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Billet de blog 11 novembre 2010

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Vers la grève du XXIe siècle

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

En ces temps obscurs où seule l'incertitude de demain s'affiche comme unique horizon, n'est il pas bon de prendre un peu de recul?
Je pense (et je ne suis certainement pas le seul) qu'il est grand temps de trouver une nouvelle voie en matière d'économie politique. Car il s'agit bien de cela, de l'économie mais aussi de politique, et sous tendant ces deux sphères il ne peut y avoir que la morale et l'éthique. Nous manquons cruellement de perspectives saines pour notre avenir et à fortiori pour celui de nos enfants : profits, chômage, misère de soi ou de son prochain, lutte pour une survie mondialisée. Les écarts entre salaires, l'injustice de traitement entre le peuple et les dirigeants, tous les ingrédients de la poudrière sociale existent puisque qu'agrémentés de racisme latent, d'intégration ratée et de ghéthoïsation assumée.Mon activité professionnelle m'a permis de parcourir le pays, de Calais à Perpignan en passant par la banlieue parisienne et d'autres villes de la diagonale désertique. La seule constante est, en tous cas pour les villse les plus à l'écart des grandes métropoles, l'absence d'activités et de perspectives économiques. Nous sommes dans un pays qui ne produit plus, laissant des millions de gens sans perspectives en augumentant notre dépendance à l'extérieur.
Un pays qui ne produit plus peut soit se tourner vers la finance mais il faudrait ête aveugle aujourd'hui pour ne pas voir les travers de cette absolue folie des marchés, soit brader le peu qu'il lui reste d'avance technologique pour gratter quelques contrats de ci de là.
La France, grand pays seulement pour les siens, est dans une impasse atroce et ses perspectives sont sombres. Pourtant nous sommes à la tête d'une certaine richesse, d'une main d'oeuvre qualifiée, de moyens techniques qui pourraient nous permettre de produire mieux pour satisafaire nos besoins, et ceci que ce soit en matière d'agricuture, d'industrie ou d'activités tertiaires.
Alors pourquoi cette situation?
En premier lieu par la mondialisation, non pas que celle-ci soit néfaste en elle même ; elle est de toute façon inéxorable et pour tout dire souhaitable. Ce qui est néfaste c'est à la fois la gestion des écarts temporaires entre les nations, et par voie de conséquences la mauvaise détermination des prix dans un monde régit par les lois du marché. Il est simple de comprendre que le prix de production d'un bien en France n'est pas le même qu'en Chine mais s'attacher à comprendre les raisons de ces différences mérite toute notre attention. Certes nos coûts de main d'oeuvre sont plus chers et expliquent à eux seuls la disparition du made in France mais dans nos coûts nous incorporons notamment le prix d'une éductation et d'une justice sociale (certes en voie de disparition) qui ne se retrouve pas dans les prix de production chinois ; ces derniers comprenant inrinsèquement les germes d'une injustice sociale qu'il faudra payer à un moment ou à un autre (guerre, hausse des prix, etc....). Dans le même temps, les normes de production ne sont pas les mêmes et là encore le retour de l'impact environemental des prix bas d'aujourd'hui nous devrons le supporter d'une manière ou d'une autre demain.
Ce ne sont que quelques exemples mais ceux-ci sont nombreux dans le fondement de la mauvais détermination des prix d'aujourd'hui. L'économie mondiale d'aujourd'hui fait le jeu des petits spéculateurs du quotidien mais repose sur une optimisation des profits basée sur le jeu d'un différentiel d'inégalités. Il est urgent de réguler ces inégalités (Une tva vraiment sociale?)
C'est en prenant conscience de ce fait évident que l'on peut rapidement toucher du doigt ce qui manque le plus à nos économies modernes : la justice, l'équitée et l'éthique.
Nous vivons dans un monde dépourvu de moral et bien que peu enclin à la défense d'une moralité souvent travestie dans une simple approche conservatrice et réactionnaire, je pense que nous souffrons d'un profond manque d'éthique faisant tous preuve d'un cynisme et d'un individualisme de court terme qui ne mène qu'à la ruine collective.
La morale que je prone n'est pas celle des bien-pensants contrariés par les mauvaises manières les plus bénignes, il s'agit plus profondement de celle qui doit sous tendre notre passage sur terre, le respect de l'autre et de soi, la volonté d'avancées collectives et partagées.
Sans cette morale, nous nous morfondrons encore longtemps dans nos petites prisons entourés des biens de consommation aussi futiles que vantés comme indispensables.
Savoir se concentrer sur l'essentiel est quelques chose qui nous fait cruellement défaut.
Mais que faire alors, comment mettre en oeuvre une action quotidienne servie par cette morale de l'action juste?
Les voies de notre propre exprression sont aujourd'hui très étroites : la politique ? celui qui veut s'y confronter perdra très probablement ses convictions en voulant gravir les échelons de ce monde très fermé de passe-droits et de conivences. L'action isolée? celle-ci peut à la rigeur servir de vitrine larmoyante livrée en pature aux médias. L'action armée ou la révolte religieuse ? celle-ci ne mène qu'aux larmes et au sang.
Il ne reste que l'action collective pacifiste et en phase avec son temps. Il ne s'agit plus aujourd'hui, ici, de lutter pour nos droits, mais de lutter pour le mainitien de l'activité économique ou la mise en place du démocratie réelle, loin d'une classe dirigeante qui s'auto-congratule et se repoduit dans les unes des journaux aux papiers glacés.
Une des formes de cette action repose sur la grève de la consomation, sur l'usage moral et réfléchi de l'acte de consommer.

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