Le dialogue? Une farce !!!
Pendant sept ans les dirigeants Palestiniens ont cru qu'un dialogue était possible avec Israël. Mais étant donné le rapport des forces en présence, les Palestiniens se sont fait enc... et Israël a profité de ces sept années de paix assurée en grande partie par les forces de sécurité palestinienne pour étendre ses colonies dans les territoires occupés et concéder chichement quelques arpents de terres à l'Autorité palestinienne, territoires qu'à tous moments, Israël peut réoccuper!
Les "Accords d'Oslo" ont jusqu'à ces jours servis les seuls intérêts d'Israël et c'est bien de cela que la majorité des Palestiniens ont pris conscience en se lançant contre la volonté d'Arafat et de l'Autorité palestinienne dans l'Intifada
Le dialogue est et restera impossible tant que Israël ne reconnaîtra pas ses torts à l'égard des Palestiniens et s'engage à changer de cap dans une réconciliation qui ne se contente pas de quelques "belles paroles" et de quelques sucres d'orges donnés aux Palestiniens, mais qui s'engage concrètement sur le terrain à dégager dans un premier temps TOUS LES TERRITOIRES OCCUPES et à régler comme il se doit le problème des Palestiniens parqués dans des camps de réfugiés!
Au nom de quoi Israël peut-il refuser ce droit aux Palestiniens et d'être au delà du Droit International?
De fait, les injonctions et vœux en tous genres sont bien dérisoires, les Palestiniens après sept années de palabres ont bien compris ce qu'il en était de la "volonté de paix d'Israël".
Notre soutien de longue date à la cause palestinienne, à toute résistance armée n'a rien à voir avec un quelconque antisémitisme mais bien avec notre prise de conscience qui date de nos vingt ans, que le colonialisme est une chose abjecte et que les colons quels qu'ils soient, quelles que fussent dans le temps de notre République leurs bonnes intentions, sont pour les autochtones une calamité.
.Il se trouve que dans l'exacte mesure où ils n'ont pas été éliminés,( ce qui a été les cas des Indiens des Amériques) même s'ils ne sont pas officiellement labellisés comme formant une nation ou un peuple, ces autochtones se regroupent parfois et font de la résistance, s'engagent dans une guerre de "Libération nationale".
L'issue de ces guerres on peut la connaître à travers des précédents de notre histoire contemporaine, elle aura toujours été victorieuse
On a pu on espérer que les Israéliens fassent preuve de sagesse, de la même sagesse que celle des Palestiniens qui ont reconnu son droit à l'existence dans les frontières reconnues par la communauté internationale, mais à l'heure qu'il est, c'est mal barré.
Israël a déjà a toutes les peines du monde à reconnaître aux Palestiniens le droit à un Etat autonome "viable" dans des frontières dans des frontières autres que celles que l'Etat hébreu aura tracées et dans un statut autre que celui que Israël aura déterminé! Ce qui est somme toute logique pour peu qu'on se réfère aux "Accords d'Oslo"
Pour mettre les choses au clair! Il est fondamentalement idiot de reprocher aux dirigeants israélins leur comportement, pour l'excellente raison qu'ils ont toujours annoncé leur visée de Ben Gourion à Rabinla mise en place d'un Etat du peuple juif sur l'ensemble de la Palestine!
Ceux qui sont à mettre en cause, ce sont bien tous ceux qui se déclarant aux côtés des Palestiniens ont participé ou simplement approuvé des négociations avec les dirigeants israéliens qui, nous ne sauront jamais assez le souligner, défendent les intérêts d'Israël qui sont antagonistes à ceux des Palestiniens!
Donc, à moins de considérer qu'Israêl n'est pas comme tout Etat, ce que certains on pu, et peuvent encore penser, en nous causant de générosité et même "d'amour" sur la base des mythes bibliques et de certains discours qui expriment cela avec un certain pathos en brodant sur les relations "fraternelles" entre Isaac et Ismaël, la LUTTE de LIBERATION NATIONALE s'impose comme une triviale NECESSITE
Il n'est pas sûr que "Palestine vaincra", mais ce qui est sûr, c'est que Israël ne pourra pas vivre en paix tant qu'il ne changera pas de cap, tant qu'il ne reconnaîtra pas aux Palestiniens le droit à l'existence dans un Etat indépendant dont les frontières ont pourtant été assez clairement définies par le plan de partage, et que les Palestiniens ont accepté avec un sens des réalités remarquable.
Mais tant que Israël pourra se permettre de s'asseoir sur toutes les résolutions de l'ONU dont l'exécution est régulièrement bloquée par le veto américain au Conseil de Sécurité, la paix est aléatoire, voire impossible!
Il importe donc que Israël se sente réellement et concrètement en danger à cause d'une menace réelle venue d'un peuple palestinien en armes et non pas d'une menace virtuelle suite à un attentat suicide, acte solitaire, désapprouvé par les "masses populaires" vivant dans la peur des représailles et sous l'influence des autorités palestinienes collaboratrices
'(Franz Nouvelobs permanent , septembre 2002)
Remarque mars 2013
En mettant en ligne ce texte, nous sommes tombé sur cet autre texte écrit avec un certain humour et recèle des remarques d'une actualité bien intéressante!
Cet appel à Arafat a quelque chose de touchant, mais , mais ses silences, mise à part sa déclaration, quand Sharon lui avait accordé une petite sortie à Jénine: "Ici, c'est Jéningrad", son acceptation d'une reddition, suivie d'une humiation ignoble alors qu'il avait proclamé qu'il resisterait jusqu'à sa dernière goute de sang, et surtout la poursuite des activité de collaboration ne font que nous confirmer dans ce que nous pensions et ce que nous pensons encore de l'Autorité Palestinienne principale responsable de la situation actuelle, et cela sans aucune excuse!
Le téléphone d'Arafat se remet à sonner !
Par Abd Al Bari Atwan
Al-Quds Al-Arabi
23 avril 2003
Pendant les douze derniers mois, le président palestinien Yasser Arafat est resté à côté de son téléphone en espérant que ce dernier sonne et qu'un de ses amis parmi les leaders arabes, qui lui déroulaient le tapis rouge dans les aéroports, appelle. Mais, le téléphone ne sonna guère. Aucun leader arabe ne l'a appelé. Les États-Unis l'avaient éliminé. Israël refusait de le considérer comme un partenaire et le confinait dans son bureau. Il était donc normal pour tous les leaders arabes d'appliquer les consignes américaines à la lettre.
Dieu tout puissant! La situation a changé, de façon surprenante, ces derniers temps. Et le téléphone du président palestinien n'arrête plus de sonner! Voilà que le président égyptien Hosni Moubarak l'appelle trois fois en deux jours et lui envoie le directeur de ses services secrets, Omar Sulaiman. Voilà que le prince saoudien Abdallah Ibn Abd Al Aziz se souvient de lui et l'appelle. Même le président du Yémen Ali Abdallah Salah a pris l'initiative de téléphoner pour prendre de ses nouvelles. Paradoxalement, le premier ministre britannique Tony Blair a trouvé un peu de temps - malgré ses grandes occupations dans le suivi de la participation des forces armées de son pays dans la colonisation de l'Irak - pour prendre son téléphone et palabrer avec le président palestinien sur les derniers développements de la situation.
Le mot de passe est le gouvernement de Monsieur Abou Abbas (Abou Mazen) et le but de tous ces coups de fil surprenants est de faciliter sa venue au monde le plus vite possible et de mettre la pression sur le président palestinien qui était supposé être persona non grata, avec qui il est interdit de discuter.
Les États-Unis veulent qu'Abou Mazen soit le remplaçant d'Arafat. C'est pour cela qu'elle a demandé à ses amis de soumettre ce dernier à des pressions pour qu'il abdique devant le premier et accepte ses conditions pour la formation d'un gouvernement. Ou alors, il devra en assumer les conséquences.
Les leaders arabes ne font pas de pressions sur le subordonné - qui est normalement Abou Mazen - pour qu'il accepte les ordres de son président Yasser Arafat - qui est de toutes façons le président élu par le peuple palestinien lors d'élections libres - mais ils mettent de la pression sur le président pour qu'il abdique face à un de ses subordonnés, qu'il accepte ses ordres et abandonne toutes ses prérogatives et tout son prestige. C'est une «logique» incroyable qui contraste avec toutes les règles juridiques ou morales.
Les réformes que les États-Unis et Israël essayent d'imposer au peuple palestinien sont un projet de discorde pour faire exploser une guerre civile palestinienne, car le premier paragraphe de la feuille de route parle clairement de l'arrêt de l'Intifada et de toute forme de résistance, le désarmement - par la force si nécessaire - de toutes les factions de la résistance et la formation d'une force de police palestinienne qui s'occupera de toutes ces besognes et deviendra ainsi un suppléant de la police israélienne, de qui elle recevra ses ordres, sous le nom de la «coopération sécuritaire».
Monsieur Abou Mazen est la personne indiquée pour cette mission, car il s'est déjà opposé à l'Intifada et a appelé à l'arrêt de toute forme de résistance et le retour à la table des négociations dans les plus brefs délais.
Il est rentré dans l'histoire palestinienne comme étant l'architecte des mal nommés «accords d'Oslo». C'est pour cela que les Américains et les Israéliens pressent pour le désigner au poste de premier ministre, pour qu'il soit une alternative à Arafat et l'homme central pour Washington, Londres et l'Europe.
Les États-Unis et Israël ont privé le président palestinien de ses prérogatives financières en lui imposant le ministre des finances Salem Fayadh. Maintenant, ils le pressent pour former un gouvernement «Abou Mazen», en vue de lui enlever ses «prérogatives policières». Ce qui veut dire concrètement sa fin, même s'il continuera à exister comme une image ou plutôt un squelette qui porte un Keffieh, ce que les Anglais appellent «scarecrow» [épouvantail, NdT].
Toutes ces pressions arabes et américaines sur le président Arafat ont pour but la publication de la feuille de route, qui veut dire concrètement l'instauration d'un État palestinien qui ressemble à un monstre, truffé de colonies, sans aucune réelle souveraineté, sans frontières ni passages, avec en plus l'abandon du droit au retour de plus de 4 millions de Palestiniens, dont je fais moi-même partie.
Ce qui suscite notre colère et notre désespoir, c'est que les États-Unis ne font aucune pression sur Ariel Sharon, qu'ils ne lui demandent pas d'arrêter ses boucheries quotidiennes à Gaza, Naplouse et Jénine, et encore moins la levée du siège de la Cisjordanie et de Gaza. Mais ils soumettent un Arafat assiégé, qui ne peut même pas sortir de son bureau, à des pressions. Ils lui demandent de barrer son nom tout seul et de lui donner toutes les clés. Sinon, il n'a qu'à assumer les conséquences!
Telle est la démocratie que l'administration américaine nous promet. Une démocratie qu'elle veut exporter dans la région, en ces moments de joie. Elle veut que nous dansions dans les rues pour célébrer son arrivée, en lui lançant les fleurs et les roses.
Le président Arafat a toujours répété qu'on voulait lui assigner le rôle du mâle de l'abeille, qui féconde cette dernière et meurt. Il apparaît maintenant clair que l'acceptation du gouvernement d'Abou Mazen - qui comprend l'essentiel de ses adversaires, ses critiques et les gens qui complotent ouvertement ou en secret pour se débarrasser de lui et faire qu'il vive ses derniers jours, humilié et sans aucun pouvoir - est sa dernière cartouche.
La question qui reste en suspens est: «Et si Arafat n'acceptait pas toutes ces pressions?». La réponse a été apportée par l'émissaire européen Moratinos, avant-hier, et dans les mêmes termes que Washington a utilisés contre l'Irak: Il devra assumer de «graves conséquences».
Ces conséquences graves sont le choix entre la mort par une balle israélienne ou «l'exil», ou plutôt l'exclusion vers un des déserts arabes au Soudan, en Libye ou en Mauritanie.
Nous disons au président Arafat: Parle au Palestiniens et au reste du monde. Annonce publiquement la dissolution de cette autorité humiliante car occupée! L'occupation israélienne actuelle est une des plus basses occupations de l'Histoire de l'Humanité. Laisse à Israël la responsabilité de cette occupation et les conséquences directes qui en découlent. Ainsi, tu finiras ta vie en héros, au lieu de l'achever d'une façon humiliante et frustrante.