L'AGONIE PSYCHIQUE DES RESIDENT.ES EN EPHAD

La crise sanitaire et les réponses règlementaires apportées laissent nombre de personnes en EPHAD dans une détresse affective sans nom.

Va-t-on assister sans réagir à la désespérance de ces femmes et hommes, au crépuscule de leur vie, qui tremblent de ne pouvoir embrasser une dernière fois leurs enfants et petits enfants avant de mourir! Est-il possible, au nom du principe de précaution juridique ou politique, de priver des personnes, réputées libres, de leur droit imprescriptible à la simple humanité des sentiments! On ne peut les laisser partir après un bref signe de main sur un écran d'ordinateur. Leur souffrance et celle de leurs proches n'est pas dicible.

Il leur revient, en tant que personne humaine, le choix de prendre le risque de s'exposer au virus afin de vivre des moments de bonheur retrouvé avec la chaleur de leur famille ou amis. Allons-nous accepter que Créon soit seul en scène en excluant Antigone du drame sans cesse rejoué par l'humanité?

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