Ils discutent pour savoir qui sera Premier ministre.
D’après Le Monde, LFI aurait proposé non pas un nom, mais quatre. Bompard, Guetté, Mélenchon et Panot (par ordre alphabétique ndlr)… Le choix, un vrai choix, le bon choix. On imagine les débats…
Ils discutent aussi pour former un gouvernement. J’imagine aussi qu’ils cherchent des alliés à gauche, pour renforcer le pouvoir du NFP. Tout ça prend du temps. Ils font bien de le prendre ce temps, pour assurer.
Ce qui sortira du chapeau doit être impeccable.
On sait qu’en quatre jours ils ont réussi à se mettre d’accord sur un programme vraiment de gauche. On sait qu’ils sont capables de se mettre d’accord sur un gouvernement de gauche. Il faut en mettre plein la vue aux sceptiques, aux bourgeois de gauche. Les bourgeois, même ceux de gauche n’aiment pas LFI, on l’a bien compris. Et Lordon le dit mieux que moi, sans ambages et sans ménagement. Voir ici.
LFI est arrivé en tête des votes à gauche. C’est comme ça. Le peuple a voté. Le peuple veut de la vraie gauche, celle qui râpe, qui dit les choses, et qui agit. Pas de la gauche caviar… Et cette vraie gauche plaira aussi aux électeurs pauvres de l’extrême droite si elle s’occupe de leur permettre de mieux vivre. Et l’électorat de l’extrême droite n’aura plus envie de les essayer.
Et le peuple du milieu des centristes, des nantis qui ont assez sans trop, le gouvernement du Nouveau Front populaire devra le rassurer. Non les étrangers sans papier ne sont pas dangereux, non les étrangers tout court non plus. Nous pouvons vivre ensemble, tous ensemble, vraiment ensemble. Le racisme est un poison. Et un délit. Ensemble, pas seulement un mot. Une réalité. Le sentiment d’insécurité lui, est entretenu par les politiques de droite qui veulent faire peur, parce que lorsque les gens ont peur, ils deviennent dociles. C’est comme ça que l’Italie a viré à l’extrême droite. Et chez nous ça finira pareil, si la gauche rate l’occasion. Lire ici, sur Mediapart « Ne vous laissez pas tromper », par Roberto Salviano.
Extrait : « À la classe politique d’abord : ne stérilisez pas les pulsions extrémistes de droite et de gauche. Refuser de donner la représentation issue des consultations populaires est toujours un risque énorme, et l’Italie fait école de ce point de vue. Trouvez, au contraire, les anticorps dont dispose la société civile française face au virus antidémocratique présent de part et d’autre.
N’isolez pas les voix critiques, celles qui essaient d’expliquer ce qui se passe : il ne faut pas craindre et faire taire les critiques. On progresse avec la confrontation et, parfois, avec l’affrontement, pas en isolant ou en censurant ceux qui racontent ce qui se passe, comme cela se fait depuis des décennies en Italie. »
« Défaire l’emprise », c’est le titre de l'édito, dans l’Humanité d’aujourd’hui. Tout le monde peut lire. Ici.
Nous, comme l’oiseau, on attend. Encore. Et on vous fait confiance. Ne nous décevez pas.
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