Elections européennes, législation européenne de protection animale. L'animal "être sensible" en Europe

ELECTIONS EUROPEENNES 2014

Législation européenne de protection animale

Vous avez dit " eurosceptiques " ?

Partie 1

EUROPE

De plus en plus d’animaux maltraités, torturés

De plus en plus de citoyens choqués, traumatisés

De plus en plus d’enfants auteurs d’atrocités

A l’approche des élections, force est de constater que la maltraitance animale est plus que jamais présente au sein de l’Union Européenne.

Malgré la reconnaissance de l’animal « être sensible » dans l’Article 13 du Traité sur le

Fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne), les différentes directives sur le

transport animal, la reproduction, l’élevage, l’expérimentation (directive 2003/15/CE dans la

directive 76/768/CEE), etc., l’essentiel reste à faire.

Après la mobilisation de plus d’un million de personnes lors de l’initiative citoyenne européenne contre la vivisection 2013/2014, la mobilisation à l’échelle européenne des citoyens le 17 Mai 2014 pour les chiens de Roumanie est une nouvelle preuve que le principe de l’animal « être sensible » n’est pas respecté par nombre d'Etats Membres. De plus en plus de citoyens européens, choqués, horrifiés, s’élèvent contre les maltraitances animales.

Toutes les grandes villes d'Europe étaient mobilisées le 17 Mai 2014 pour manifester la révolte des citoyens devant les tortures des chiens roumains.

Une page Facebook parmi des milliers :

https://www.facebook.com/labetisehumaine.org

En effet, si la législation animalière existe à l’échelle européenne, son application, largement laissée à la "discrétion" des Etats membres sous le couvert du principe de souveraineté nationale, est clairement défaillante. Le champ de compétences en la matière du Parlement européen et de la Commission européenne est réduit à peau de chagrin devant les tortures des animaux domestiques, des animaux errants, des animaux utilisés pour les divertissements humains, etc.

Parce qu’il est prouvé scientifiquement aujourd’hui que l’animal est doté de sensibilité,

parce que des milliards d’animaux sont concernés chaque année en Europe, parce que

les animaux de compagnie sont de plus en plus nombreux (61,6 millions en 2012 en

France par ex.), il est nécessaire d’agir, non seulement pour la protection des animaux mais également pour l’éducation et la protection des enfants qui sont le ferment de l’évolution positive de l'Humanité.

Des cas de torture animale perpétrés par les enfants sont constatés de plus en plus souvent.

Des rapports du F.B.I. ont prouvé que les grands criminels se sont entraînés sur les animaux, souvent dès leur jeune âge.

"Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut en effet récolter la joie et l’amour." Pythagore

L'ANIMAL « être sensible »

Un beau principe européen est né au XXè siècle, l’animal « être sensible », qui a donné lieu à une législation européenne de protection animale. Mais qu’est une législation soumise au fondement de l’Union Européenne de « souveraineté nationale » et son cortège d’exceptions et dérogations, sous couvert d’objectifs économiques qui justifient trop souvent son contournement, son évitement, bref sa non application, voire sa trahison ?

C’est avec le Traité de Maastricht en 1992, que l’Union Européenne se décide à reconnaitre l’animal comme être sensible. Par sa directive n°24 en Annexe, il demande à ce que le bien-être de l’animal et sa protection juridique soient pris en compte dans la politique environnementale européenne.

Avant cela, diverses conventions européennes pour règlementer le transport (1968), l’élevage (1978)  ou l’expérimentation en laboratoires (1986). Cependant les textes restaient assez vagues et laxistes. Ajoutons à cela de nombreuses directives qui, comme leur nom l’indique, n’ont aucune valeur juridique bien que fixant des objectifs à atteindre, avec rappels à l’ordre s’ils ne le sont pas dans le délai imparti.

Pour ce qui est des animaux de compagnie, il y a bien une convention signée en 1987, mais elle est laissée à la « discrétion » des Etats membres.

Depuis, l’Union Européenne a mis en place des plans d’action pour le bien-être animal (la dernière s’échelonnant de 2012 à 2015) mais ils concernent pour leur majorité les animaux de consommation ou de laboratoire. Un plan est prévu pour les animaux domestiques mais cela ne hâte pas la détermination de  nombreux Etats membres de mettre en application les lois nationales. La maltraitance des animaux domestiques s’intensifie, de plus en plus souvent liée à la maltraitance familiale, à un point tel que les criminologues, alertés par la fonction « animal sentinelle » des violences familiales, s’unissent pour emmener les législateurs à s’engager réellement. Cf. les travaux de Madame Nuria QUEROL VINAS, médecin criminologue qui participe à plusieurs programmes de recherche internationaux sur la protection de l’enfance et de l’animal.  Médecin, Hospital Mutua de Terrassa, Colaboradora à cátedra Fundación Affinity "Animales y sociedad" et Professeur, Postgrado: Perfilación Criminal & Psicología Investigativa, membre de la American Society of Criminology et de la National Link Coalition. Marraine de la pétition de notre association auprès de l’UNESCO pour la reconnaissance de l’animal « être sensible ».

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_Irina_BOKOVA_UNESCO_Directrice_Generale_UNESCO_RECONNAISSANCE_DE_LANIMAL_ETRE_SENSIBLE/

PRESS RELEASE ELECTIONS EUROPEENNES

Dossier rédigé par Joëlle PELLEGRIN OLDENBOURG, Marie-Hélène VERDIER, co-fondatrices GALGOS ETHIQUE EUROPE, en collaboration avec Marion RIGAUD SANTORO, au service des Sans Voix, que nous remercions très chaleureusement.

COPYRIGHT 20 Mai 2014.

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