Le « droit au retour », un des principaux enjeux de la deuxième Intifada La répression démentielle de cette deuxième Intifada provoquée par le refus d’Israël d’évacuer les territoires occupés et de démanteler les colonies juives et surtout d’engager des discussions sérieuses sur le droit au retour des Palestiniens en Israël, au prétexte que ce « retour » mettrait en cause sa spécificité d’Etat du peuple juif , répression amorcée par Ehud Barak et poursuivie gaillardement par Ariel Sharon est bien à la mesure des enjeux et des « propositions de paix » imposés unilatéralement aux Palestiniens par l’Etat hébreu conformément au projet sioniste. Que cela plaise ou non, Israël est une création artificielle,qui, si on se réfère à la CHARTE DES NATIONS UNIES n'a aucune légitimité, puisque cet Etat s’est mis en place PAR LA FORCE contre la volonté des peuples arabes et s’est construit sur une terre effrontément volée aux Palestiniens. C'est bien aux Palestiniens qui ont été chassés de leurs terres qu'appartient le "droit au retour" et non aux juifs qui se basant sur des mythes, des contes et légendes véhiculés par la Bible et réactivés par le sionisme : une idéologie colonialiste et raciste qui jusqu’à ces derniers temps pouvait se faire passer pour un « Mouvement de libération nationale », puisqu’il pouvait prétendre, contrairement aux réalités géopolitiques de la Palestine : « Donner une terre sans peuple à un peuple sans terre ». Ce slogan, qui pendant des années a fait les choux gras de la propagande sioniste qui nous montrait des terres incultes, envahies par les ronces et désertes de toute habitation palestinienne, transformées par la magie et l’esprit d’entreprise de colons juifs ! En effet, peu de personnes savaient que de ces terres quelques centaines de milliers de Palestiniens en avaient été chassées et que TSAHAL, (comme elle le fait aujourd’hui sous l’œil des caméras), s’était livrée au préalable à ses travaux de déblaiements et d’expropriations des terres habités et cultivées par les Palestiniens avant l’arrivée des chars et des bulldozers israéliens « Le droit au retour », la Résolution 194, adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies qui tente de rattraper son entorse au droit international par l’adoption d’un plan de partage de la Palestine en deux Etats indépendants, l’un arabe et l’autre juif est on ne peut plus clair sur le droit au retour des réfugiés : « Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins et des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les bien de ceux qui ne décident pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé ; en vertu du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables » Cette réalité politique incontestable déniée au nom du sacro saint « Droit au Retour » de tout juif sur la « Terre sainte » donnée en héritage au « Peuple juif » jusqu’à la fin des temps pouvait parfois se revêtir des oripeaux de l’humanisme : « Israël est l’Occident qui a fui l’Occident, il est aussi l’Orient qui a retrouvé l ‘Orient. Pour les pays du « Tiers monde », il peut être, il devrait être le seul mode de présence de l’Occident qu’ils puissent tolérer, où une coopération sans arrière pensée se substitue à la colonisation » (Josy Eisenberg) Et les actions guerrières de TSAHAL (armée de défense du peuple d’Israël) étaient toujours justifiées par la « menace de génocide » qui, selon la propagande sioniste pesait sur les Juifs israéliens et au nom de la « sécurité d’Israël » La grande campagne de presse en 1967 avant la guerre de « Six Jours » (guerre d’agression qui devait permettre l’achèvement du projet sioniste par la mise en place du « Grand Israël » auquel se sont attachés tous les dirigeants israéliens du « travailliste » Eshkol, en passant par Rabin jusqu’à Sharon qui rêve de parachever l’oeuvre sainte et , sans doute, (pour les juifs pieux ), préparer la voie au retour du Messie par le rayonnement civilisateur d’Israël) .Ce zeste d’humanisme est bien illustré par les propos mensongers de Golda Meir recevant le président égyptien Anouar el Sadate et qui laissent entendre que Israël avait été « obligé » de faire la guerre : « Nous pourrons vous pardonner d’avoir tué nos enfants , mais nous ne pourrons jamais vous pardonner de nous avoir obligé à tuer les vôtres » . Les accords de paix signés avec l’Egypte et la Jordanie, et en dernier lieu les « Accords de Washington de 1993 » appelés aussi « Accords d’Oslo » qui ont été initiés par Yitzhak Rabin, promoteur d’une paix qui a fait logiquement non seulement long feu, mais à permis à ISRAËL d’étendre son « territoire » Il est bien utile de rappeler que Rabin qui avait la répression de la 1ère Intifada et s’était vanté de lui « casser les reins », dont on ne mesure que aujourd’hui toutes les conséquences tragiques pour les Palestiniens trompés dans leur folle espérance de paix par des dirigeants israéliens dont aucun ne leur a jamais reconnu vraiment le droit à une existence dans un Etat libre et indépendant dans les frontières du « plan de partage » de l’ONU ) pouvaient donner le change, puisque des négociations devaient s’engager sur la base des résolutions 242 et 338 ! L’instauration d’une paix juste et durable devrait s’appuyer sur deux principesa) « retrait des forces israéliennes des territoires occupés (de territoires occupés, dans la version anglaise) pendant le récent conflitb) « cessation de toute belligérance, respect et reconnaissance de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de chaque Etat de la région et droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces et d’actes de force » La résolution 338, en date du 22 octobre 1973, confirme la 242 « dans toutes ses parties. Il importe de rappeler que le « mégotage » sur l’interprétation de la résolution 242, en date du 22 novembre 1967 n’a aucun fondement puisque en préambule le Conseil de Sécurité souligne : « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre »Pendant sept ans de négociations, tous les dirigeants Israéliens, de Rabin à Barak, tout en parlant de « paix », ont poursuivi la colonisation des territoires occupés et aucun d’entre eux n’a jamais accepté le démantèlement des colonies juives dans les territoires occupés et l’éventualité de la reconnaissance d’un Etat palestinien libre et indépendant sur ces territoires. Tout au plus, certains, comme Rabin ou même Barak envisageaient la création d’un Etat palestinien « autonome et viable » en démantelant quelques unes des colonies juives … Mais aujourd’hui avec Sharon, la trivialité du colonialisme sioniste, nimbé de cette arrogance et de ce mépris de plus en plus insupportable prend corps et forme, devient de plus en plus évidente, sous les regards éberlués d’un monde qui peut assister en direct aux « travaux » de terrassement de TSAHAL dans les territoires occupés . Grâce à la politique du Gouvernement de Sharon , ouvertement raciste et plus franchement colonialiste que ses prédécesseurs, et qui dénie sans vergogne aux Palestiniens leurs droits les plus élémentaires alors que ces derniers étaient, tout particulièrement en 1993, tout disposés à ne revendiquer que le minimum acceptable par le peuple de Palestine: l'évacuation des territoires occupés (78% du territoire de la Palestine ) et un « retour » discuté et négocié des réfugiés palestiniens... la mesure est pleine ! Et face à l’état de siège imposé par Israël qui vise à convaincre les Palestiniens de « choisir un asservissement qui ne nuit pas, en toute liberté » il ne reste aux Palestiniens que « la résistance » jusqu’au jour où Israël accepte de se conformer aux résolutions 194 et 242 ….. (Mammoud Darwich) A force de mégoter, à force de rouler les Palestiniens dans la farine, les positions de palestiniens ne peuvent que se durcir. L’emprisonnement Marouan Barghouti responsable du Fatah est une illustration flagrante de ce durcissement face au refus d'Israël Barghouti, fervent défenseur des Accord d'Oslo, a passé d’une position de négociateur loyal avec les dirigeants israéliens à une position de soutien, sans être directement impliqué dans les attentats, aux actes de résistance du peuple de Palestine! Rendre responsables les dirigeants du Fatah responsables de cette situation catastrophique alors que pendant sept ans ils ont loyalement collaboré avec Israël parce qu'ils croyaient en une paix juste et équitable est non seulement politiquement stupide mais constitue un mensonge criminel pour justifier les actes de représailles qui ne pourront que aggraver la situation des deux peuples et mettre réellement en danger Israël, dans l'exacte mesure où aucune armée, si puissante fût - elle, ne peut vaincre (à moins d'exterminer tout le monde) la résistance d'un peuple Le « droit au retour », un des principaux enjeux de la deuxième IntifadaLa répression démentielle de cette deuxième Intifada provoquée par le refus d’Israël d’évacuer les territoires occupés et de démanteler les colonies juives et surtout d’engager des discussions sérieuses sur le droit au retour des Palestiniens en Israël, au prétexte que ce « retour » mettrait en cause sa spécificité d’Etat du peuple juif , répression amorcée par Ehud Barak et poursuivie gaillardement par Ariel Sharon est bien à la mesure des enjeux et des « propositions de paix » imposés unilatéralement aux Palestiniens par l’Etat hébreu conformément au projet sioniste. Que cela plaise ou non, Israël est une création artificielle, qui n'a aux yeux du strict droit international aucune légitimité, puisque cet Etat s’est mis en place contre la volonté des peuples arabes et s’est construit sur une terre effrontément volée aux Palestiniens. C'est bien aux Palestiniens qui ont été chassés de leurs terres qu'appartient le "droit au retour" et non aux juifs qui se basant sur des mythes, des contes et légendes ... véhiculés par la Bible et réactivés par le sionisme : une idéologie colonialiste et raciste qui jusqu’à ces derniers temps pouvait se faire passer pour un « Mouvement de libération nationale », puisqu’il pouvait prétendre, contrairement aux réalités géopolitiques de la Palestine : « Donner une terre sans peuple à un peuple sans terre ». Ce slogan, qui pendant des années a fait les choux gras de la propagande sioniste qui nous montrait des terres incultes, envahies par les ronces et désertes de toute habitation palestinienne, transformées par la magie et l’esprit d’entreprise de colons juifs ! En effet, peu de personnes savaient que de ces terres quelques centaines de milliers de Palestiniens en avaient été chassées et que TSAHAL, (comme elle le fait aujourd’hui sous l’œil des caméras), s’était livrée au préalable à ses travaux de déblaiements et d’expropriations des terres habités et cultivées par les Palestiniens avant l’arrivée des chars et des bulldozers israéliens« Le droit au retour », la Résolution 194, adoptée le 11 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies qui tente de rattraper son entorse au droit international par l’adoption d’un plan de partage de la Palestine en deux Etats indépendants, l’un arabe et l’autre juif est on ne peut plus clair sur le droit au retour des réfugiés : « Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins et des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les bien de ceux qui ne décident pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé ; en vertu du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables »Cette réalité politique incontestable déniée au nom du sacro saint « Droit au Retour » de tout juif sur la « Terre sainte » donnée en héritage au « Peuple juif » jusqu’à la fin des temps pouvait parfois se revêtir des oripeaux de l’humanisme :« Israël est l’Occident qui a fui l’Occident, il est aussi l’Orient qui a retrouvé l ‘Orient. Pour les pays du « Tiers monde », il peut être, il devrait être le seul mode de présence de l’Occident qu’ils puissent tolérer, où une coopération sans arrière pensée se substitue à la colonisation » (Josy Eisenberg) Et les actions guerrières de TSAHAL (armée de défense du peuple d’Israël) étaient toujours justifiées par la « menace de génocide » qui, selon la propagande sioniste pesait sur les Juifs israéliens et au nom de la « sécurité d’Israël » La grande campagne de presse en 1967 avant la guerre de « Six Jours » (guerre d’agression qui devait permettre l’achèvement du projet sioniste par la mise en place du « Grand Israël » auquel se sont attachés tous les dirigeants israéliens du « travailliste » Eshkol, en passant par Rabin jusqu’à Sharon qui rêve de parachever l’oeuvre sainte et , sans doute, (pour les juifs pieux ), préparer la voie au retour du Messie par le rayonnement civilisateur d’Israël) .Ce zeste d’humanisme est bien illustré par les propos mensongers de Golda Meir recevant le président égyptien Anouar el Sadate et qui laissent entendre que Israël avait été « obligé » de faire la guerre : « Nous pourrons vous pardonner d’avoir tué nos enfants , mais nous ne pourrons jamais vous pardonner de nous avoir obligé à tuer les vôtres » .Les accords de paix signés avec l’Egypte et la Jordanie, et en dernier lieu les « Accords de Washington de 1993 » appelés aussi « Accords d’Oslo » qui ont été initiés par Yitzhak Rabin, promoteur d’une paix qui a fait logiquement non seulement long feu, mais à permis à ISRAËL d’étendre son « territoire »Il est bien utile de rappeler que Rabin qui avait la répression de la 1ère Intifada et s’était vanté de lui « casser les reins », dont on ne mesure que aujourd’hui toutes les conséquences tragiques pour les Palestiniens trompés dans leur folle espérance de paix par des dirigeants israéliens dont aucun ne leur a jamais reconnu vraiment le droit à une existence dans un Etat libre et indépendant dans les frontières du « plan de partage » de l’ONU ) pouvaient donner le change, puisque des négociations devaient s’engager sur la base des résolutions 242 et 338 ! L’instauration d’une paix juste et durable devrait s’appuyer sur deux principesa) « retrait des forces israéliennes des territoires occupés (de territoires occupés, dans la version anglaise) pendant le récent conflitb) « cessation de toute belligérance, respect et reconnaissance de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de chaque Etat de la région et droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces et d’actes de force »La résolution 338, en date du 22 octobre 1973, confirme la 242 « dans toutes ses parties. Il importe de rappeler que le « mégotage » sur l’interprétation de la résolution 242, en date du 22 novembre 1967 n’a aucun fondement puisque en préambule le Conseil de Sécurité souligne : « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoire par la guerre »Pendant sept ans de négociations, tous les dirigeants Israéliens, de Rabin à Barak, tout en parlant de « paix », ont poursuivi la colonisation des territoires occupés et aucun d’entre eux n’a jamais accepté le démantèlement des colonies juives dans les territoires occupés et l’éventualité de la reconnaissance d’un Etat palestinien libre et indépendant sur ces territoires. Tout au plus, certains, comme Rabin ou même Barak envisageaient la création d’un Etat palestinien « autonome et viable » en démantelant quelques unes des colonies juives …Mais aujourd’hui avec Sharon, la trivialité du colonialisme sioniste, nimbé de cette arrogance et de ce mépris de plus en plus insupportable prend corps et forme, devient de plus en plus évidente, sous les regards éberlués d’un monde qui peut assister en direct aux « travaux » de terrassement de TSAHAL dans les territoires occupés . Grâce à la politique du Gouvernement de Sharon , ouvertement raciste et plus franchement colonialiste que ses prédécesseurs, et qui dénie sans vergogne aux Palestiniens leurs droits les plus élémentaires alors que ces derniers étaient, tout particulièrement en 1993, tout disposés à ne revendiquer que le minimum acceptable par le peuple de Palestine: l'évacuation des territoires occupés (78% du territoire de la Palestine ) et un « retour » discuté et négocié des réfugiés palestiniens... la mesure est pleine ! Et face à l’état de siège imposé par Israël qui vise à convaincre les Palestiniens de « choisir un asservissement qui ne nuit pas, en toute liberté » il ne reste aux Palestiniens que « la résistance » jusqu’au jour où Israël accepte de se conformer aux résolutions 194 et 242 ….. (Mammoud Darwich)A force de mégoter, à force de rouler les Palestiniens dans la farine, les positions de palestiniens ne peuvent que se durcir. L’emprisonnement Marouan Barghouti responsable du Fatah est une illustration flagrante de ce durcissement face au refus d'Israël Barghouti, fervent défenseur des Accord d'Oslo, a passé d’une position de négociateur loyal avec les dirigeants israéliens à une position de soutien, sans être directement impliqué dans les attentats, aux actes de résistance du peuple de Palestine!Rendre responsables les dirigeants du Fatah responsables de cette situation catastrophique alors que pendant sept ans ils ont loyalement collaboré avec Israël parce qu'ils croyaient en une paix juste et équitable est non seulement politiquement stupide mais constitue un mensonge criminel pour justifier les actes de représailles qui ne pourront que aggraver la situation des deux peuples et mettre réellement en danger Israël, dans l'exacte mesure où aucune armée, si puissante fût - elle, ne peut vaincre (à moins d'exterminer tout le monde) la résistance d'un peuple
Billet de blog 29 janvier 2010
LE DROIT AU RETOUR des Palestiniens
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