« Ils s’en prendront aux retraites, à la santé, à la Sécurité sociale, car ceux, disait-il, qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battez le dos au mur, avait-il dit à son gouvernement. Il savait la rudesse de ce combat permanent. »
a raconté Ségolène Royal en hommage à Mitterrand, en le citant, à Jarnac, le 8 janvier 2011… (1’41). Elle y était à ce Conseil.
Au conseil des ministres suivant, le premier de la deuxième cohabitation, celui de Balladur, Bayrou, lui était ministre de l’Education nationale… Il y a 32 ans… Il n’a rien oublié, nous non plus.
Dans « La rose au poing » Mitterrand avait écrit : « […] la destruction réelle et complète de tous les modes d'exploitation de l'homme par l'homme suppose l'avènement de la démocratie économique dont le point de départ reste l'appropriation collective des grands moyens de production, d'investissement et d'échange. Aussi varié et changeant que soit le contenu des classes sociales que brassent continûment l'évolution des techniques et l'extension du savoir, le conflit entre la classe dirigeante et la masse des travailleurs reste plus que jamais d'actualité. On appartient à un camp ou à l'autre. Il n'y a pas de no man's land. Les principes inscrits en lettres d'or au fronton des bâtiments publics suffisent à la bonne conscience de beaucoup que trompe la fiction juridique de l'homme libre, esclave pourtant, sa vie durant, du milieu socio-culturel et des rapports de production auxquels sa classe le prédestine. Mais une poignée de privilégiés possède le pouvoir économique et par lui tous les autres, la démocratie politique recouvre une déplorable duperie et sous le masque d'institutions complaisantes s'exerce en France une dictature de classe non moins réelle que son homologue des pays de l'Est, même si ses manières sont plus raffinées et ses faux-semblants plus subtils. »
Mitterrand avait dit aussi :
« Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort. »
« La spiritualité unit les hommes, la religion les sépare. »
« On ne peut pas se contenter de caricaturer l'histoire selon le goût du jour. »
C’était la gauche, la vraie même si elle était imparfaite, c’était mieux que tout le merdier cynique d’aujourd’hui, et même de hier… Et cette gauche-là, forcément, elle reviendra, parce que c’est d’elle dont le peuple rêve… Et le peuple de France le sait :
« Un dictateur n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi. »
avait aussi dit Mitterrand.
La grande idée pour éradiquer la pauvreté, ça pourrait être le revenu de base, le vrai.
« Au spectacle de la nature, il m'arrive souvent de vivre ces moments de bonheur où l'on s'arrête et dit : c'est le plus bel endroit du monde. La terre, notre amie, prodigue ses merveilles. Je la contemple depuis l'enfance sans épuiser jamais cette faculté d’étonnement qui naît de la beauté et qui donne l'obscure envie de remercier quelqu'un... » François Mitterrand – La paille et le grain
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