Camélia Jordana, j'ai une excellente nouvelle, il n'y a pas de racisme en France !

Petit papier sur la négation du racisme par certaines institutions.

Camélia Jordana, j'ai une excellente nouvelle, il n'y a pas de racisme en France ! 

Il aura fallu pour ma part, une bonne décennie pour comprendre enfin cette réalité à laquelle je n'avais manifestement pas accès ; le racisme n'existe pas en France. 

J'en veux pour preuve la dernière sortie de Camélia Jordana, femme d'origine algérienne, chanteuse puis actrice devenu l'égérie de la République, en posant pour un magazine afin de figurer Marianne.  

Répondant parfaitement au code de communication de la liberté de la femme, en acceptant d'être légèrement dénudée dans certains films, ou encore de se mettre en scène, pour Caroline Fourest dans un film sorti le 9 octobre 2019 “SŒURS D'ARMES, une sorte de Rambo féminin, qui qui ne rencontrera pas un grand succès mais qui, là encore sera de la part de la jeune actrice, un témoignage d'intelligence, parce qu'elle aura décidé d'épouser la cause du féminisme et de la lutte contre le fondamentalisme. 

Malheureusement, l'ingratitude de cette femme va finir par se manifester au cours d'une émission, “On n'est pas couché" du 13 mai 2020, dans laquelle elle a osé dire que la police française en banlieue, pouvait être raciste. Elle a surenchéri en expliquant que le fait de se lisser les cheveux, comme 90 % des femmes maghrébines de France, lui garantissait une plus grande sécurité.  

Quelle ingratitude de sa part alors que la France lui a tout donné, en ne lui demandant que quelques petites concessions d'ordre esthétique, afin de quitter le marqueur identitaire trop fort que représentent des cheveux bouclés ou frisés. Mais surtout de ne pas parler de sa religion musulmane ou de son pays d'origine l'Algérie. Et d'accepter de se libérer de ses vêtements de temps à autre, histoire de satisfaire aux clichés les plus éculés de l'orientalisme.  

Quelle ingratitude en effet, alors que, comme le soulignait Monsieur Castaner, il n'y a absolument pas de violence policière à caractère raciste dans les banlieues. Il nous explique que « les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue » ne se font pas « massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». Les propos tenus par Camélia Jordana mériteraient d'être poursuivis par la justice pour incitation à la haine. 

On reconnaît bien là ces maghrébins, particulièrement ces algériens, qui systématiquement se permettent de critiquer une institution parfaite comme la police. 

Il n'y a pas de racisme en France, et encore moins dans la police française, c'est une évidence ! 

Dans un pays merveilleux avec un système extraordinaire pour lesquels les inégalités sont quasiment absentes, contre lesquels des manifestants, un peu déséquilibrés portant des chasubles jaunes, osaient critiquer la perfection de la première nation républicaine, c'est tout de même fort de café ! 

Comment cette jeune femme, se permet-elle de critiquer la seule institution au monde, dans laquelle le racisme est totalement absent ? Une formidable structure, constituée essentiellement de femmes et d'hommes, fins subtils doux est intelligents ?  

Ingratitude quand tu nous tiens. 

Lorsque l'on voit la levée de boucliers, saine, qui s'est opposée aux propos intolérables de cette jeune chanteuse, on est rassuré. 

Mais surtout il faut comprendre que la totalité des gens qui défend l’institution policière et qui a l'intelligence d'avoir la bonne couleur de peau, les autorise à parler de problèmes qu’ils n'ont jamais rencontré, on comprend encore plus, à quel point cette femme est ingrate. 

Le plus grave, en plus de son attitude individuelle hostile, c’est encore toute cette cohorte de déséquilibrés mentaux, d'origine étrangère, africaine plus particulièrement qui ose relayer le même type d'inepties que notre chanteuse sur le déclin. 

Six à huit millions de ces désaxés, semblent partager le même sentiment. On imagine facilement que cette maladie du trouble du comportement, que l’on peut observer chez les Africains, ce sentiment de persécution que l’on appelle paranoïa, doit avoir une origine culturelle ou simplement génétique... 

À l'évidence, la totalité de ces gens, à la mauvaise habitude de se draper dans une posture victimaire, très confortable lorsque l'on a raté sa vie. 

S'ils ont des problèmes, c'est parce qu'ils sont en général des délinquants, oisifs, profiteurs et dangereux, que la police réussit à contenir afin de protéger la population moins bronzée. 

Il n'y a jamais de fumée sans feu ! Et on imagine sans difficulté, que ces pleurnicheurs ne savent pas reconnaître les mérites d'une nation, qui a fait la promotion de l'égalité des chances, un pays singulier, où fut promulguée la Déclaration universelle des droits de l'homme. Un pays qui ne reconnait pas les communautéssauf bien sûr ; la communauté nationale.  

Toute cette troupe d'ingrats d'origines étrangères, aux capacités intellectuelles extrêmement réduites, ne font que payer leurs échecs scolaires, leurs attitudes agressives, dès qu'il voient un képi mais surtout un comportement suspect, qui en dit long à l'approche d'un contrôle. 

Le racisme n'existe pas en France, ni dans la police, ni dans les médias, ni dans la population et pas même au Front national. 

Tout le monde s'accorde à dire, avec ce mot magique utilisé et emprunté à l'anglais que ces minorités pratiquent la “victimisation”. 

Il n'y a qu'à se souvenir de deux événements marquants, le 17 octobre 1961, alors que la police de Maurice Papon accompagnait paisiblement les 15 000 manifestants d'origine algérienne dans leur marche en direction de Paris, certains de ces individus sans doute là encore, avec de gros problèmes psychiatriques, ont trouvé l'idée saugrenue de prendre un bain de minuit dans la Seine, alors qu'il ne savaient même pas nager. 

300 d'entre eux ils laisseront la vie. 

Le second événement, vient de ces Bouseux, de Province se faisant appeler gilets jaunes, qui encadraient là encore par un service d'ordre exemplaire, trouvaient intelligent de ramasser des grenades lacrymogènes avant explosion ou encore de mettre leur tête devant les balles de flash-ball pour les intercepter avec les yeux. 

Moi-même à titre personnel, pas très intelligente non plus, j'avais été braqué par des policiers, lorsque j'avais 15 ans, parce que j'avais eu la mauvaise idée de rentrer chez moi par la mauvaise rue. En effet une bagarre avait eu lieu dans le stade que je fréquentais, mais dans laquelle je n'étais pas impliqué, car je venais juste de quitter ma mère en course.  

À ce moment-là j'étais trop jeune pour comprendre à quel point les policiers qui m'ont embarqué, insultés de sale bougnoule, et jetés dans une cage après avoir pris mes empreintes et expliqué ce que j'avais fait et que manifestement j'avais oublié. Ce policier donc était là pour me protéger de mes propres dérives de délinquant en herbe. 

C'est la raison pour laquelle je dis haut et fort aujourd'hui que le racisme n’existe pas en France. 

Ces fils d’immigrés qui se plaignent de cela, pourraient faire un petit effort pour réussir leurs études dans les écoles de la République bas de gamme, tenter de trouver un travail en envoyant un CV anonyme puis un entretien anonyme, faire l’effort de trouver un logement, le plus loin possible de Paris, afin de ne pas bousculer les stratégies de gentrification destinées à protéger la population qui le mérite, et pour finir accepter les contrôles dix fois par jour par des policiers généreux, qui viennent simplement vérifier si vous n'avez pas perdu vos papiers. 

Puisque le racisme n'existe pas en France, remercions chaleureusement Monsieur Castaner qui nous a expliqué ce que nous n'avions pas compris, vu notre état psychologique, ainsi que tous ses complices, éditorialistes, journalistes, intellectuels ou frontistes nettement plus éclairés que ces millions d'individus paranoïaques d'origine étrangère. 

Gamal Abina. 

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