Et des couleurs pour un dimanche,
pour ceux qui aiment ou aimeraient
regarder le soleil se lever.
6h16 - avant que le soleil ne se lève
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« En arabe, (le mot) poésie ne fait pas référence à une forme particulière, mais évoque un sentiment. Il faut donc exceller à exposer ses sentiments sur le papier : exprimer aux autres votre poésie afin qu’ils puissent être en communion avec vous. Il peut s’agir d’une simple image, mais elle doit laisser une impression forte sur le lecteur. Et si vous arrivez à le faire pleurer ou sourire, alors vous êtes poète ; si vous le faites frissonner, alors vous êtes poète. Pour être poète, il faut dire quelque chose qui ne peut être dit par personne d’autre. Les poètes n’ont pas nécessairement besoin d’être des lecteurs assidus de poésie, car lorsqu’ils commencent à écrire des poèmes, ils ont déjà la matière, ils ont vécu. Raconter mon histoire à quelqu’un, c’est comme dire de la poésie.
Ce que nous vivons ici est une sorte d’épopée. Il suffit de repenser aux événements qui ont marqué ma vie jusqu’à présent : ma naissance quelques mois avant les accords d’Oslo en 1993, la création de l’Autorité palestinienne en 1994, la seconde intifada en 2000, l’invasion de Gaza en 2004, le démantèlement des colonies en 2005, la victoire du Hamas aux élections de 2006, le siège en 2007, les attaques massives d’Israël en 2008 et 2009, l’attaque de sept jours sur Gaza en 2012 et, très récemment celle de mai 2021 ? Ça ne s’arrête jamais. Je ne pense pas que les poètes doivent nécessairement vivre dans un environnement poétique. » Mosab Abu Toha – Ce que vous trouverez caché dans mon oreille, p148.
Déplacé
(à la mémoire d’Edward Saïd)
Je ne suis ni dedans ni dehors
Je suis entre les deux.
Je ne fais partie de rien.
Je suis l’ombre de quelque chose.
Au mieux,
Je suis une chose
qui n’existe
pas vraiment.
Je suis en apesanteur,
un grain de temps
à Gaza.
Mais j resterai
là où je suis »
Mosab Abu Toha – Ce que vous trouverez caché dans mon oreille