J’ai lu ce matin l’article d’Ivane Trippenbach (Le Monde), une interview de la juge Isabelle Prévost-Desprez. Et ce que j’ai lu dans cet article me conforte dans l’idée que la Justice et les Juges sont notre seule garantie contre les politiques corrompus.
On comprend mieux aussi, pourquoi Trump a demandé à la Cour suprême de limiter les pouvoirs des juges saisis d’un contentieux avec l’Etat. Il n’y a désormais plus de démocratie en Amérique. Et ici, ça en tente plus d’un… Notamment ceux qui traînent des casseroles, et ils sont nombreux, à l’Assemblée nationale et aussi au gouvernement... Ils sont nombreux au gouvernement à rêver de trumpisme importé.
Sarkozy voulait la peau des juges. Et ses fidèles qui sont au gouvernement en ce moment, en rêvent aussi…
L’article du Monde commence comme ça et je cite :
La juge Isabelle Prévost-Desprez : « J’ai eu face à moi un président de la République qui attaquait mon impartialité »
« Isabelle Prévost-Desprez, 66 ans, est l’une des juges anticorruption les plus connues du grand public, inflexible et crainte des avocats. Aujourd’hui numéro deux du tribunal de Paris, elle revient sur une carrière marquée par les grandes affaires politico-financières, dont l’affaire de vente d’armes à l’Angola, dite « Angolagate », ou le feuilleton Bettencourt sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et les dossiers terroristes. Un parcours semé de tentatives de déstabilisation des pouvoirs politique et économique.
Je ne serais pas arrivée là si…
… Si je n’avais pas résisté à la pression dans l’affaire Bettencourt. J’ai eu face à moi un président de la République qui attaquait mon impartialité. Un 14-Juillet, ma mère m’avait appelée, affolée : « Nicolas Sarkozy vient de parler de toi à la télé ! » A l’époque, je disais : moi, je ne suis qu’une juge. Puis j’ai compris que les moyens de l’Etat allaient être utilisés. Une enquête a été ouverte contre moi pour violation du secret professionnel, pour me dessaisir du dossier. Résister à ça, c’était incarner une forme d’indépendance. Je n’ai pourtant jamais eu ni ce but ni cette volonté. »
La juge Prévost-Desprez a du courage et une haute idée de sa mission. Et pour m’intéresser à la Justice depuis toujours et avoir côtoyé quelques magistrats de près pendant mon activité professionnelle, je peux certifier qu’elle n’est pas la seule.
Il faut lire cet article fameux pour nous encourager mutuellement à ne pas baisser les bras pour que jamais l’Extrême droite, -qui fait déjà la pluie et le beau temps à l’Assemblée grâce à MM Macron et Bayrou qui, pour les rallier à sa longévité au poste quoi qu’il en coûte, leur promet même de faire voter la proportionnelle, promesse d’un chaos démocratique empiré.- n’accède à la Présidence de la République.
Et en passant, moi je fais confiance aussi aux Juges de la Cour Pénale Internationale…
NB Juste pour une remise en mémoire et une information pour ceux qui étaient à peine né, le premier gouvernement Sarkozy -multi condamné et ce n’est pas fini- son premier ministre François Fillon -condamné définitivement à quatre ans de prison avec sursis le 17 juin dernier pour « détournement de fonds publics » le, et Mme Dati était alors garde des Sceaux ( !!! -aujourd’hui elle veut privatiser l’audiovisuel public qu’elle déteste et faire renaître l’ORTF ? Sans parler de ses problèmes judiciaires…), remplacée sous le troisième gouvernement Fillon par Michel Mercier, condamné le 26 janvier 2023 à 3 ans de prison avec sursis, et en février 2024, il est condamné pour détournement de fonds publics à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem… Je disais donc, qu’il faut se souvenir que Sarkozy voulait supprimer les juges d’Instruction, et je n’ai pas souvenir qu’un seul de ses ministres ne fut pas d’accord avec lui… C’était en 2009…
oOo
Un peu de beau dans le bourbier ambiant…
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