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Billet de blog 21 janvier 2026

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Le peuple Kanak n’est pas à vendre

Il ne se laissera pas acheter.

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« Nouvelle-Calédonie : Macron annonce un accord qui ne change rien

Sous pression des loyalistes radicalisés et de son propre camp, le chef de l’État s’est félicité d’avoir signé un nouvel accord sur l’avenir de l’archipel, malgré l’absence du FLNKS. L’exécutif continue de marginaliser le représentant légitime de la lutte de décolonisation du peuple kanak dans l’espoir de gagner la bataille parlementaire. » Lire sur Mediapart.

Il y a eu l’accord de Nouméa avec ses « 400 cadres », en 1998.

Il y a « Bougival » et maintenant en 2026, il y a l’accord dit « Elysée-Oudinot » avec son « accord économique ».

Lire ici la réaction du FLNKS à ce « nouvel accord » qu’il n’a pas signé.

Extrait

 « (…) Cette logique va à l’encontre d’un objectif essentiel : la construction d’un peuple national, uni par les mêmes droits, les mêmes protections et le même avenir. Elle divise là où il faudrait rassembler.

Un chantage économique et financier assumé.

Ce pseudo-accord repose sur un chantage économique clair : effacement de dettes, reconstruction, aides financières présentées comme conditionnées par l’acceptation du projet de l’État. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une tentative d’achat politique, indigne d’un processus censé régler une question de décolonisation. Les droits politiques d’un peuple colonisé ne peuvent pas servir de monnaie d’échange dans la recherche d’une stabilité économique.

Une porte ouverte au dégel et à la fin de toute perspective d’indépendance

Derrière un habillage institutionnel, ce texte ouvre en fait la voie au dégel du corps électoral et verrouille durablement toute perspective d’accession à la pleine souveraineté. Les verrous constitutionnels et institutionnels envisagés actent de fait la fin du projet d’indépendance, en contradiction totale avec l’Accord de Nouméa et les résolutions des Nations unies.

Un texte ignorant le droit international Il n’y a aucune référence sérieuse au droit international, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ni au cadre onusien de décolonisation. Pourtant, la résolution des Nations unies A/RES/80/98 du 5 décembre 2025 est sans ambiguïté sur la méthode que doit suivre la puissance administrante : respect du processus de décolonisation, centralité du peuple autochtone et perspective d’accession à la pleine souveraineté.

Ce que nous demandons à la France n’est pas un privilège. C’est seulement de respecter le droit international auquel elle a adhéré.(…) » FLNKS

Quand un Etat veut une terre, soit elle tue le peuple qui y vit -comme en Palestine-, soit elle l’achète.

Ce n’est pas nouveau, ça a toujours existé.

Illustration 1

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