« C'est une journée où l'on ne travaille pas et où l'on commémore la conquête des droits sociaux par les travailleurs et travailleuses.
Elle a lieu ce jeudi 1er mai 2025 et ne devrait pas être appelée Fête du travail, un terme pour le moins connoté pour son relent pétainiste.
À Reims (Marne), Thomas Rose est une figure incontournable des manifestations. Il est encarté chez Lutte ouvrière et c'est l'un des secrétaires d'une force syndicale : l'union locale de la Confédération générale du travail (CGT) à Reims. C'est aussi un professeur d'histoire qui n'hésite pas à rappeler l'origine de ce jour férié. Voici son récit auprès de France 3 Champagne-Ardenne. »
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« Le 1er mai est donc la sombre journée de commémoration d'un évènement tragique. Mais aussi - et surtout - un symbole d'espoir, des générations durant, pour les travailleurs et travailleuses manifestant pour leurs droits. Et ce de par le monde. "Quelles que soient les frontières et les divisions, les intérêts des travailleurs sont communs à tous les pays", rappelle Thomas Rose. "On est toujours en lutte contre le même adversaire : la bourgeoisie capitaliste."
Mais la journée du 1er mai a pu être dévoyée. Beaucoup parmi le grand public tout comme les médias généralistes mentionnent la Fête du travail. Il n'en est rien. "J'explique à mes élèves que ce n'est pas la Fête du travail, elle a été instituée par Pétain pendant le régime de Vichy, pour gommer l'aspect internationaliste et la lutte des classes du 1er mai. C'est ça, l'ADN du 1er mai."
"On est tous soumis à la même exploitation salariale, et aujourd'hui encore, c'est ce contre quoi il faut se battre." Il rappelle que dans son Capital, Karl Marx enjoignait les "prolétaires de tous les pays, unissez-vous". Pétain a même remplacé les églantines qu'on portait alors, trop "rouges" pour lui, au profit de l'immaculé muguet. (...) » Thomas Rose, syndicaliste et professeur d’histoire, pour France 3 Champagne Ardenne. Lire ici.
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Si vous manifestez, prenez bien soin de vous et aussi des autres. Nous n’oublierons jamais que Brahim Bouarram a été jeté à la Seine par des manifestants d’extrême droite, racistes… C’était il y a trente ans, nous rappelle L'Humanité..
Aujourd’hui l’extrême droite siège à l’Assemblée nationale française et même au gouvernement… Et c’est honteux pour le pays dit des Droits de l’homme. Le racisme et la haine de l’autre n’ont rien à faire là. Rien.
Il est plus qu’urgent de se souvenir et d’agir contre le racisme et le fascisme rappelle la Ligue des Droits de l’Homme -LDH.
Il y a six jours, moins d’une semaine, Aboubakar Cissé a été assassiné dans une mosquée. Je viens de recevoir un mail de SOS racisme intitulé : « La justice retient la circonstance aggravante de racisme dans le meurtre d'Aboubakar Cissé : un signal bienvenu qui doit contribuer à un sursaut collectif face au racisme et à l'islamophobie ».
On l’avait compris… Le racisme tue. Et tous ceux qui attisent les haines de l’autre, sont complices.
La gauche doit revenir au pouvoir. C'est notre seul espoir.
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