Lire ici si on est abonné… Moi je me suis arrêtée au titre.
On en est là en France, à considérer les Palestiniens comme des animaux ?
Enclos, c’est pour les animaux non ? Pour les personnes humaines, on ne dit pas enclos, on dit camp de concentration… Voir ici la définition sur Wikipedia
« Un camp de concentration est un lieu fermé de grande taille construit pour regrouper et pour détenir une population considérée comme ennemie, généralement dans de très mauvaises conditions de vie. Cette population peut se composer d'opposants politiques, de ressortissants de pays avec lesquels le pays d'accueil est en état de guerre, de groupes ethniques ou religieux spécifiques, de civils d'une zone critique de combats, ou d'autres groupes humains, souvent pendant une guerre. Les personnes sont détenues en raison de critères généraux, sans procédure juridique, et non en vertu d'un jugement individuel. »
Libération, le journal, a préféré dire enclos, pourquoi ?
Parce que « camp de concentration » c’est tabou. C’est réservé… Alors que c’est bien le bon mot que nous devrions utiliser, puisqu’il existe… Et de fait, parce que nous avons peur des mots, nous avons laissé faire Israël et depuis trop longtemps.
La bande de Gaza existe depuis 35 siècles. Les Palestiniens y étaient enfermés à ciel ouvert depuis trop longtemps… Et nous avons laissé faire, parce que jamais nous n’aurions imaginé qu’un peuple qui a tant souffert serait capable de maltraiter un autre peuple de cette façon. Jamais. Jusqu’à massacrer les Palestiniens en masse, les enfants, les femmes et les hommes, comme eux, comme nous. Et les Palestiniens, courageux nous faisaient confiance, à nous autres Européens. Les Palestiniens non plus n'auraient jamais imaginé que nous laisserions faire tout ça… Les leçons de l’histoire ne servent à rien ni à personne.
J’ai regardé hier sur « En société » le petit reportage d’une famille, « Bye Bye Gaza » un jeune homme, Omar, architecte, sa mère et ses deux sœurs qui ont payé cher (toutes leurs économies) pour prendre un bus à Rafah pour aller en Egypte. La première chose qu’ils ont fait en arrivant dans leur appartement, c’est dormir, juste dormir. Dormir en sécurité, parce que depuis quatre mois, ils n’ont jamais pu dormir vraiment puisqu’ils n’étaient jamais sûrs de se réveiller vivants.
Voir ici sur France 5 à partir de 49’
Lire aussi ici, le journal de bord de Hossam Al-Madhoun