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Billet de blog 8 février 2024

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« Toutes les vies se valent » Oui, absolument !

« Le plus grand massacre antisémite de notre siècle ». Oui.

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Pour une fois je ne suis pas d’accord avec un communiqué de l’UJFP. Même si je me demande en même temps qui je suis moi, pour me permettre de n’être pas d’accord…

"Non Monsieur Macron, l’antisémitisme n’est pas la cause du massacre du 7 octobre"

L’antisémitisme est la cause, et surtout la conséquence, évidente… Puisque tous les visages sur les photos exposées hier aux Invalides étaient des visages d’enfants, de femmes et d’hommes juifs. Et leurs familles qui les pleurent le sont aussi…

Et quand on lit les premières lignes du discours de Macron hier, - La barbarie. Celle qui brûle et qui brise, qui abuse et qui tue. Celle qui déchire les familles, abat une petite fille parce qu'elle ralentit la colonne, happe sur son chemin un enfant en pyjama, en tue un autre au creux même des bras de son père.-, on se dit que c’est aussi la barbarie que fait subir aux Palestiniens, le pouvoir israélien. Et la menace toute récente de Netanyahou qui donne l’ordre à son armée d’attaquer Rafah est la barbarie à venir

Et Macron a dit aussi et c’est important -pour une fois-: « Leurs destins ne sont pas les seuls que le déchirement du Moyen-Orient continue de broyer dans cette tornade de souffrance qu'est la guerre. Et toutes les vies se valent, inestimables aux yeux de la France. Et les vies que nous honorons aujourd'hui sont tombées, victimes d'un terrorisme que nous combattons sous toutes ses formes et qui nous a frappés en plein cœur. La France, recueillant ses enfants, parmi d'autres de ses enfants, dont elle n'oublie aucun, refusant les séparations, comme les divisions, refusant l'esprit de mort, de chaos et de clivages que nourrissent précisément les terroristes. Jamais en nous, nous ne laisserons prospérer l'esprit de revanche. 

Et dans ces moments de deuil, dans les épreuves du temps, rien jamais ne doit nous diviser. La France restera unie pour elle-même et pour les autres. Unie pour se tenir au-delà des destins et des différences, au sein de notre nation. Unie dans ces moments de souffrance pour les Israéliens et les Palestiniens, afin d'œuvrer sans relâche pour répondre aux aspirations à la paix et à la sécurité de tous au Proche-Orient. 

« Beit Hahaïm », dit-on en Israël pour désigner les cimetières : la Maison de la vie. Car pour ceux qui restent, leur vie sera faite de ces absences. Une vie différente, un monde différent à l'aune du souvenir. Et nous avons, dès lors, à habiter ce deuil, non pas comme une victoire de la mort mais comme une invitation à leur trouver une place dans nos vies. Et ils sont là, chacune et chacun, pour nous rappeler que nos vies, leurs vies, méritent sans relâche de nous battre contre les idées de haine, de ne rien céder à un antisémitisme rampant, désinhibé, ici comme là-bas. Car rien ne le justifie, rien. Car rien ne saurait justifier, ni excuser ce terrorisme, rien. 

Alors, nous nous tenons là, quatre mois après, devant ces visages et ces chaises vides, bouleversés de tristesse, aux côtés des familles de ceux qui ne sont plus, chargés d'affection aux côtés de ceux qui soignent leurs blessures et ne cédant rien pour ramener ceux qui sont encore là-bas. Sentiments mêlés que nous vivons ensemble, debout. 

Car regardant ces visages, nous savons que nous ne sommes pas juste 68 millions, en ce jour. Nous sommes beaucoup plus, un peuple épris de liberté, de fraternité, de dignité, un peuple qui ne les oubliera jamais. » E Macron, 7 février 2024

Ces mots-là sont justes. Maintenant il faut des actes, vite. Et là je dois dire, que je n’attends pas grand-chose. On nous dit sur tous les tons que les seuls qui peuvent arrêter la boucherie ce sont les Américains… Et les Américains…

On a le droit de rêver… Il y a un temps pour tout.

Illustration 1
© GTK

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