Le pouvoir des gens

Les politiques et leurs partis que l'on dit de gauche sont au plus bas. Touchent-ils le fond ? Que veulent-ils ? Quels projets ont-ils ? Peut-on leur faire confiance ?

Souhaitent-ils le pouvoir ou préfèrent-ils la douce tranquillité de l'opposition et ses petits arrangements ? Quelle idée ont-ils du peuple ? Sont-ils prêts à réagir face à l'urgence climatique, idéologique, démocratique, égalitaire ?

S'ils voulaient vraiment le pouvoir, se mettre au service des habitants, faire avancer la démocratie, s'ils étaient conscients de l'urgence de la situation, ils auraient trouvé un minimum commun pour présenter aux dernières élections une liste. On peut imaginer que cette liste aurait pu créer une dynamique, un élan, un sursaut, et puis un résultat à la hauteur des espérances des gens. Cet épisode aurait pu être le début d'une conquête du pouvoir pas pour eux mais pour les gens, pour ceux qui ne comptent pas. Ils auraient simplement ainsi pu réaliser leurs discours.

Mais non, je rêve. La réalité est triste. La confiance est perdue. L'avenir est sombre. Le grand Chef et ses gentils et dociles soutiens se sentent pousser des ailes pour continuer leur entreprise de destruction, de négation, d'abandon des gens. Ils comptent sur le RN pour qu'il soit à chaque élection leur seul adversaire. Jusqu'à quand ce jeu morbide leur apportera-t-il la victoire étriquée mais "légale" ?

L'espoir c'est les gens.

Des gens qui s'organisent, qui se groupent, qui réfléchissent, qui agissent, eux-mêmes et sans attendre pour refaire le présent.

Des habitants gèrent démocratiquement des villes, des villages, des lieux. Ils sortent du train-train habituel. Ils sont encore éparpillés mais rapprochements s'opèrent, des ressemblances s'observent, les liens se créent. Ils sont gilets jaunes, zadistes, habitants, citoyens... Ils sont l'espoir, les vers luisants qui montrent le chemin.

 

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