dans les talus le long de l’autoroute des colons. Pour leur « protection », comme dit gouvernement Sharon. Côté palestinien, le mur planté dans la caillasse se voit de partout. .Côté israélien, en revanche, il a le bon goût parfois de disparaître derrière la végétation luxuriante qui borde l’autoroute, histoire de ne pas trop gâcher la vue aux automobilistes. Les colons n’ont pas besoin de se rappeler à chaque minute que le mur érigé à leur profit plonge ses racines dans la terre pierreuse dela Palestineoccupée, désormais emmurée. Du haut de la maison d’Ibrahim, un Arabe pacifiste qui a recouvert ses murs d’appels à la paix, le voyageur accueilli sans frais, quelles que soient sa condition ou sa religion, peut observer avec quelle rapidité le serpent de béton se creuse un chemin vers les entrailles de Jérusalem-est. Chaque jour il avance un peu plus vers les portes de la « ville sainte », propulsé par les bulldozers de l’honorable entreprise suisse Caterpillar, ceux-là même dont l’armée se sert habituellement pour raser les maisons palestiniennes. Mais la maison d’Ibrahim sera épargnée. Sise tout en haut du Mont des Oliviers, juste à côté de la mosquée et du clocher d’où Jésus est réputé avoir réussi son décollage, elle restera du côté ouest de la bétonneuse, dans l’éden préservé.

Avec la construction du mur, trois millions de Palestiniens se retrouvent coincés sur une surface qui ne représente plus que 12 % de l’ancienne Palestine. C’est ce que le gouvernement Sharon appelle « assurer la sécurité ». La sécurité, ça consiste par exemple à faire pénétrer le mur loin dans les territoires occupés, entraînant l’annexion fait de 8% des terres de Cisjordanie. La sécurité, c’est aussi le contrôle exercé sur les deux cent quarante mille Palestiniens pris en étau entre l’extérieur du mur et la frontière de 1967. Parmi eux, ils sont vingt mille à se retrouver piégés dans des enclaves militaires ultra protégées, appelées « zones fermées » - comme s’il y avait des zones ouvertes ailleurs en Palestine… Ceux qui détiennent des champs agricoles dans ces zones de confinement doivent obtenir une permission pour venir les cultiver. Or les laissez-passer se délivrent au compte-gouttes, si bien que des centaines d’hectares de récoltes ont été perdues ces trois dernières années. Détail piquant, la loi israélienne stipule que toute terre non travaillée peut être confisquée… La sécurité, là encore.

Mais le mur ne se contente pas de taillader les terres. Il coupe aussi en deux la vie de ses otages. À ARam, à quelques kilomètres à peine de Jérusalem, le mur se dresse sans raison apparente en plein milieu de la route, éparant deux villages palestiniens. Du coup, pour se rendre à l’école, les gamins doivent parcourir cinq kilomètres à pied aller-retour le long de l’édifice afin de le contourner par le check point de Qandiliya .Avant, il leur suffisait juste de traverser la rue… Faire le mur ? Seul l’imaginaire y arrive parfois .Ainsi, bien que toute velléité artistique soit proscrite sur la grisaille du béton, un doux rêveur d’A-Ram a trouvé le moyen d’esquisser sur une des palissades la silhouette d’une fillette s’envolant vers l’autre côté du mur, une grappe de ballons à la main… Plus loin encore, à Bethléem, des enfants jouent à la guerre « pour de vrai » avec les soldats de l’armée israélienne, parqués au bout du village pour sécuriser la progression du mur. Ce 15 août, les militantes du mouvement des Femmes en noir se mettent à chanter pour encourager les villageoises qui tentent de briser le mur de soldats dressé devant elles. Geste symbolique mais périlleux, car les soldats, de plus en plus nerveux, s’agrippent du haut de leurs 18 ans à la crosse de leur M-16. L’atmosphère s’échauffe, et les petits Palestiniens continuent de tirer sur les fils barbelés qui traînent en torsade entre eux et les soldats. Puis un jet de pierre, puis les gaz lacrymaux, puis la course folle pour échapper à la troupe qui charge.

Ce même après-midi, un Palestinien de 20 ans mourait par insolation à un check point. Les militaires l’avaient contraint à poireauter dans une tranchée, en attendant de décider si oui ou non ils le laisseraient rentrer chez lui. Il faisait 47 degrés. Mais de cette mort au soleil d’un check point, nulle mention dans les journaux du monde, trop occupés à saluer le « geste de paix » du désengagement de Gaza. Huit mille colons en sortaient en sanglotant, grassement dédommagés pourtant et bien relogés, pendant que sous les cieux de Cisjordanie trente mille autres colons s’apprêtaient à s’installer dans les nouvelles installations protégées par le mur. Une bonne affaire pour Israël, qui troque ainsi 1 % de territoire de Gaza contre 40 % des territoires de Cisjordanie… Certes, le mur a été condamné parla Courinternationale de justice, par une ribambelle d’États et d’organisations internationales, et même par les Etats-Unis. Certes, les sondages indiquent que 54 % des Israéliens sont favorables à un désengagement. Certes, un énième appel aux sanctions contre Israël sera lancé le mois prochain. Mais en attendant, les bulldozers sont en train de terminer le travail .Et si tous les murs finissent par s’effondrer un jour ou l’autre, celui-là ne tombera pas tout seul.

Article publié dans le n°26 de CQFD, septembre 2005.

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