De l’anachronisme à l’anamachronisme de l’exercice du pouvoir politique

Un anachronisme

De l’anachronisme à l’anamachronisme de l’exercice du pouvoir politique

 

Qui est Emmanuel Macron si ce n’est un anachronisme de notre société?

 

 

Ce denier a souvent été décrit comme l’héritier de l’incurie de ses prédécesseurs confronté à la tâche lourde d’une Renaissance.

 

Il s’est présenté comme celui qui allait réformer un pays qui s’est ancré sur ses acquis et enclavé une vision passéiste du monde et de la France.

 

Le constat se voulait porteur de changements, d’espérances démocratiques, d’innovations sociétales face à un pays n’aurait pas suivi l’évolution de nos sociétés.

 

C’était oublier que rien ne se crée si tout se perd à défaut de transformation.

 

Car à plus de trois années de présidence, que nous est-il donné de voir:

 

  • un pays déchiré installé dans le séparatisme entre communautés
  • un pays sans fil rouge que l’économie
  • un pays sous l’extrême dépendance de l’Union Européenne
  • un pays où les citoyens ne sont que données d’ajustement variables
  • un pays où nous vivons les uns contre les autres, là où il nous faudrait être qu’Un
  • un pays qui n’a de cesse de verser dans la haine et l’intolérance de l’autre différent
  • un pays où les droits de l’Homme ne sont plus la référence première
  • un pays qui s’autarcise et se repli sur des schémas éculés
  • un pays où nos valeurs sont dévoyées sur l’autel des côtés de popularités
  • un pays où la République se drape de Monarchie
  • un pays où la morale s’ancre et où la politique s’érige en religion
  • un pays où le sceptre du pouvoir devient le joug qui oppresse une population...

 

Notre Etat, ses représentants successifs et actuels sont plus des politiciens que des hommes politiques au sens premier du terme.

Trop souvent les intérêts particuliers et partisans ont pris et prennent le pas sur l’intérêt général.

Le pouvoir pour le pouvoir et par le pouvoir.

 

Nos systèmes publics, économiques et sociaux se sont enrayés.

Des entreprises ont subi de plein fouet la mondialisation et le capitalisme croissants .

Nos institutions sont demeurées enclavées dans des fonctionnements devenus sources de dysfonctionnements.

L’équilibre national n’a pas survécu au déséquilibre international qui se mettait en œuvre .

L’épidémie de la COVID dans sa gestion pitoyable a mis en exergue les failles d’un système que d’aucuns voulaient cacher.

 

Aujourd’hui à l’heure où tout est porté sur le devant de la scène, il n’est plus de doutes quant à l’anachronisme de la Macronie.

 

 

L’expression Macronie est une forme d’exercice monarchique du pouvoir.

Emmanuel Macron qui se targuait de s’inscrire dans une horizontalité de la fonction présidentielle abuse à l’inverse de la verticalité dans son exercice.

 

Rien, sinon les effets de communication, ne relie l’Elysee et laREM à la base.

Les comités locaux sont des organismes fantômes.

Tout se fait et décidé à l’Elysée où seul prononcé fait foi.

 

Si la monarchie c’est exercer un pouvoir dans l’intérêt de quelques uns au détriment de ces concitoyens est faire montre de velléités monarchistes, alors oui notre Président est roi en ce royaume .

 

 

Ce Président et son gouvernement agissent dans le cadre d’un État de droit qu’ils interprètent à leur guise selon les catégories à satisfaire.

 

Le citoyen est appréhendé non pas comme acteur de notre démocratie mais comme électeur potentiel d’une campagne électorale permanente.

 

Et pourront ils nous parler d’Humanisme, que celui-ci est assimilé à un bulletin dans l’urne.

 

Emmanuel Macron n’a jamais servi avec amour que ses intérêts et ceux de ceux qui l’ont créé.

 

Merci.

 

L’Homme par l’Homme et pour l’Homme!

 

 

Richardeau Gaylor

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