Hong Kong ou la construction d’une identité démocratique autonome


En 2013 Benny Tai a dénoncé la fausse, « fake », démocratie,  qui prévaut à Hong Kong. En 2014, le mouvement Occupy Central, qui campagne pour le respect par le gouvernement chinois des dispositions de la Basic Law stipulant que  les citoyens de Hong Kong ont le droit au suffrage universel pour élire un « chief executive » de leur choix, a pris de l’ampleur avec des sit-in, ou occupations des rues, par les étudiants en septembre et octobre. Ces manifestants revendiquent le droit des Hongkongais d’élire leur propre gouvernement, et déploient l’argument de la spécificité de l’identité socio-culturelle hongkongaise. Ces manifestants revendiquent le droit des Hongkongais d’élire leur propre gouvernement, et déploient l’argument de la spécificité de l’identité socio-culturelle hongkongaise.

Mais d’ou vient cette spécificité. Ici nous proposons de démontrer comment un compromis historique entre le pouvoir colonial britannique et les souches locales chinoises aisées a créé un terrain propice à l’émergence d’une sinité autre. Ce qui a commencé comme une stratégie pour assurer la continuité  du  pouvoir colonial, ce que nous appelons un « colonialisme tardif », a rapidement été détourné et transformé par les Hongkongais et les institutions culturelles locales afin de constituer ce que nous appelons à présent « l’identité hongkongaise ».

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