L'ETAT FAIT JOUER SA JUSTICE FACE À L'OPPOSITION AU NUCLÉAIRE ET À LA THT

par le CRAN

Collectif Radicalement Anti Nucléaire

Du nouveau :

Pour notre procès du 21 mars à Laval, faute d’avoir reçu le dossier d’instruction et vu le temps nécessaire à préparer une bonne défense, nous avons décidé de demander un report. Il n’y a donc pas d’appel à rassemblement pour cette date.

Par contre le procès du 22 mars est bien maintenu et nous relayons donc l’appel à rassemblement à 8h30 devant le Tribunal de grand instance de Laval, 13 place Saint Tugal.

Par ailleurs, c’est désormais au moins 9 procès qui auront lieu d’ici fin mai 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès du fond de soutien aux inculpé-e-s des luttes anti-THT et anti-nucléaire (voir en bas de page). On peut déjà estimer à quelques dizaines de milliers d’euros les frais à venir… !!!

             Presque vingt-six ans jour pour jour après le désastre de Tchernobyl, une petite centaine de personnes est venue s'attaquer, le 25 avril 2012, à un tentacule du nucléaire dans la région, un pylône de la ligne à très haute tension Cotentin-Maine.

            Neuf mois après, cinq personnes sont sommées de se présenter à la gendarmerie de leur domicile (Rennes, Plélan-le-Grand, Coutances, Paris, Le Mans). Mis-es en garde à vue pour vingt-quatre heures renouvelables, mais finalement relâché-es dans la journée, nous sommes poursuivi-es pour dégradations en réunion sur un bien d'utilité publique et refus de donner notre ADN. Pour défendre une industrie qu'il ne voudrait voir souffrir d'aucune critique, l’État fait jouer son arsenal judiciaro-policier. Nous nous retrouvons sur le banc des accusé-es ainsi que d'autres, concerné-es tant par l'opposition à la THT que par les blocages de trains de déchets nucléaires (Valognes et Caen). On aurait pourtant tendance à penser, deux ans après la catastrophe en cours de Fukushima, que c'est l'industrie nucléaire dans son ensemble qui est condamnable par son inconséquence – des dégâts incommensurables occasionnés par les mines d'uranium et par son enrichissement à ceux de la ligne THT, en passant par l'exploitation erratique des centrales, les tares du retraitement et la longue aventure du stockage des déchets...

L'action menée ce jour-là paraît bien dérisoire, mais hautement symbolique, à côté de tous les maux qu'a entraînés, qu'entraîne et qu'entraînera l'industrie nucléaire et ses lignes à très haute tension.

 Procès à venir :

3 et 4 mars à Caen : procès en appel du GANVA, pour le blocage du train de déchets nucléaires en novembre 2010.

18 et 19 mars à Caen : deux appels suite à l'action contre le train de déchets nucléaires à Valognes en novembre 2011.

21 mars à Laval : notre procès.

22 mars à Laval : procès d'un anti-THT venu constater l'intrusion de RTE et de la gendarmerie sur une propriété privée.

22 mars à Caen : procès en appel suite au camp anti-THT de Montabot.

22 mars à Caen : procès en appel d’un déboulonnage public.

31 mai à Caen : un autre appel suite à l’action de Valognes.

  Fonds de soutien :

Chèque à l'ordre de l'APSAJ - Association pour la solidarité et l'aide juridique : APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes

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